Les députés auraient perdu toute crédibilité. Le spectacle qu’ils viennent de nous donner en serait la cause. En revanche, les sénateurs et les « élus de terrain » jouiraient de la considération générale. C’est ce que l’on m’a dit.
Il est possible que tout cela résulte d’un changement malencontreux. Un temps, il était de bon ton chez les intellectuels bien en cour de dénoncer le « cumul des mandats », qui faisait que les députés n’avaient pas de temps à consacrer aux intérêts de la nation.
Il y a quelque temps on m’a conseillé de contacter un député. Lorsque j’ai regardé son CV, j’ai constaté qu’il avait quitté un poste de professeur au MIT pour se faire élire. Une exception, comme Cédric Villani ? Ou une règle : ces gens sont venus pour nous imposer des idées qu’ils avaient pêchées dans l’espace interstellaire ?
Voilà à quoi servait le cumul des mandats : à mettre le député de plein pied dans la réalité ? Acceptons la nature humaine telle qu’elle est ?