Transition en transition

Le problème est que, à mesure que les pays et les entreprises épuisent les moyens simples de réduction des émissions (le remplacement des centrales électriques au charbon par l’énergie éolienne et le gaz), toute réduction supplémentaire des émissions de carbone devient plus coûteuse et politiquement délicate. (Politico.eu ce matin.)

Comme dit dans un précédent billet, les gouvernements européen découvrent que leur transition climatique risque d’être extrêmement impopulaire, et ils la diluent de plus en plus fermement.

Ils n’ont pas compris le B A BA du changement : quand on veut faire changer quelqu’un, on doit partir de ses besoins perçus.

Aujourd’hui, nous menons le changement à la façon de quelqu’un qui achèterait une machine à laver et qui s’attendrait à ce que l’installateur démolisse sa cuisine si la machine n’entre pas. C’est ainsi que l’on gouverne les entreprises et les nations.

Ce blog propose de prendre les mesures de la cuisine avant d’acheter la machine. Autrement dit de concevoir des changements qui correspondent à la nature des organisations et des hommes. Cela éviterait que les changements échouent et que les hommes souffrent. (Changement.)

Net Zero

L’Angleterre renonce à ses objectifs environnementaux. Elle ne sait pas les tenir sans mettre en péril sa population. Je lisais quelque-part que, en Allemagne, on démontait des éoliennes pour étendre une mine de charbon.

Exemple typique de résistance au changement ? Le moment où le changement conçu par des théoriciens rencontre la réalité, et s’effiloche ?

Paradoxalement, ce sont les méchants qui sont les seuls à être vertueux. Les entreprises grandes et petites s’engagent fermement dans la transition climatique, constaté-je, à la fois directement et indirectement. La contrainte et la subvention marchent.

Alors, si l’on ne veut pas que tout cela se termine par un zéro pointé, peut-être faudrait-il aussi prendre en compte la situation de la population ?

Tambora

Je connaissais le Krakatoa, mais pas le Tambora. Or le volcan Tambora a fait beaucoup plus de dégâts que le Krakatoa.

Il a explosé en 1815. L’explosion aurait été entendue à 1000km à la ronde, et tout aurait été rasé sur un cercle de 20km. Il aurait expédié dans la haute atmosphère des quantités de dioxyde de soufre, ce qui aurait bloqué le rayonnement solaire. 1816 aurait été une année sans été, et la température mondiale aurait baissé de 0,5 degré, mais de deux degrés à certains endroits.

Impact sur les sociétés ? Il y a eu pas mal de changements à l’époque. Mais il y a plusieurs causes possibles.

L’émission dans laquelle j’ai entendu (In our time, BBC: 1816 : The year without a summer) évoquait une curieuse hypothèse : plusieurs explosions de ce type pourraient déclencher un petit âge glaciaire.

En tous cas, cela montre l’hybris de ceux qui croient à « l’anthropocène ».

Portrait de l’écologiste

Suite à un billet précédent concernant le « sur tourisme », j’ai enquêté sur la psychologie de l’écologiste.

L’échantillon très militant mais non significatif qui m’entoure, voyage énormément. Justification : on le mérite bien, vu ce que l’on fait pour la « cause ».

Pour l’ensemble de mon échantillon, la « cause » résulte en du « business ».

Ce qui est logique, lorsque l’on y réfléchit bien.

Changement climatique

Paradoxe : il n’y a jamais eu autant de tourisme. Entre les pauvres qui protestent, et les riches qui voyagent, qui est prêt à faire le moindre sacrifice pour la transition climatique ?

Et, il y a pire : il y a des milliards de « sous développés » qui désirent notre train de vie ! Et qui l’auront sans doute.

Or, les solutions que l’on nous propose ne marchent pas. La batterie électrique, la mine de lithium… est-ce bon pour l’environnement ? Et, d’ailleurs, est-ce efficace ? Et les énergies dites « propres », le sont-elles autant que cela ? J’entendais qu’en Angleterre, on propose aux riverains de nouvelles lignes à haute tension des dédommagements, et qu’ils les refusent.

Le jour où l’étude du changement ne sera plus censurée, la transition climatique sera un cas d’école ?

Changement climatique

C’est curieux de vieillir… Je me rends compte que j’ai étudié la question du changement climatique, alors que bien des activistes actuels n’étaient pas nés !

En ce qui concerne la partie scientifique, il n’y a eu aucun changement. Ce qui a changé dans mon appréciation des choses est le traitement qui en a été fait. A tort ou à raison, j’ai fini par reconnaître une variante de méthodes de conduite du changement que je n’ai découvertes que récemment : la manipulation.

Les techniques utilisées pour nous convaincre du réchauffement climatique sont des techniques de manipulation. Et des techniques méprisantes. Elles nous croient de tous petits intellects. En effet, elles présentent l’effet de serre comme un phénomène « linéaire ». Les températures augmentent, la neige fond, les océans montent, pauvres îliens ! Or ce n’est pas ce qu’enseigne l’histoire. En particulier, le précédent réchauffement a eu pour effet une glaciation ! L’univers est « complexe » !

Y a-t-il réchauffement ? Probablement. Est-ce une mauvaise chose ? Pas nécessairement. Apparemment, à l’époque où la vie telle que nous la connaissons est apparue, il n’y avait de la glace nulle part ! D’ailleurs, si nous polluons autant, c’est que nous cherchons à recréer un environnement qui nous est naturel. En fait, ce qui est dangereux n’est pas nécessairement le résultat final, mais la transition vers lui, le changement. Et, aussi, comme je le disais déjà il y a plus de vingt ans : l’inconnu.

Comment mener ce changement, ou plutôt l’éviter ?

En prenant le contre-pied des techniques employées par les écologistes.

Leur méthode est totalitaire. Elle veut nous convaincre qu’il n’y a pas d’autre pensée que la leur. Si nous ne faisons rien, beaucoup de gens vont être noyés, disent-ils. Mais cet argument ne tient pas. Il y a des guerres et des famines partout, pourquoi ne s’en préoccupent-ils pas ? Pourquoi ne se préoccupent-ils pas des conséquences sur les populations des mesures qu’ils prônent ? Pourquoi ne se préoccupent-ils pas de ce que nos concurrents étrangers vont profiter de leurs idées pour nous mettre au chômage, voire pire, une fois que nous ne compterons plus pour rien ?…

Qui sème le réchauffement climatique récolte l’hiver nucléaire ?

Comme le fut la reconstruction d’après guerre, un tel changement ne peut être qu’un projet non seulement national, mais aussi international ?

Post Fukushima

Le Japon se remet à construire des centrales nucléaires. Les Allemands pourraient faire repartir les unités qu’ils avaient arrêtées.

La Pologne se lamente d’avoir abandonné ses mines de charbon. Il n’y a plus aucun complexe à l’utiliser. la question qui se pose est, plutôt : mais où donc en trouver ? (L’Allemagne, décidément le modèle du monde, explique maintenant que les trains chargés de charbon ont la priorité sur les trains de passagers…)

Alors que la gauche a vendu son âme, son histoire, et son électorat, à l’écologie, cette dernière semble, brutalement, ne plus compter du tout. 

Les intellectuels sont les maîtres des esprits, mais, quand les corps sont en danger, ils ne sont que des tigres de papier ? 

Et quid du réchauffement climatique ? Va-t-il être balayé par l’inflation, la récession, les conflits divers et autres calamités que l’on nous annonce ? 

Effet de serre

Pour émettre moins de CO2, nous devons utiliser plus d’énergie. J’entendais dire cela, vendredi, à un aciériste, interviewé par la BBC. En effet, il faut modifier les processus de fabrication, en passant du charbon à l’électricité. 

Oui, mais nous manquons d’énergie… disait la BBC. (Elle aurait pu ajouter : et celle-ci vient de plus en plus du charbon, à tel point que nous ne parvenons plus à en trouver…) 

Et si la lutte contre l’effet de serre avait pour conséquence imprévue de l’accélérer ?  Un problème de systémique ?

Refroidir le monde

La réfrigération, moyen de réduire l’effet de serre. Voici ce que disait 39 ways to save the planet de la BBC. 

Surprenant, non ? Réfrigérer semble être contre nature. 

En fait, l’idée est double. Aujourd’hui, on refroidit avec des moteurs diesel, et, seconde idée, faute de chaîne du froid, une grande quantité de la production mondiale de nourriture se perd. En particulier dans les pays pauvres. 

Une minute… Les pays pauvres souffrent de la faim, apparemment on a une solution à ce problème, et on ne fait rien ? On ne commence à bouger que parce que les riches des pays riches ont peur que le ciel leur tombe sur la tête ? 

Diantre, que nous sommes hypocrites ?