John Galbraith, sur le Crash de 29

John Galbraith sur le crash de 29 (Toutes les crises se ressemblent).

  • On parlait déjà, à l’époque, d’innovation financière.
  • Une innovation était l’investment trust. Un fonds d’investissement. Un concept importé d’Écosse et d’Angleterre. Succès brutal.
  • Les actions représentaient un tiers des sommes nécessaires aux investissements. Du coup dès que la valeur des actifs détenus par la société augmentait, seules ces actions pouvaient en profiter. Et elles en profitaient massivement. Une augmentation de 50% de la valeur des actifs augmente celle des actions par 2,5. Effet de levier. Et on constituait des trusts de trusts de trusts…
  • Mieux, ces trusts croisaient les participations, ce qui augmentait leur valeur.
  • Des personnes s’étaient spécialisées dans la minibulle spéculative : elles investissaient dans certaines sociétés, donnant ainsi le signal de la spéculation, dont elles profitaient, ayant été les premières à investir.
  • Rapidement la valeur du trust est déconnectée de celle de ses participations (qui ne sont pas connues !). On va jusqu’à spéculer sur les compétences de l’équipe de gestion du fonds, supposée faire des miracles.
  • En outre, il est possible que les spéculateurs les plus avertis n’aient pas eu peur d’un retournement du marché : ils pensaient pouvoir le prévoir, et en profiter (short selling). Et l’amplifier.
  • Des bourses se créent partout. Stratégie ? Être peu curieuses de la solidité des entreprises qui s’inscrivent chez elles.
  • Quand la bourse dégringole, l’effet de levier joue à l’envers.

Pistes de réflexion :

  • Le phénomène à l’œuvre est plus subtil que la simple spéculation, il s’agit de chercher un « effet de levier », qui démultiplie, vertigineusement, les gains. En fait, le financier cherche à trouver un véhicule dont il arrive à déconnecter la valeur de celle des actifs qui le sous-tendent. C’est exactement ce qui s’est passé dans le cas des subprimes.
  • L’investisseur professionnel, le dirigeant de l’investisment fund ou du hedge fund, est mieux informé que le reste de la population. Et il a beaucoup plus de moyens qu’elle. Il peut déclencher des mouvements dont il profite. Il peut même profiter des retournements. Il est possible, cependant, que ce soit une illusion. Il est piégé. Mais il a causé la crise.
  • Cette recherche d’effet de levier est incessante dans l’histoire américaine (d’ailleurs, juste avant le Crash, il y avait eu une spéculation du même type sur l’immobilier en Floride). Le danger rode.

Compléments :

  • Ce mécanisme est la négation de l’idée d’Adam Smith selon laquelle, en cherchant son intérêt égoïste, l’homme fait le bonheur collectif.
  • Je me demande si le changement brutal des prix des matières premières n’obéit pas à un mécanisme du type précédent. J’entendais samedi matin que le prix du caoutchouc a été divisé par 2 en 1 mois, le pétrole est passé de 150 à 60$ en peu de temps. Les fluctuations de l’offre et de la demande peuvent-elles expliquer des mouvements aussi amples et soudains ?
  • Short selling : Porsche ruine les hedge funds .

Sarkozy en leader du changement

The Economist de cette semaine sous-titre son article The president who loved summits : Comment le président français a renversé les règles normales de la diplomatie. Nicolas Sarkozy nous dit qu’il faut un gouvernement européen, mondial. Mais il n’en a pas besoin : il obtient tout ce qu’il veut !

  • Leçon de changement 1. Le modèle hiérarchique ne fonctionne pas : trop lent. Les organisations (entreprises, pays, familles…) n’obéissent pas à ce modèle. Ce n’est pas pour autant qu’elles ne peuvent pas bouger. Au contraire. C’est parce qu’une organisation est un « système complexe » qu’elle évolue à « effet de levier ». Le Président de la République aurait-il démontré que le monde est déjà un tout ? Qu’il peut bouger comme un seul homme ?
  • Sa tactique ? Celle de la mouche contre la vitre. Il est persuadé d’avoir raison. Il sait où il veut aller. Et il y va par essais / erreurs. Mais en marche forcée. L’Allemagne est mécontente de son plan d’Union méditerranéenne ? Nouveau plan. Échec d’une tentative de résolution, à 4, de la crise européenne ? Une semaine plus tard, nouvelle formule. Et la fin justifie les moyens. Il ne s’embarrasse pas du protocole. Il saisit les commandes du G8, alors que le Japon en assure la présidence. Et il sait trouver les solutions là où elles sont. Pour remettre à flot la zone Euro, il utilise les idées des coupables anglais.
  • Nicolas Sarkozy possède les caractéristiques du leader du changement : il est probablement stimulé par l’échec. C’est ce qui le rend indestructible. Il a une telle force que peu de résistances lui résistent. Or la Résistance au changement est utile : elle dit que quelque chose d’important pour la société est menacé. Ce qui fait que Nicolas Sarkozy est efficace aujourd’hui, c’est qu’il est face à une résistance à sa taille. Elle le force à la prendre en compte.

Compléments :

Le changement ne coûte rien

Le changement c’est changer l’organisation pour que l’homme n’ait pas à changer.

Le changement c’est vouloir faire ce que l’on ne sait pas faire. (Voir Définition de changement.)
Aujourd’hui on pense que pour cela il faut de gros moyens. Exemple : vous ne savez pas maintenir votre multinationale à l’équilibre, investissez 100 ou 150m€ dans un logiciel ! Il va contrôler votre société.
Et bien ça ne marche pas.

Ce qui empêche votre organisation d’obéir à vos désirs, c’est les règles (explicites ou non) qui la pilotent et qui lui dictent de faire ce qu’elle a toujours fait.
Pour changer de cap, il faut changer ces règles, et ça ne coûte rien, ou quasiment rien en comparaison des 150m€ précédents. Exemples ?

  • Le problème de contrôle évoqué ci-dessus peut venir de ce que les usages de conception de vos bureaux d’études entraînent nécessairement des moyens de production coûteux (usines, machines, ingénieurs…). Ajoutez à vos processus de conception et de fabrication une mesure de marge et imposez à vos équipes une marge objectif. Accompagnez le processus jusqu’à ce qu’il marche. Sans logiciel, la rentabilité de votre société se redresse. C’est la technique du target costing.
  • Toutes les entreprises sont équipées de progiciels de gestion. Pourquoi ont-elles besoin, parfois tous les 5 ans, d’en acheter de nouveaux ? Acquisitions de sociétés et incompatibilités de logiciels ? Mais pour piloter une entreprise il faut un tout petit nombre d’indicateurs (ce que le contrôle de gestion appelle les facteurs clés de succès) ! Ces indicateurs peuvent être extraits des logiciels existants et présentés proprement, en temps réel, aux managers concernés. Et ça ne demande pas 150m€ ! (même pas 1.)

Compléments :

Meilleure stratégie ? Serrer les fesses.

Exemple de changement ordinaire : un effet de levier à l’envers.

Principe économique : les risques doivent être garantis. La garantie est une fraction des sommes qui peuvent être risquées. Par conséquent, réduire les garanties stimule de manière disproportionnée l’économie.
Je me demande donc si le jeu auquel notre élite économique s’est livrée ces derniers temps n’a pas été un formidable « effet de levier ». Par des théories plus ou moins fumeuses, elle a justifié la réduction des niveaux de garantie.
Ce qui expliquerait le consensus des économistes sur le plan Paulson : injectez de l’argent dans les réserves, vous profiterez d’un effet de levier. L’économiste persiste et signe. L’homme confronté au danger s’agrippe à ses certitudes, disent les psychologues.

The Economist affiche un graphique terrifiant. L’endettement national américain oscille depuis un siècle autour 150% de son PIB. 2 exceptions : 1929, 300%, Aujourd’hui : 350%.

Bref, plus de garde-fous : un rien et c’est un cercle vicieux qui fait tomber le château de cartes économique. Il va falloir faire preuve de réactivité…

Compléments :

  • L’article dont sortent ces réflexions (où l’on parle de deleveraging) : A fate worse than debt, The Economist, 27 septembre – 3 octobre.
  • Mon opinion des consensus entre économistes : Doutes sur le plan de relance américain.
  • L’homme face à l’incertitude : CIALDINI, Robert B., Influence: Science and Practice, Allyn and Bacon, 4ème édition, 2000.

Lait frelaté et Chine

Je me pose la question suivante : Problème de lait frelaté. Morts de nourrissons. Que peut-on faire pour enrayer le manque de fiabilité de l’industrie chinoise ?

Je retiens d’une conférence sur la Chine le modèle (hypothétique) suivant. Il semblerait qu’il y existe un processus du type :

  1. l’homme est accepté dans un groupe (parce qu’il en partage les valeurs ?)
  2. ses membres travaillent ensuite collectivement à résoudre les problèmes qui leur sont posés.

Par conséquent, ce que dit l’homme pour entrer dans un groupe, n’est pas corrélé à ce qu’il peut faire puisqu’il attend l’aide du groupe. En Occident, au contraire, l’homme est seul. Quand il s’engage il tient (au moins approximativement) parole. Application :

  • Le Chinois dit ce qu’il faut pour entrer dans un groupe (signer un contrat) ; se retrouvant seul, il ne sait comment se débrouiller, et fait avec les moyens du bord. Ce ne serait pas arrivé si on était resté à ses côtés. Il se serait ouvert de ses difficultés et, ensemble, on y aurait trouvé une solution.

Le Japon a longtemps eu ce type de problèmes. Comment l’a-t-il résolu ?

  • L’occupant américain lui a délégué ses experts (notamment Juran et Deming). Ils n’avaient pas grands succès chez eux, ils sont devenus des héros japonais. Leurs techniques ont triomphé. Boomerang : elles sont revenues vers nous.
  • Exemple de technique. Imaginez vous ouvrier. Vous et vos collègues êtes assaillis par les dysfonctionnements. Attention : vous allez prendre une décision malheureuse. Et c’est au moment où vous l’attendez le moins que ses conséquences vont vous agresser. Juran conseille : arrêtez-vous, faites la liste des problèmes que vous avez identifiés, associez-leur les moyens nécessaires à les résoudre. Maintenant, vous les classez par ordre de priorité. Vous ne retenez que les principaux. Vous visez à faire le maximum d’effet, avec le minimum de moyens. Sans aide vous éliminez vos difficultés.

On ne peut pas changer l’homme. Du moins pas rapidement. Mais de modestes mesures organisationnelles font des miracles. Peuvent-elles être utiles en Chine ?

Compléments :

  • Sur Deming et Juran : voir les articles que leur consacre Wikipedia.
  • Industrial Diagnostics. A Systematic Approach to Management Problem-Solving, selected papers n°3, 1957, Juran Institute.
  • Le peu que j’ai travaillé avec les Japonais m’a montré une sorte de mouvement brownien. La mise au point d’un projet se fait dans un échange de tout le monde avec tout le monde. Mais il est encadré par des procédures : la phase brownienne débouche, dans un temps donné, sur un résultat, les spécifications (hyper) détaillées du projet. Elle est devenue prévisible. Sur ce sujet : NONAKA, Ikujiro, Toward Middle-Up-Down Management : Accelerating Information Creation, Sloan management Review, Printemps 1988.
  • Par ailleurs, les Japonais observent comment opèrent leurs équipes, et utilisent les outils du management pour corriger leurs défauts. Par exemple, si le dirigeant veut réduire le nombre de pièces utilisées dans ses produits, il va augmenter artificiellement le coût de la diversité. Les produits que l’entreprise concevra feront appel à beaucoup plus de pièces communes. Si un effet pervers apparaît, on modifiera à nouveau la comptabilité de la société. HIROMOTO, Toshiro, Restoring the Relevance of Management Accounting, Journal of Management Accounting Research, automne 1991.

Hervé Kabla : Corporate blogging à effet de levier

Corporate blogging et communication de crise. Petit déjeuner Club Télécom des anciens de l’Insead. Invité : Hervé Kabla, pape du Corporate Blogging. Séance de conseil particulière. Passionnant. Et remarquablement brillant.

Un exemple, extrait du compte-rendu de son intervention (réponse à une question) :

Les blogs sont devenus un moyen de communication très lu. Une attaque un peu virulente peut effacer votre société des premières pages de Google : ceux qui se renseigneront sur vous vous découvriront par le mal qu’on dit de vous. Que faire ? S’emparer de l’affaire sur votre blog. Si vous faites correctement votre travail d’explication (et éventuellement de remise en cause), vous accaparerez les commentaires et l’attention. Les autres blogs disparaîtront du radar de Google.

Un argument inattendu en faveur de l’acquisition d’un blog par l’entreprise. Et un effet de levier tout aussi imprévu.

Pour en savoir plus :

Attali ne fait pas boum

Je tombe sur une critique de Pierre Assouline (la République des livres – Une affaire d’assurances) d’une pièce de théâtre de Jacques Attali. Salle remplie d’hommes politiques : c’était l’endroit où se montrer. L’argument est bizarre. Au lendemain de la nuit de Cristal, le pouvoir nazi découvre que les victimes étaient assurées. Les assurances doivent-elles acquitter leurs engagements (ce qui sera ruineux) ? Le sens de l’ordre, de la rigueur et de l’éthique allemands aura le dernier mot.

Alors que l’on aurait pu attendre une réflexion sur la complexité insondable et effrayante de l’âme humaine, on a droit, semble-t-il, à une lourde caricature, bien appuyée, bien hurlante, bien scolaire, de l’ignoble nazi. Couronnée par une douteuse tentative de réécriture de l’histoire.

Cette critique m’a rappelé une réflexion que m’inspire régulièrement Jacques Attali. Il accumule énormément de connaissances, mais sans rien leur apporter. C’est l’anti effet de levier.
Exemple. La commission qu’il dirigeait il y a quelques temps a émis une liste interminable de recommandations. Par contraste Charles Wyplosz et Jacques Delpla n’avaient fait qu’une seule proposition : éliminer les privilèges français. Comment ? En les achetant.

Compléments :

  • Sur Jacques Delpla et Charles Wyplosz : Jacques Delpla et la Commission Attali.
  • Pour quelqu’un qui n’est pas tombé dans la caricature, en dépit de la charge émotive que représentait son sujet, et de la proximité des faits : ARENDT, Hannah, Le système totalitaire : Les origines du totalitarisme, Seuil, 2005.

À lire absolument III

A lire absolument donne un exemple inattendu d’effet de levier. Nous sommes dans un modèle de pensée de type « lutte des classes », dans lequel le travailleur est l’axe du mal. Cercle vicieux qui nous amène à détruire notre économie ! Or, la nature du dit travailleur est de faire le bien, de vouloir bâtir, pour pouvoir être fier de ce qu’il a fait.

  • Nous contraignons la nature, alors qu’il faut la laisser suivre son cours. Pour cela nous devons faire sauter les blocages organisationnels qui l’en empêchent. Et pour résoudre ce type de problème, il faut faire appel à la société : l’homme n’est efficace qu’en groupe. On retrouve ce que j’appelle les techniques « d’ordinateur social ». Et le « donneur d’aide », l’animateur du changement par vocation, qui tire son pouvoir de ce qu’il élimine les dysfonctionnements organisationnels. Tout simplement parce qu’il sait tisser le lien social nécessaire au travail efficace. Son talent le plus utile est certainement de savoir éviter la DCA de ceux qui se croient à tort criminellement incompétents, et qui ne veulent pas que ça se sache (« déchet toxique »).
  • Voilà pourquoi il suffit parfois qu’un Ronald Reagan (Ronald Reagan catalyseur du changement) ou une Sarah Palin (Sarah Palin et Gregory Bateson) apportent un peu de confiance en lui à un peuple pour que ce peuple « conduise le changement » sans plus d’aide.
  • Voilà pourquoi les généreuses intentions de Laurence Parisot (L’erreur de Laurence Parisot ?) vont à contre courant.

Obama : crash strategy ?

Je suis de très loin la campagne américaine. Un message a fini par traverser mes neurones apathiques :

  • Une grosse partie du succès du candidat Obama viendrait de sa machine à lever de l’argent « Web 2.0 » (Clinton, Obama, changement). Elle s’essoufflerait. (Était-elle dépendante de la nouveauté du candidat ?) Or, voyant qu’elle marchait aussi bien, il a refusé le système de financement des élections qui avait été prévu. Ce faisant il est revenu sur sa parole. Cours de stratégie et de changement :
  • Tout système tend à maintenir son statu quo. Barak Obama a été une innovation qui a surpris le système politique américain. Il n’est pas impossible que celui-ci soit en train de prendre sa mesure.
  • Barak Obama pourrait illustrer une des grandes idées de Jay Forrester (ce qu’un collègue appelle « crash stratégie »). C’est la politique que l’on croit salvatrice qui cause notre perte. Si Barak Obama a déduit de son début de campagne que dépenser beaucoup est la recette de sa victoire (ou quelque chose d’approchant), il va vouloir continuer. Il exigera de ses équipes de lever plus d’argent. Ce qui peut être contreproductif (électorat agressé). Cercle vicieux. Et si la séduction d’Obama était d’être un challenger ? Alors qu’il fait maintenant la course en tête ? Si justement, il devait retrouver cette image de challenger ? Cela pourrait-il susciter un regain de sympathie et les fonds qui vont avec ?

Je parle de ce que je ne connais pas. Mais l’exemple d’effet de levier était trop beau pour que je passe à côté !

Un billet sur le sujet : Not quite a juggernaut? (9 septembre) sur le Blog Democracy in America de The Economist.

J’ai toujours tort

Ma mère, qui semble lire mon blog, m’appelle. Pourquoi ai-je changé d’avis aussi radicalement concernant Sarah Palin ? (Sarah Palin, la parole est à la Défense après Inquiétante Palin.) Je lui ai dit ce que j’annonce à tous mes clients. Au début d’une mission j’ai toujours tort. Je crois même que cela est naturel. Que nous avons tous tort au début d’un changement.

Pourquoi ai-je tort ? Initialement, j’absorbe la culture de l’entreprise, je crois en son discours. Plus qu’elle-même peut-être. Erreur ! Si elle a besoin de changer, c’est qu’il y a quelque part quelque chose qui ne va pas. Et ce qui ne va pas est très profond dans l’inconscient collectif. Un matin (dans le meilleur des cas) je suis réveillé par un paradoxe. Mon esprit a manqué de rigueur, par paresse. Mais le « déchet toxique » que j’essayais d’éliminer est ressorti pendant la nuit. Le discours ne colle pas. C’est ce que j’appelle « l’effet Colombo ». C’est en tentant de résoudre le paradoxe qu’on arrive à trouver la clé du changement. Le fameux « effet de levier ».

Qu’est-ce qui ne va pas dans le cas Palin ?

  1. Tout ce que je lis est d’accord, des bloggers démocrates au Monde, en passant par The Economist (favorable aux Républicains). Toutes les explications sont cohérentes. Or, ce que j’ai oublié, c’est que tous ces gens sont des intellectuels. Ils ont une culture particulière, et les biais qui vont avec. Je ne m’étais pas demandé comment pensait la vaste majorité.
  2. Aussi bizarrement que cela puisse paraître, à l’exception de quelques sophistes enfoncés dans leurs contradictions, je n’ai jamais rencontré de gens malhonnêtes. Tous voyaient midi à leur porte, ce qui les rendaient inquiétants vus d’une autre porte. Voilà tout. Or, je condamnais Sarah Palin sans appel.
  3. Et le pire est pour la fin. J’ai été victime d’une erreur de raisonnement : les idéologues font échouer le changement. Ce n’est pas Sarah Palin qui doit conduire la nation, mais John McCain.

Un exemple pratique d’effet Colombo : Effet de levier du week end.