Pourquoi je n'utilise pas de liseuse

The Economist semble penser que la liseuse va avoir du mal à disrupter l’édition
Pour ma part mon principal frein à l’usage d’une liseuse est, simplement, que je passe une grosse partie de ma vie devant un écran. (Notamment du fait de ce blog.) Et que j’en ai marre !
(Un autre est que les livres que je lis ne sont pas disponibles en liseuse, et que j’ai des usages – la prise de notes, qui ne semblent pas encore compatibles avec une liseuse.)

Internet peut-il révolutionner un éditeur de logiciels?

Le cas : je suis un directeur d’un éditeur de logiciel. Dans son domaine, ce logiciel est une révolution. Je commence à avoir de très belles références, mais je n’arrive pas à me faire connaître. En grande partie parce que toute mon équipe est occupée à vendre. Internet et les médias sociaux peuvent-ils faire quelque chose pour moi ?

Un espoir ? Ce qu’Internet permet de faire c’est le « momentum effect » du professeur Larréché. C’est le top du marketing ! Le momentum effect (effet boule de neige ou domino ?) c’est transformer vos clients en ambassadeurs. Le moyen ? établir une réelle relation avec eux. Pas simple à réaliser, certainement. Mais à partir du moment où cela est possible, il faut se donner cet objectif. Et la vidéo apporte quelques idées très concrètes de comment procéder.

L’artiste comme start up

Finie l’époque où la maison de disques trouvait ses vedettes dans le caniveau.

Dorénavant elle va au secours de la victoire. L’artiste est devenu une start up. Il doit démontrer la rentabilité d’un modèle économique qui ne demande qu’un peu de cash pour s’étendre. D’ailleurs, les « managers » ressemblent de plus en plus à des business angels. Et de plus en plus d’artistes se passent d’éditeurs. (A new, improved hit machine)

L’art est devenu financier.

Survie du vendeur

Il y a quelques années on parlait « d’infomédiaires » : des intermédiaires numériques possédant des informations tellement intimes sur leur marché qu’ils sauraient aller au devant de ses désirs inconscients.
On parlait aussi de CRM, un logiciel capable « d’orienter » mécaniquement l’entreprise en direction du besoin.

On découvre aujourd’hui que l’on n’a jamais eu autant besoin de vendeurs… (The art of selling)
Mais l’art de la vente avait-il disparu ? Ou servait-il à nous faire gober des balivernes ?

Amazon : mort de l’éditeur ?

Amazon devient éditeur. Son objectif serait de supprimer ce qui est entre l’auteur et le lecteur.

Amazon semble avoir recruté de très bons éditeurs, capables de repérer des auteurs inconnus. Et a une énorme capacité de promotion. (Amazon Rewrites the Rules of Book Publishing – NYTimes.com)

Va-t-il tuer les maisons d’édition ou les forcer, par sa concurrence, à réapprendre leur métier ? 

Effet de levier de Daniel Pennac

Daniel Pennac raconte qu’un de ses enseignants, surpris par la complexité des histoires qu’il inventait pour ne pas faire ses devoirs, lui a demandé d’écrire un roman. De cancre il l’a transformé en bon élève, en écrivain à succès et en professeur. (Flight path)

C’est cela la vision qu’a ce blog du changement : pour le réussir, il faut comprendre la nature de ce l’on veut changer, et inscrire le changement dans sa logique. Il se fait alors à « effet de levier ». 

Avenir de l’édition

Le livre semble promis au même avenir que la musique ou le film. Un « contenu » dématérialisé.

Le plus curieux dans cette transformation est peut-être le sort des libraires. En, effet, ils étaient bien plus que des distributeurs, un véhicule essentiel du marketing du livre. (Great digital expectations)

Les auteurs vont-ils devoir être plus des marketers habiles que des écrivains talentueux ? Cela nous promet-il quelques décennies de produits littéraires ? 

Édition et changement

Barnes et Noble, un spécialiste américain de la vente de livres et ancien énorme concurrent d’Amazon, n’est plus que l’ombre de lui-même (il vaut un peu plus d’un pourcent d’Amazon…). Il cherche un repreneur.
Occasion de revenir sur le changement que connaît l’édition : sa grande affaire semble le livre électronique, et les lecteurs, les librairies ne seraient maintenant que des lieux où discuter littérature ou culture. Barnes et Noble semble désirer se transformer radicalement, et, curieusement, l’article observe que : « de tels investissements lourds ne s’entendent pas bien avec l’obsession du court terme de la bourse ». L’intérêt de l’actionnaire ne serait-il pas, après tout, l’intérêt de l’entreprise ?

École primaire

Rapport sur la réforme de l’école primaire.
Je tends à penser que les dysfonctionnements de l’éducation française ont pour cause la maternelle et l’école primaire, ce que semble dire ce rapport. Mais j’ai du mal à comprendre l’analyse qu’il fait des causes de ce problème, et, donc, si ses recommandations ont des chances de résoudre la question.
Je me demande surtout pourquoi le primaire semblait donner d’excellents résultats au temps de mes grands parents et du certificat d’étude, et qu’aujourd’hui l’école ne paraît plus capable d’enseigner correctement des connaissances fondamentales, y compris d’ailleurs à des gens qui poussent leurs études au maximum. Le certificat d’étude aurait-il été réservé à une petite élite ? Y a-t-il eu modification des méthodes d’enseignement ? Déclin des compétences des enseignants ?…

Mauvais temps pour les éditeurs

Les éditeurs sont attaqués par les livres électroniques (« 25% des ventes aux USA dans 3 à 5 ans » ?), les téléphones mobiles… Bouleversements en perspective…

Les éditeurs qui survivront à ce qui s’annonce comme une transition périlleuse seront ceux dont les patrons et les employés peuvent apprendre vite à penser comme des impresarios multimédias plutôt que comme des fournisseurs de prose parfaite.

Pas tout à fait d’accord. Comme pour la presse, je crois que les survivants de l’édition auront redécouvert l’essence de leur métier. Et ce métier, s’il n’est pas le papier, c’est la qualité du contenu. En quelque sorte, c’est la « prose parfaite ». C’est aussi la promotion de cette prose.
Et c’est justement ce que certains (http://www.tor.com/) semblent avoir compris : ils utilisent le web social pour créer des communautés de passionnés.
Compléments
  • L’article : E-publish or perish. Les techniques qui s’appliquent aux environnements incertains : Se diriger dans l’incertain.
  • Les libraires, sont eux aussi dans une mauvaise posture. En plus des supports électroniques, ils doivent affronter Amazon (qui aurait saisi 19% du marché américain) et ses concurrents. Le salut serait dans l’offre de nouveaux services (exemple d’un centre de vacances littéraire). Edited out.