Open innovation ? Je me méfiais de ce terme, que j’associe à la mode, hautement artificielle et spéculative, des start up.
Eh bien, il se pourrait que je me sois trompé :
« L’hybridation des espaces, comme des organisations, est une tendance qui tend à se développer au-delà même des tiers-lieux. Les tiers-lieux en constituent ainsi un signal faible. Il s’agit finalement de la suite logique de la démarche d’open innovation initiée ces dernières années : développement de collaborations multi-acteurs (privés / publics, grands groupes / PME, associations et entreprises), dans toute leur diversité, mixant et mutualisant les secteurs et savoir-faire. L’hybridation permet de mélanger et mettre ensemble des métiers, des personnes, des usages, des compétences qui semblent différents mais qui, ensemble, créent un nouvel usage, un nouveau produit, etc. Ce phénomène est corrélé au besoin de recréer du lien et de favoriser l’intelligence collective par plus de transversalité et de pluridisciplinarité, afin de relever les défis considérables qui nous attendent. »
Effectivement. Je constate qu’il y a une tendance « sociétale » à « l’hybridation ». Tout ce que nous fabriquons est maintenant un mélange de technologies qui, jusque-là, ne se connaissaient pas. Voitures, bicyclettes, électroménager, téléphone, animaux… On rêve même d’équiper les enfants de capteurs. La création devient « écosystémique »… Après un temps où l’autiste digital était roi, « l’intelligence relationnelle » va-t-elle prendre sa revanche ?