Ketamine

Ketamine, un nom que j’ai découvert récemment. Et ce parce qu’Elon Musk en abuserait. C’est devenu la nouvelle source de revenus des mafieux.

Pour certains pays c’est un médicament, pour d’autres c’est un produit dangereux. C’est devenu la drogue à la mode. A haute dose, elle fait des dommages considérables. Pour le mafieux, avec un tel produit, le risque de prison est faible. Il joue sur l’hypocrisie mondiale. L’Inde est le principal producteur de Ketamine. L’industrie allemande est son grand client. Mais seul un quart des achats allemands va vers ladite industrie. Le reste alimente les circuits criminels.

(The Ketamine Trail. BBC.)

Mal du pays

Drogue. Une des épidémies des USA. 90.000 morts par an. Il s’agirait du Fentanyl. Un produit de synthèse, particulièrement peu coûteux, et tellement plus puissant que les drogues naturelles qu’il tuerait ses consommateurs en un temps record. Si bien que les trafiquants cherchent de nouveaux débouchés. On espère qu’ils vont commencer par le Brésil, avant de penser à l’Europe.

Le produit viendrait de laboratoires chinois. Ce ne serait pas l’effet d’un complot, mais plutôt d’une corruption endémique. Pourquoi consomme-t-on de la drogue ? Les victimes ne seraient pas celles (ou seulement celles) que l’on attend. Ce seraient d’anciens malades, privés de leur traitement, et d’anciens militaires en état de choc. (Ce que je retiens d’Affaires étrangères, de France culture, du 11 janvier.)

Pathologie sociale ?

Demande de drogue

J’ai écrit un article sur un des succès de la police française. Elle s’est introduite dans le réseau social des malfrats. Il en est résulté, en Europe, un grand nombre d’arrestations. En particulier dans les milieux de la drogue.

Résultat ? Rien. La demande est telle que l’offre se reconstitue immédiatement. Comment agir sur la demande, alors ?

Une solution défendue, à l’époque où je le lisais, par The Economist, est la légalisation de la drogue. Cela en ferait baisser le prix. Ce ne serait plus une bonne affaire pour le mafieux, qui devrait se reconvertir.

Et s’il se reconvertissait dans un commerce plus dangereux pour notre santé ? Son modèle économique est d’être hors la loi, pour gagner beaucoup. Alors : rendre illégal ce qui est inoffensif ?

A moins que l’on se demande pourquoi l’on consomme de la drogue, et pourquoi l’on est mafieux ? A moins que ce ne soit une mise en cause des principes mêmes de notre société ?

La route vers la servitude

Hayek a écrit « la route vers la servitude ». Pour lui les régimes d’après guerre nous y menaient. 

Lorsque l’on entend ce qui est dit sur les réseaux sociaux, on pourrait se demander si ce n’est pas leur programme. En effet, apparemment, tout ce programme consiste à nous rendre dépendants de leurs produits. 

Un espoir ? La BBC disait que les jeunes générations auraient une sorte de ras le bol post confinement qui les conduirait à reprendre goût à la vie réelle. 

Stupéfiant Facebook

Discussion de radio. Le métier de Facebook et des autres réseaux sociaux est de nous rendre dépendants. Le sujet fait l’objet de recherches très sérieuses. Et les dommages sur la santé de leurs victimes sont patents. 

La justice devrait-elle s’en inquiéter ? (Je note, au passage, que la Chine a pris des mesures pour protéger sa population.) Mark Zuckerberg = Pablo Escobar ? 

(Un précédent billet disait que la Mafia investissait ses fonds particulièrement intelligemment. A-t-elle « pivoté » vers les réseaux sociaux ?)

Cultivons notre Marijuana

Aux USA, la Marijuana est légalisée par un nombre grandissant d’États. Si bien que sa culture a son magazine papier. Et c’est le magazine américain dont les ventes ont progressé le plus vite en 2015. 
Qu’est-ce qui a motivé sa dépénalisation ? N’est-il pas tentant d’y voir une conjonction d’aspirations de gauche et de droite : ne plus avoir à craindre la loi, et de nouveaux territoires de conquête économique ?

La drogue comme compensation ?

Le mécanisme de la dépendance à la drogue expliqué par la bande dessinée (Scientific American). A l’origine, il y a le processus de récompense du corps. On est récompensé pour avoir fait quelque-chose d’utile, qui sécrète de la dopamine. La drogue produit le même effet. Le meilleur moyen de s’en tirer, c’est l’entraide. « La meilleure façon de gagner face à une dépendance dangereuse est de dépendre des autres. »

Consommerait-on de la drogue du fait d’un manque de relations humaines satisfaisantes ?

Le cannabis du Parti Socialiste

Samedi, j’entendais dire que Terra Nova « un think tank proche du Parti Socialiste » conseillait au gouvernement de légaliser le cannabis, ce qui rapporterait « 1,8md€ » à l’Etat chaque année. Argument imparable. Surtout venant de socialistes.

J’ai une hypothèse, mal pensante, concernant les raisons de ce genre de proposition. De même  que les libéraux veulent déréglementer les taxis parce qu’ils ne veulent pas voyager en transports « en commun », le « socialiste » veut fumer ses joints en toute impunité. Idiot ? 

Lutte (désespérée) entre M.Poutine et les forces du marché ?

La Russie serait dans une mauvaise passe. Ses capitaux la fuient. Libérez les forces du marché ! dit The Economist à M.Poutine. Mais, il semble vouloir empêcher l’aliénation de son pays par le dit marché. Pour le contrôler il utilise une clique de copains. Ils sont inefficaces et corrompus. On ne peut rien contre le marché ? Rendez-vous, vous êtes cerné ?
Les sénateurs américains voudraient priver la Russie de SWIFT, le système d’échange interbancaire. Arme extrêmement efficace. Mais The Economist craint qu’en montrant trop ouvertement qu’il est aux mains des forces du bien, celles du mal, Chine et autres émergents ainsi que mafieux et terroristes, n’utilisent d’autres voies. Elles deviendraient alors incontrôlables et inespionnables.
Au sujet de la corruption. Elle toucherait le Portugal. Comme beaucoup d’autres pays en difficulté, il vendrait sa citoyenneté en échange d’investissement dans l’économie locale. Cela conduirait naturellement à la malversation. Vous voulez une augmentation de salaire ? Offrez-vous un consultant spécialisé dans la paie. Uber est un digne représentant des nouvelles sociétés technologiques : tous les coups sont permis pour réussir. Maintenant, il cherche à intimider les journalistes qui ne disent pas de bien de lui. (Demain, il placera un contrat sur leur tête ?) Mais le marché vote avec son argent. L’esprit Silicon Valley a de beaux jours devant lui.
« Plus d’un tiers des sociétés minières et d’exploration sont canadiennes ». Mais leur comportement à l’étranger suscite des mécontentements, ternissant l’image du pays. Son gouvernement est leur ami, parviendra-t-il à les ramener à la vertu ?
En Allemagne, l’heure n’est toujours pas à la dépense. En France, M.Sarkozy refait surface. Mais il a perdu beaucoup de supporters. Mme Mogherini, remplaçante de Mme Ashton, se révèle une femme à poigne. L’Etat Islamique se ferait plus d’ennemis que d’amis. Aux USA, la dépendance à l’héroïnese répandrait. Ce serait les traitements médicaux qui créeraient l’habitude. Le fléau ne touchant plus uniquement les pauvres, le gouvernement va réagir. Après de multiples revers, les transports en communs s’implanteraient au sud des USA. Cela permettrait aux pauvres d’avoir accès à l’emploi. Les institutions tendent à avoir des couleurs politiques. Goldman Sachs est massivement républicain et Harvard massivement démocrate. M.Obama lance un défi aux Républicains, qui le haïssent. Il décide de légaliser 5m d’immigrés illégaux. (Démocratie bloquée = pouvoir dictatorial ?)
L’avenir de l’Amérique latine est sombre. Elle aurait dû profiter de son boom économique pour investir et construire une capacité de production propre. Elle ne l’a pas fait. Maintenant, il est peut-être trop tard. Mais sa population s’est habituée à une vie facile… M.Abe procède à une élection anticipée. Apparemment pour reprendre en main son propre parti, qui résiste au changement, et avoir les moyens de réformer le pays. La Chine a du mal avec ses étudiants. Elle les expédie à l’étranger, mais ils ne reviennent pas. Ou vieux, leur capacité productive derrière eux. Par ailleurs, sa banque centrale imprime beaucoup d’argent, pour relancer l’économie. Mais sans le dire. Les banques centrales, devenues toutes puissantes, ne sont pas plus clairvoyantes que le reste de la population. Comment éviter le panurgisme ?
Les Entreprises polonaises s’étendent à l’étranger. Mais elles sont petites et manquent de recherche et développement pour pouvoir encore avoir beaucoup d’ambitions. Les grandes entreprises montent des fonds d’investissement. Ce qui leur permet d’absorber leurs concurrents potentiels. Les banques devant être prudentes, elles ne prêtent plus. De nouveaux acteurs apparaissent, les fonds mutuels, qui pourraient prendre la partie risquée des emprunts d’entreprise.
La fin de la carte SIM ? C’est ce qu’envisage Apple, depuis quelques temps. Cela permettrait de choisir son opérateur en temps réel. Cela permettrait à Apple de les écrémer et de les remplacer par son monopole. (Décidément, nous vivons à l’heure des trusts ?) Le paiement par terminal mobile semble avoir le vent en poupe. Tout le monde s’y met. La rentabilité de la chose ne paraît pas encore évidente. Les fournisseurs de services aux compagnies pétrolières se concentrent. La baisse du prix du pétrole devrait les affecter. Mais, à long terme, la complexité croissante de l’exploitation pétrolière pourrait leur être favorable. (Sans compter que moins on est nombreux, mieux on peut s’entendre pour rançonner son marché.)
Et si la stagnation mondiale venait du manque de jeunes ? « L’effort simultané de tant de pays de constituer des réserves pour les retraites, combiné à un faible investissement, une baisse de la croissance potentielle, l’austérité fiscale, l’accumulation de cash par les entreprises et l’inégalité (qui laisse une part croissante du revenu national entre les mains des riches, gros épargnants) déprime le taux d’intérêt  qui permet l’équilibre entre investissement et épargne. » Il faudrait mettre les retraités au travail. Il se trouve aussi qu’il arrive un moment où le retraité brûle la chandelle par les deux bouts. Ce qui est bon pour l’économie.
Médecine. On cherche à utiliser les anticorps, en appui aux antibiotiques défaillants, dans la lutte contre les bactéries. 

Economie mondiale : en piqué, commandes bloquées ?

On ne peut même plus se réjouir du malheur des autres ! Il nous retombe immédiatement sur le nez.
Au cœur du problème se trouve l’illusion selon laquelle on peut gouverner le monde par la monnaie. La politique de création monétaire des banques centrales était supposée relancer l’inflation. Ce qui permettait d’éliminer les dettes. Résultat ? Baisse des obligations, augmentation corrélative des actions, baisse des taux de change, qui doit être compensée par une baisse de salaires… Bref, l’activité freine, les dettes augmentent, les riches s’enrichissent (ils possèdent les actions), et les pauvres (individus ou nations) coulent. Accélération de la déflation. Et maintenant, illustration :
En piqué
La politique monétaire du Japon a pour seul résultat la baisse de son taux de change. Il exporte sa déflation. Et ça ne lui profite même pas. Il ne fait que s’enfoncer. Et l’Irlande ?  L’Europe la veut succès de sa politique de rigueur. En fait, le peuple souffre. Et son embellie vient des exportations vers des pays en forme (USA et Angleterre). Elle pourrait être sans lendemain. Autre exemple. Alors qu’hier on nous donnait en modèle les BRICS, aujourd’hui ils sont au bord du gouffre. Ils n’avaient pas de moteur propre. Particulièrement la Russie et le Brésil. Il suffirait que les gestionnaires de fonds occidentaux prennent peur, pour que cela se termine en bain de sang.
Et maintenant, des individus. On découvre qu’aux USA, ce sont les 0,01% les plus riches qui se sont gigantesquement enrichis. L’effet est tellement disproportionné qu’il ne se sent pratiquement plus au niveau du 1% ! Et ces riches sont de plus en plus des rentiers.
Commandes bloquées
Quant aux pouvoirs, c’est la Bérézina. Elections américaines. Le pays a voté la paralysie de sa démocratie. S’il est ingouvernable, cela n’empêche pas ses dépenses de croître, et ses dettes de s’accumuler. Cela ne va pas mieux au Pakistan : pouvoir faible, état de chaos ? Ni en Espagne. Classe gouvernante corrompue jusqu’à la moelle. En Inde, on essaie de réformer un système de taxation incohérent, mais les résistances internes vident les réformes de leur substance. Les USA se barricadent contre le terrorisme canadien… En Syrie, la guerre contre l’Etat Islamique liquide les modérés. La Russie exproprie les entreprises occidentales, ce qui fait la fortune des oligarques. (L’obsession de M.Poutine du contrôle va-t-elle transformer le pays en Corée du nord ?) Allemagne. Anniversaire de 1989. Plutôt que d’une inégalité est / ouest, il faut parler de différences nationales : il y a désormais des Etats très pauvres et des Etats très riches. Ukraine. Les séparatistes ukrainiens doivent construire un Etat. Kiev leur a coupé les vivres. Il leur faut capturer des villes stratégiques. NSA. Les services secrets anglo-saxons désirent espionner Internet. Google et autres ne voudraient pas que ça se sache. Calme dans la tempête, la Chine veut installer son influence mondiale. Mais, dans le domaine automobile, sa politique de joint venture avec l’Ouest n’a pas fonctionné. Elle s’est endormie, alors qu’elle pensait lui piquer son savoir-faire.
Un autre jour au paradis
La Banque Mondialechange. Elle serait dirigée par un illuminé qui se prend pour superman, et restructure par oukase. Twitter, acteur de niche ? La qualité de l’eau devient un problème critique pour beaucoup de multinationales. Le cannabisest légalisé. Un cadre légal incohérent empêche le développement de grands monopoles. Pas pour longtemps. Et si les multinationales du tabac s’emparaient du marché ? Vive l’économie de marché !
Les enfants asiatiques sont devenus énormément myopes. Trop d’études et de jeux électroniques, et surtout pas assez de lumière.