SFR

SFR serait en difficulté me disait-on, il y a quelque temps.

Il semble que ce soit le résultat de ce qu’avait noté ce blog, il y a plus d’une décennie. A une époque où le crédit était peu cher, et les financiers cherchaient désespérément des clients, P.Drahi a endetté massivement son entreprise pour faire de grands achats. On ne prête qu’aux riches. Il a été rattrapé par la hausse des taux, semble-t-il. Cavalerie ?

Stratégie de SFR

Corrèze. SFR modifie une de ses antennes. Un village n’a plus accès au téléphone, qui était devenu mobile. Il doit changer d’opérateur. Cela pose des questions sur la pertinence de l’idée que l’on a eue il y a quelques décennies de faire gérer la société par le marché. Mais aussi sur la stratégie de SFR. Car, semble-t-il, il y avait une stratégie. Elle venait d’un calcul : le réduction de la concurrence, par disparition de Bouygues, permettra d’augmenter les prix. 
Stratégie, vraiment ? Ce qui semble caractériser M.Drahi, c’est la finance et les coups. Logique du joueur : ne rien construire mais exploiter les occasions favorables ? (Notamment les taux d’emprunts faibles.)

Drahi : plus fort que Messier ?

SFR me fait souffrir. Mon intuition était juste : son réseau est victime de sous-investissement. (Je soupçonne plutôt qu’il a fait l’objet d’une rationalisation visant un bénéfice maximal, quitte à liquider quelques clients, comme moi. On ne fait pas d’omelette…)
La stratégie de M.Drahi a beaucoup en commun avec celle de M.Messier. Son génie est dans la levée de dettes. Avec cela, il achète des entreprises qu’il fusionne à la hache, dans le cadre d’une vision contenant / contenu qui n’est pas d’une subtilité renversante. Et c’est ce qui a été fatal à M.Messier : une vision qui n’avait rien de celle de Jobs, réalisée à coups d’achats surpayés. 
Mais c’est là où M.Drahi se sépare de M.Messier pour rejoindre le principe du fonds d’investissement. Contrairement à M.Messier, M.Drahi prélève une part des mouvements de fonds qu’il réalise. Une manœuvre usuelle dans ce milieu est d’endetter une société pour se payer des dividendes. On peut ainsi à la fois faire faillite, et devenir très riche. C’est ainsi que Goldman Sachs a gagné beaucoup d’argent sur le dos de la bulle Internet. 

Drahi ou la roche tarpéienne ?

Trente milliards de dettes. C’est ce qu’avait, il y a quelques temps, M.Drahi. (On en serait maintenant à 42 milliards.) On approche le niveau qui fait s’inquiéter l’investisseur, me suis-je dit. Et, effectivement, peu de temps après je lisais que cela semblait le cas
Alors, M.Drahi, la roche tarpéienne est proche du Capitole ? Morale simpliste. Le plus intéressant dans cette histoire est ce que cela révèle de la nature humaine. Le bon investisseur sent quand il ne faut pas aller trop loin, me disait un trader. Quand la bulle spéculative est sur le point d’éclater, c’est là que le métier devient excitant !
Pourquoi les bulles éclatent-elles ? Un phénomène mystérieux, irrationnel, « la représentation collective« , fait que, brutalement, l’investisseur prend peur. Le bon trader est un fin psychologue. 
(Quant à M.Drahi, les gens qui lui ressemblent pensent la plupart du temps pouvoir marcher sur l’eau. Ils croient à ce qu’ils disent. C’est ce qui les rend convaincants. Au moins pour le menu fretin de la spéculation. Sont-ils les idiots utiles des grands requins ?)

Instabilité du couple et péril nucléaire

Le risque nucléaire était moindre durant la guerre froide qu’aujourd’hui. La raison ? On était alors plus raisonnables que maintenant. La bombe s’est démocratisée et beaucoup de monde se sent floué. « La Chine et la Russie sont mécontents de ce qu’elles perçoivent comme un ordre international basé sur la loi et créé et dominé par l’Ouest. » Le chantage au nucléaire devient acceptable pour gagner quelques avantages. Et aucun système d’avertissement ou de négociation n’existe entre potentiels liquidateurs de l’espèce humaine.
Plus on veut égaliser l’homme et la femme plus ils sont différents. La fille tend à être studieuse et à faire des merveilles à l’école. Le garçon a un comportement de bourrin : soit il est éjecté du système scolaire et termine dans le caniveau soit il gagne des fortunes, car les postes les mieux rémunérés réclament le sacrifice de son humanité. (Et les mathématiques sont pour les bourrins !) Pas facile de constituer des couples dans ces conditions.
Pour le reste, M.Poutine pourrait avoir décidé de faire régner la terreur en Russie. Des bandes de truands exécutent ses opposants. Le plus préoccupant ?, est qu’il pourrait ne pas les maîtriser. Les Russes installés en Estonie s’intégreraient au pays. En Italie, on tente de faire de la RAI, reflet des luttes politiques nationales, une « entreprise normale ». Après une gesticulation coûteuse, la Grèce semble reprendre le chemin du précédent gouvernement. Amnesty Internationalserait en cheville avec un mouvement proche de l’Etat Islamique (Cage). Iran. L’économie souffre. « Plusieurs banques d’Etat seraient au bord de la faillite. » Règne de l’hypocrisie : les forces militaires qui le gardent s’enrichissent dans l’importation, et les groupes américains font de très bonnes affaires par le biais d’intermédiaires. Obamacare a « disrupté » l’économie de la santé et provoqué une forte innovation. Il semble que ce soit bon pour la population, et pour le système de soins, particulièrement inefficace : il consomme 17% du PIB national, et donne des résultats médiocres. Mais les Républicains ne désespèrent toujours pas d’abattre la loi. Républicains qui ont appelé M. Netanyahou afin qu’il critique leur président. Ce qui leur aurait permis de faire oublier leur dernière reculade (concernant une loi sur la légalisation d’immigrés).
Les Google, Apple et Facebook se font bâtir des sièges sociaux grandioses. « Le besoin d’élever un monument au prestige et à la puissance d’un gouvernant existe depuis les origines de l’histoire. » Et marque le début de sa fin.
La stratégie de M.Drahi est « emprunter, acheter, virer ». Même si, en ces temps de taux faibles, il ne manque pas d’investisseurs, son niveau d’endettement commence à être très préoccupant. A ce sujet, l’art est devenu le moyen de placement, de dissimulation ?, des extra riches. Un moyen un peu trop opaque, y compris pour leur propre bien.
Les grands empires bancaires (dont la BNP) passent un mauvais moment. Ils sont devenus beaucoup trop complexes, et réglementés, pour être économiquement performants. Mais aussi pour être démontés… Curieuse histoire de Citigroup, au passage : une banque monstrueuse qui ne semble pouvoir survivre qu’à coups de paris fous, qui se terminent en drames !
Le management par objectif tente un retour. Mais modifié. La définition et le suivi  du respect des objectifs individuels est collectif, et plus ou moins permanent. A nouveau, les effets pervers semblent difficiles à éviter…