Quel fut l’héritage de la révolution française ?, se demande la BBC (In our time). Je retiens :
- Systématisation des idées anglaises concernant la liberté, qui était réservées à une élite
- La conquête napoléonienne a été le prolongement du projet de domination européenne de Louis XIV (Tocqueville)
- Ce que le monde a connu de pire : les guerres mondiales allemandes (et le nazisme), et le communisme.
- La figure, terrifiante, de l’intellectuel (et le totalitarisme de la raison)
- Les droits de l’homme et probablement une grande partie des principes qui font autorité aujourd’hui (qu’on les accepte ou non).
La France intellectuelle, ivre de raison, a été une sorte de « possédée », au sens de Dostoievsky ? Elle s’est sacrifiée pour porter au monde des idées qui l’on changé ? Un peu comme l’Angleterre et le Brexit ?
(Et si c’était la fonction de l’intellectuel ?
Ces démons qui sortent d’un malade et entrent dans des porcs, ce sont toutes les plaies, tous les miasmes, toute l’impureté, tous ces grands et petits démons, qui se sont accumulés, pendant des siècles et des siècles, dans notre grande et chère malade, dans notre Russie. Oui, cette Russie que j’aimais toujours. Mais une grande idée et une grande volonté l’éclaireront d’en haut comme ce possédé du démon, et tous ces démons en sortiront, toute l’impureté, toute cette turpitude qui suppure à la surface… et ils demanderont eux-mêmes à entrer dans des porcs. D’ailleurs peut-être y sont-ils déjà entrés ; peut-être ! C’est nous, nous, et eux, et Petroucha… et les autres avec lui, et moi peut-être le premier, et nous nous précipiterons, déments et enragés, du haut du rocher dans la mer et nous nous noieront tous, et ce sera bien fait pour nous parce que nous ne sommes bons qu’à cela. Mais la malade guérira et « s’assoira aux pieds de Jésus »… (Dostoievsky)
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