Anti Smith

La lutte contre l’islamophobie a quelque chose de bizarre. D’un côté, elle est présentée comme une lutte contre « les discriminations », mais ceux qui en sont les champions nient, comme l’incarnation du mal, les valeurs des sociétés islamiques, en particulier le rôle qu’elles donnent aux femmes !

D’une manière générale, l’étude des conséquences des idées « socialement avancées » semble déboucher sur une curieuse conclusion : tout le monde est coupable, et n’a plus droit à la parole, sinon les tenants de ces théories. Ce sont eux les seuls « discriminés » ?

Adam Smith disait que, dans la logique de l’économie de marché, celui qui voulait poursuivre son intérêt faisait, en fait, celui de la société. Ne serait-ce pas ici, le contraire : en prétendant poursuivre l’intérêt commun, on fait le sien ?

Fuel poverty

« Fuel poverty » disait la BBC, hier matin. Beaucoup d’Anglais ne parviennent plus à payer le prix de leur chauffage.

Un autre billet disait que, à Roubaix, 50% de la population était sous le seuil de la pauvreté. La pauvreté serait-elle redevenue le mal de l’Occident ? Pourquoi ne semble-elle pas avoir préoccupé nos gouvernements ? Pourquoi n’en parle-t-on pas plus ?

Aurait-on cru qu’il était suffisant de s’occuper de « discriminations » ? Un mal de riche ?

Apprentissage

Grand débat concernant l’apprentissage, en Angleterre. Les opinions qui s’affrontent semblent les mêmes que celles que l’on entend en France.

D’un côté, il est dit que l’apprentissage est utile, qu’il correspond à des emplois que l’on ne parvient pas à remplir, et qu’il permet d’éviter à une partie de la population chômage et pauvreté, de l’autre, on répond que ce n’est pas noble, c’est une discrimination.

La particularité de la France est, probablement, l’hypocrisie. On fait, mais on ne dit pas. L’apprentissage gagne de plus en plus de terrain.

Peut être ferait-on bien de regarder la vérité en face ? Nous sommes discriminés de naissance. Le système actuel ne fait que renforcer cette discrimination. Il y a aussi des différences de talent et d’aspirations. Et la société, en prétendant nous dire ce qui est bien et mal, ne fait pas notre bien.

Une fois que l’on voit la vérité, il est possible d’agir. Il y a des « déclassés », et leur mal est le chômage. L’apprentissage est une solution. Ils peuvent aussi avoir un talent pour les études dites supérieures. A défaut de l’ascenseur scolaire de la 3ème République, le « numérique » donne accès à des moyens de se former tout au long de sa vie. Quant aux classes privilégiées, leurs rejetons doivent comprendre que l’on peut bien mieux être heureux en travaillant de ses mains qu’en perdant son temps dans des études pour lesquelles on n’est pas fait.

Echecs et discrimination

Pourquoi y a-t-il un championnat du monde des échecs pour les hommes et un autre pour les femmes ?

Il y a eu la mode des films qui parlaient de femmes qui boxaient des hommes, et pouvaient être aussi violentes qu’eux. Il semble désormais que l’on accepte qu’il y ait une différence physique entre l’homme et la femme. En revanche, en termes d’intellect, on semblait d’accord pour dire que le sexe ne comptait pas. C’est pour cela que l’école et les examens scolaires sont mixtes.

Les réponses que m’a données mon moteur de recherche affirment soit une différence entre les cerveaux des deux sexes, soit un désir de « discrimination positive ». Comme les études d’ingénieur, les échecs attirent peu les femmes. De ce fait, elles seraient perdues, au milieu de tant d’hommes.

Et si, contrairement au poste de PDG ou de président de la République, il n’y avait aucun prestige à être champion du monde d’échecs ?

Préjugé

Les mésaventures de MMme Hidalgo et Pécresse montrent que la femme en politique se heurte à un biais culturel, lisais-je. 

Et Mme Le Pen, c’est un homme ? Un homme aurait-il fait mieux qu’elle s’il avait été à sa place ? 

Et M.Macron. Imaginons qu’il soit une femme. Quelle serait sa cote de popularité ?

Je me souviens d’un débat de France Culture concernant une femme dirigeante, qui avait perdu son poste. Victime de discrimination ? demandait un journaliste. Une universitaire répondait : on lui a pardonné beaucoup plus d’erreurs qu’on ne l’aurait fait pour un homme. Il n’aurait pas duré aussi longtemps.

Méfions-nous de nos biais de jugement ? 

Du danger d'être victime

Emission de la BBC, il y est question de Jamaïcains qui sont des victimes, à la fois de l’esclavage, de la discrimination vis-à-vis des noirs, et du réchauffement climatique, le « global north » péchant, et le sud payant la note. 

Des amis parlaient du Liban. Les envolées lyriques de M.Macron n’ont rien changé. Le pays s’enfonce dans la chaos. Commentaire : les Libanais s’adapteront. D’ailleurs, se plaignent-ils ? 

Même lorsque l’on est une victime, il n’est pas bon pour la santé d’en être convaincu, car qui viendra à votre secours ? 

Peut-on combattre le racisme ?

Il est question en ce moment de combattre le racisme.

Mais, au delà du sentiment agréable de participer à une juste cause, est-il bien rationnel d’opposer la haine à la haine ? Ce faisant n’est-on pas ce à quoi on s’oppose ? D’ailleurs que veut-on faire ? Tuer les racistes ? Les mettre en prison ? Croit-on interdire le racisme par la loi ?…

Et si l’on cherchait, plutôt, les circonstances qui causent le racisme et la haine ? C’est ainsi que le sociologue Kurt Lewin résolvait les conflits entre communautés, après guerre.

Discrimination

« SOS Racisme et le CNRS publient ce jeudi l’étude « Diamant », qui révèle les discriminations exercées en France dans des secteurs du quotidien, comme l’accès à une assurance automobile, aux complémentaires-santé, aux crédits et à l’hébergement touristique.« Article.

On apprend dans cette étude, notamment, que les assurances vous font payer plus si vous êtes vieux que si vous êtes jeune. Curieusement, elle ne s’est pas interrogée sur les discriminations du bac. Car, si vous vous appelez Joséphine, vous avez significativement plus de chances d’obtenir la mention très bien que si vous portez un autre prénom. N’est-ce pas honteux ? 
Et s’il y avait d’autres causes, plus sérieuses, à ces différences de traitement que la discrimination ? Et si le CNRS faisait, lui-même, preuve d’une discrimination bien peu scientifique ? 

Racisme anti-blanc

Racisme anti-blanc ?  La fin de l’homme rouge montre que, en quelque sorte, les « classes laborieuses » russes ont été les victimes des transformations de leur pays. Aux USA, l’intérêt pour M.Trump résulterait aussi des difficultés des classes moyennes. C’est ce que l’on appelle ailleurs que chez nous « l’effet sablier« . La réduction de la partie intermédiaire de la société, « squeezed middle ». Le peuple des sans grades méritants a le sentiment d’être victime de discrimination. 
Et si c’était, simplement, l’expression de la traditionnelle lutte des classes (entre « blancs », ou plutôt nationaux), plutôt qu’une lutte entre immigrés et nationaux ?
Y a-t-il complot ? Est-ce l’expression d’un changement, de tout changement ? Le système change et les classes qui portaient ses valeurs subissent le changement ? Comme dans la théorie de Durkheim sur le suicide, le meilleur élève du système coule avec lui ? Si oui, n’y aurait-il pas d’autres moyens de changer, sans faire de victimes ?