« Une étude de Harvard fait exploser le stéréotype du patron surmené, elle révèle que les dirigeants ont en fait un niveau de stress plus faible que celui des subordonnés, vraisemblablement parce qu’ils ont un plus grand niveau de contrôle sur leur vie professionnelle. »
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Le dirigeant comme handicap
Une étude américaine semble parler de la France, de ce que j’appelle d’habitude le syndrome des Contes du lundi.
Nouveau dirigeant : kit de survie
Le dirigeant d’entreprise a une espérance de vie courte, et en plus on tend à mal le choisir… Conseils pour durer :
- Remarque : effectivement, je constate que mes clients (dirigeants) me préfèrent près d’eux, à discuter de leurs idées, qu’en organisateur et animateur du changement. Ce que j’ai mis beaucoup de temps à comprendre. J’ai même longtemps cru que je volais leur argent lorsque je m’occupais d’eux!
Le rôle du dirigeant dans le changement
- Il doit construire une « infrastructure humaine » du changement, qui lui permette de piloter (et contrôler) le changement à la distance qui lui convient, et de jouer correctement son rôle de dirigeant (vision stratégique à long terme, décisions critiques…).
- Dans ce même ordre d’idées, il doit, si possible, construire (ou, plutôt trouver des gens capables de construire) un environnement propice au changement, en particulier en encourageant et en protégeant la prise de risque, en jouant sur ce qui motive l’individu, en mettant en valeur les (petits) succès, etc.
- Surtout, il doit prendre garde à se donner un rôle qu’il sache tenir sans produire de contradiction avec le cap qu’il veut donner au changement. Par exemple, s’il est mal à l’aise avec un client mais a pour stratégie de développer le chiffre d’affaires de l’entreprise, il a tout intérêt à ne pas se placer dans une situation où l’on attend de lui de montrer l’exemple. En effet, l’organisation interprète toute incohérence du comportement du dirigeant comme l’indice qu’il n’est pas de bonne foi. Ce qui est un puissant encouragement à la résistance au changement.
Sarkozy et Blair, PDG
J’entendais dire par France Culture, avant-hier matin, que MM.Sarkozy et Blair avaient beaucoup de choses en commun.
Tous les deux auraient été vus par leurs partis respectifs comme de vilains petits canards: des êtres effroyablement mal élevés, mais des maux nécessaires. Et tous les deux ont construit leur aura sur la fréquentation des people (allant jusqu’à en épouser un pour M.Sarkozy).
Changement et systémique : comment rater l’acquisition d’une société ?
À l’époque où les entreprises commençaient à licencier leurs surdiplômés, j’en ai rencontré beaucoup qui pensaient qu’il suffisait d’acheter une entreprise pour retrouver un salaire. (Les autres devenaient coachs ou consultants.)
- Le début de la série sur le changement et la systémique est ici.
- Je n’aborde pas ici, la question classique de l’échec des fusions-acquisitions. L’erreur systémique est la même : les concevoir comme des problèmes exclusivement financiers, alors que toute la valeur de l’entreprise est dans son capital social.
De l’effet des crises sur le dirigeant
La crise transforme, en quelque sorte, le génome du dirigeant. Les générations qui ont connu une crise tendent à :
- Prendre peu de risques (peu d’endettement, mais aussi investissement moindre).
- Arriver à la tête des entreprises de l’intérieur, plutôt que par parachutage.
Peut-on avoir confiance en un investisseur ?
Un investisseur, un peu abattu, se pose la question suivante : comment se fait-il que ses participations croient des gens comme moi, et pas des personnes comme lui, alors que nous disons la même chose ?
Comment un couple peut-il être durable s’il se livre à un jeu de dupes ?
Taxer les riches à 80%
Aux USA, en 40 ans, le 1% le plus riche a doublé sa part des revenus de la nation. Cela a un inconvénient imprévu : en cette période de crise et de dette, son magot aiguise les appétits.
Alors, contrairement à ce que prétend Adam Smith, et bien d’autres avec lui, l’appétit du gain ne ferait pas le bonheur collectif ?
PME et culture française
La PME française ne grandit pas. Constatation qui étonne les étrangers.
