Le premier feuilleton japonais que j’ai vu m’a marqué. C’était il y a plus d’un demi-siècle ! Je trouvais choquant d’entendre des samouraïs parler français. Je ne me souviens de rien d’autre, sinon que, à la fin, après de multiples péripéties, le héros laisse partir son ennemi, qu’il a vaincu. Car la vie n’est qu’affrontement d’opposés, de Yin et de Yang. Voilà qui était curieux.
Ce héros n’avait-il pas raison ? Nous n’avons pas d’ennemis. Ce que nous prenons pour tels n’est que le fruit de nos faiblesses. Ils nous forcent à nous transformer. Bien sûr, ils peuvent aussi avoir le dessus sur nous. Mais, sans eux, nous nous auto-détruirions. (Et inversement.)
Si Trump et Poutine n’existaient pas, il faudrait les inventer ?