Étiquette : dépression
C’est reparti comme en 29
Qu'est-ce que la volonté générale ?
- D’un côté, il y a les milieux financiers. Ils sont « innovateurs » : pour nous sauver, nous devons renoncer à nos valeurs. Notre salut passe par notre destruction !
- Ensuite, il y a notre gouvernement. Il est ritualiste (bien qu’il soit de plus en plus tenté par l’innovation). Il pense que ce qu’il fait est bien. Pas besoin de changer dans ces conditions.
Changement et psychologie
Apprenons à nous aimer ?
En observant un ami lutter contre une dépression chronique, une curieuse idée m’est venue. Et si la dépression était en grande partie une question de codage social, pas de vice individuel ?
Par exemple, cet ami est paniqué lorsqu’il a à prendre une décision. C’est ennuyeux pour un patron. Il se met alors à travailler, à faire n’importe quoi (mais, très bien : c’est un as de la mise en oeuvre !). Et si c’était sa manière de décider ? Pendant qu’il travaille, son inconscient réfléchit et l’amène à résoudre ses problèmes. Pourquoi ne pas le reconnaître ?
En fait, il me semble que, petit à petit, il s’observe, il se décrit, et il apprend à s’utiliser. Il se demande comment employer ce qui semble anormal d’une façon qui devienne efficace. Par exemple en détectant ses hauts et ses bas, et en les compensant. Sa dépression deviendrait-elle une part acceptée de son être ?
Dépression séculaire et limites à la croissance
On parle de « dépression séculaire » aux USA. Les meilleurs économistes seraient inquiets.
Il semble (ça paraît une évidence) que depuis les années 80, la croissance se soit faite à coup de bulles spéculatives. L’économie serait incapable de croître. Peut-être, faute de croissance démographique.
Dans ces conditions que faut-il faire ? Apparemment, le contraire de ce que l’on fait. Autrement dit, être imprudent, vivre comme s’il ne devait pas y avoir de crise, et dépenser à tort et à travers. « La vertu privée est le vice public » dit Paul Krugman.
Cela semble quelque peu malsain. Sommes-nous obligés de nous plier aux lois de ce système ? Ne pourrions-nous pas le changer ?
La technologie détruit-elle l'emploi ?
Comment la technologie détruit l’emploi, article de MIT Technology Review. Points de vue d’économistes :
- MM.Brynjolfsson et McAffee. Pour la première fois, il y a un décalage entre productivité et emploi. Cela signifie, pensent-ils, que la technologie est utilisée pour remplacer l’emploi.
- David Autor : « Il y a eu un grand fléchissement à partir des années 2000. Quelque chose a changé. » Mais il ne sait pas quoi. Il constate qu’il y a eu un « évidement des classes moyennes« . Il y a de la place pour des « emplois bien payés demandant de la créativité et des compétences de résolution de problèmes » et pour des « emplois peu qualifiés » (serveurs, concierges, aides à domicile…), mais pas pour ce qu’il y a entre les deux.
- Lawrence Katz : de tout temps l’innovation a procédé ainsi. Des emplois ont été détruits par elle, mais recréés ailleurs. (Je note au passage que le fait que ce phénomène brutalise des existences n’émeut personne.) Mais l’histoire se répète-t-elle ?
Ce blog analyse depuis quelques temps une idée. Tout ne se passerait-il pas comme si les leviers du monde occidental avaient été pris en main par une classe ? Et qu’elle les utilise dans son seul intérêt ? D’une part en pompant de l’argent des pauvres, d’autre part, moins évident, en siphonnant les ressources communes vers des technologies qui facilitent ce transfert ? Donc en produisant un mouvement qui va à l’envers de la logique même de la croissance, le gain de productivité ? Quel lien entre ce que dit le MIT et cette théorie ?
Il n’y a pas infirmation. Les gains de productivité peuvent être sans lendemain. Ce qui semble manquer par rapport à la marche normale de l’innovation, c’est l’apparition de nouvelles activités à forte productivité. Une part de la création d’emplois parait se faire dans le service au riche. (Nous réinventons le personnel de maison ?)
(A noter, que ce mouvement, s’il est avéré, a peu de chances d’être voulu. Il est probablement le résultat d’un principe, par exemple une forme d’égoïsme, la volonté de profiter de plus faible que soi…, partagé par l’ensemble de la société. Il produit des effets macroscopiques qui laissent croire, à tort, à une volonté humaine.)
Pourquoi pas de révolution industrielle ?
Mes trois billets précédents sur la destruction destructrice semblent dire que la logique de notre développement a été d’appauvrir les pauvres pour enrichir les riches. Cela ressemble au scénario décrit par Marx. Mais c’est aussi celui de la révolution industrielle. La concentration de capital entre quelques mains a permis un développement sans précédent. Pourquoi cela n’a-t-il pas été le cas cette fois-ci ? Deux hypothèses :
- Le capital n’a pas été concentré dans les bonnes mains. Ceux qui, cette fois, se sont enrichis sont des salariés, pas des entrepreneurs. Ils ne réinvestissent pas leur capital de manière productive.
- Créer peut demander infiniment plus d’hommes et de ressources qu’alors. Les scientifiques de l’époque n’avaient pas besoin de beaucoup de matériel. Et leurs travaux conduisaient facilement à des applications industrielles. Or, la dernière grosse vague d’innovation (y compris Internet) provient de l’effort de guerre, seconde et froide, et de la colossale conjonction de moyens qu’il a suscité.
Destruction destructrice
Troisième billet sur un curieux phénomène sur lequel je m’interroge depuis quelques temps. L’économie est-elle en mode auto destruction ?
Précédents épisodes : la logique de notre développement semble être le « moins cher ». Réduire les salaires, mais aussi réduire les prix. Ce qui est le mécanisme de la dépression.
Nouvel épisode. L’allocation des ressources. Lorsque l’on y regarde de près, nos ressources financières ou humaines ne semblent pas aller vers des usages productifs, mais destructifs. Gouvernements et fonds d’investissement conjuguent leurs efforts pour développer des start up Internet, alors qu’elles semblent avoir un effet (globalement) destructeur. Les ingénieurs et les scientifiques, qui pourraient développer ou contribuer à de nouvelles entreprises, sont aspirés par le management, la banque, ces start up…
Internet et la contraction de l'économie
Nouvelle tendance. Location et partage. C’est facilité par Internet. Et cela pourrait conduire à une grande dépression. En effet, cela correspond à une tendance à la contraction des dépenses. Ce qui produit le rétrécissement de l’économie. (Donc chômage, faillites…)
Poursuite de la curieuse question que posait mon billet précédent. Sommes-nous dans une phase d’auto-destruction de l’économie ? Serait-elle accélérée par Internet ?
