Valeur travail, beaucoup en parlent, peu pratiquent. Pas surprenant : il n’est pas facile de travailler : je sors épuisé de cette année. J’ai interrogé, aidé des entrepreneurs, et, même, rencontré quelques élus. Et surtout, ce fut un casse tête. Il est extraordinairement difficile de comprendre ce que l’on voit. Mon inertie intellectuelle est phénoménale. Qu’ai-je appris ?
L’innovation que constatent les interpreneurs n’est pas celle dont on parle. Pourquoi ? La « globalisation » a évacué les « contingences terrestres » pour des « innovations de rupture », super intelligence, conquête du système solaire, élimination de la mort, etc. Aujourd’hui, les « contingences terrestres » se rappellent à nous. Ce sont elles auxquelles répondent nos entreprises. Notre situation ressemble à celle de l’après guerre : notre économie est à (re) construire. Comment faire ? La démarche du Conseil National de la Résistance est appropriée.
Pour reprendre le vocabulaire de la classe politique, nous devons avoir l’ambition de la « cohésion sociale ». Nous en avons les moyens : PME et territoires ont un potentiel ignoré ; ce qui leur manque pour l’exploiter, personnels qui sortent des grandes entreprises et capitaux privés, cherchent ce type d’opportunité !
Ce programme est apolitique. Il doit faire l’unanimité. Surtout : le CNR parlait « d’esprit de Valmy ». Chacun doit prendre son sort en main, avec une belle motivation. Après guerre, cette motivation était le « progrès », la certitude que la société était dans la voie de la raison, que la condition de l’humanité allait se transformer. Pourquoi ne serait-ce pas aussi la nôtre ?