Dans ses mémoires, de Gaulle raconte une rencontre avec Blum. Blum comprend de Gaulle, mais est pris par le téléphone qui n’arrête pas de sonner. J’ai l’impression que nous sommes dans cette situation. Les gens sont pris dans un train-train ridicule et n’imaginent pas que cela puisse changer.
Après la mort de De Gaulle s’est installée la croyance que le Français est un cas désespéré. Et, effectivement, il en donne le spectacle : comme dans L’étrange défaite de Marc Bloch, nous avons nos officiers qui doutent de leurs troupes et nos usines d’armement en grève. Mais, comme l’a montré de Gaulle, avec ses Français libres, ou encore le CNR, il y a une « bonne façon » de les prendre, et, alors, ils font des miracles.
Nous devons changer l’image de la France, pour que ses citoyens (« élite » en tête) croient à son potentiel (« génie » ?). Et ce en montrant, par l’exemple, même petit, que lorsqu’il se mobilise, il déplace des montagnes ?