Réquisition de logements vides

Hébergement de SDF. J’entendais une ministre annoncer la réquisition des logements vides. Je m’interroge.

Ne s’en prend-elle pas au droit de propriété ? N’est-ce pas un droit de l’homme ? Un socialiste n’est-il pas supposé défendre les droits de l’homme ? D’ailleurs, qu’est-ce qu’un logement vide ? Ne devrait-on pas compter comme vide les grandes habitations occupées par peu de monde ? à propos, jadis les églises accueillaient les pauvres, pourquoi n’est-ce plus le cas ? Pourquoi, plus généralement, les bâtiments publics, qui sont vastes et qui ne servent que quelques heures par jour ne sont-ils pas réquisitionnés ? Ce qui m’a rappelé un article de The Economist qui expliquait que Londres offrait un toit à ses SDF : pourquoi, diable, le socialiste Paris n’y parvient-il pas ?

Inefficacité grossière, dit Julien Damon, si je le comprends bien. Les fonds consacrés à l’hébergement des SDF croissent. L’Etat, les associations, les villes… les gaspillent par la désorganisation de leur action.
Avec les compliments de la Mairie de Paris

La puissance publique ne devrait-elle pas nous protéger, plutôt que de nous accuser de ses impérities ?

PS. wikipediasur le droit de propriété :

Les droits de propriété sont protégés par la loi, la constitution ou une déclaration des droits. Le cinquième et le quatorzième amendement de la Constitution des États-Unis, par exemple, protègent explicitement la propriété privée. On retrouve également cette protection dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, article 17, dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, article XVII, et dans la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), protocole n°1.

Green Zone

Film fort efficace de Paul Greengrass.
On y admire la sophistication de l’armement américain, qui permet d’identifier dans le noir, et d’un hélicoptère, qui est ami ou ennemi.
Scénario vraisemblable ? Est-ce important pour le réalisateur ? Il fait passer un message clair : la guerre d’Irak a été une aventure montée par des apprentis sorciers, menteurs et manipulateurs, en costard cravate et sortis des meilleures écoles.
Le « mauvais » du film ressemble comme un frère aux dirigeants des grandes entreprises, des banques et des fonds d’investissement. Et ses pratiques s’apparentent aux leurs, y compris l’usage de théories fumeuses pour justifier des décisions injustifiables. On se croirait chez Enron ou Goldman Sachs.
Quant au bon, c’est Matt Damon, le « vrai Américain ». Homme du peuple (sous officier), grand professionnel, qui tient dur comme fer aux valeurs américaines et qui, lorsqu’elles sont menacées, bouscule montagnes et hiérarchies pour les faire respecter.
L’Amérique a-t-elle été corrompue par une élite de diplômés à la rigueur intellectuelle et à la morale incertaines ? Sa rédemption passera-t-elle par un retour à ses valeurs éternelles, que porte en lui l’Américain du peuple ?