Coup de pub. Hier, elle était inconnue. C’est maintenant une célébrité. La société, judicieusement nommée « CrowdStrike », est parvenue à arrêter l’économie mondiale.
Apparemment, elle aurait diffusé un peu rapidement une nouvelle version de son logiciel de cybersécurité, qui aurait eu un effet imprévu. Ce matin, on soupçonnait, qu’elle n’avait pas fait correctement ses tests. (Personnel en vacances ?)
Intéressant événement à plusieurs titres.
De mon vivant, en quelque sorte, j’ai vu l’évolution du test. Jadis il était fait avant la mise sur le marché, maintenant, il est fait par le marché. On peut d’ailleurs se demander si Boeing n’a pas adopté cette philosophie. C’est une innovation.
Ensuite, cela illustre un concept que l’on trouve en statistique, et qui n’a pas la notoriété qu’il mérite. Exprimé en termes de cybersécurité, il peut se dire ainsi : il y a deux types de risques : celui de ne pas se protéger, et celui que présente la protection elle-même.
D’ailleurs, les journaux posaient la question de savoir qui devait assurer l’incident : l’assurance doit-elle payer pour les dommages encourus par le logiciel de protection qu’elle a demandé d’installer en contrepartie de l’assurance de l’entreprise ?