Chaque société a eu ses héros, citoyens romains « vertueux », saints et martyrs chrétiens, nobles – braves de pères en fils, « entrepreneurs de vertu » modernes, etc. (Concordance des temps.) Ils illustrent ce qu’elle dit être bien. Les héros sont des leçons pour petits enfants.
Dans le cas des résistants ou de Soljenitsyne (un héros de l’Occident ?), il semble bien que ce soit une question de « valeurs » de la personne. Ces valeurs sont celles de la société, ou d’une partie de celle-ci (Pétain se disait martyr). Une situation est « inacceptable » pour l’individu, qui est prêt au sacrifice de soi pour la faire changer. Raison égoïste ?
Mais je me demande, s’il n’y a pas un autre héroïsme. J’ai assisté plusieurs fois à des transformations d’entreprises en crise. Au début, les employés donnaient un fâcheux spectacle. Peut-être pas tant une question de comportement que d’écart ridicule entre les actes (mesquins) et les paroles (glorieuses). Puis, soudainement, tout ce monde s’attaquait au changement, et chacun rivalisait de dévouement pour le bien de tous. Humilité et exploit anonyme.
Peut-être est-ce là l’esprit de l’équipe sportive quand elle est une réelle équipe ? Tous héros ?