Si l’on n’a pas de « moment Schröder », pourrait-on avoir un « moment Trump » ?
Comme il semblait déjà clair lors de son premier mandat, derrière ses provocations, se cache un raisonnement tout à fait logique : puisque ce que l’on a fait jusque là ne marche pas, il faut aller à l’opposé.
Ainsi, par exemple, lorsque l’on dit qu’il nie la science, ce n’est pas tout à fait juste. Car la science a été instrumentalisée ces derniers temps, pour faire passer en force des opinions non scientifiques, puisque la science n’affirme pas.
En tous cas, Aristote à probablement raison de dire que le contraire d’un mal est un autre mal. Seulement, au troisième coup, si l’on en croit Hegel, on peut taper juste. Trump, réincarnation de Marx ?
Pouvons-nous avoir un Trump français ? On n’en voit pas. Mais on pourrait ressentir un contre-coup de Trump. Cela peut nous tuer. Mais, il n’y a probablement qu’une menace extérieure qui puisse nous unir. A condition de ne pas repartir comme en 40.
De l’oligarchie à liberté, égalité, fraternité ? Il faudrait probablement que vienne « du terrain » une classe de gens d’action, qui remplace l’élite actuelle, perdue dans les nuages, et que la nation en revienne à un type de modèle d’intégration de tous ses citoyens, immigrés inclus, qui ressemble à celui de la 3ème République. (Modèle qui a eu cours jusqu’à récemment.)