A l’occasion des Jeux Olympiques de Londres, la BBC avait consacré une série d’émissions au thème du sport comme invention anglaise.
Il y est dit que Coubertin s’est inspiré de l’enseignement donné à l’élite anglaise, essentiellement sportif, à l’époque, pour concevoir les Jeux Olympiques. Le problème qu’il voulait résoudre est peut-être aussi celui auquel nous sommes confrontés : qu’est ce qui rend un peuple sain ? Sa réponse : la culture physique.
Ce que l’on a oublié est que les Jeux auraient pu mal tourner. Initialement c’était un travail d’amateur. Ce n’était pas des nations qui s’affrontaient, mais des individus, qui se trouvaient être là. Et les épreuves se déroulaient un peu n’importe quand. Les Jeux grecs furent un premier pas. Ceux de Paris un début de succès, mais tenus en même temps qu’une exposition universelle, et éparpillés. Les Jeux de Saint Louis aux USA furent si mal organisés et ridicules qu’ils faillirent être les derniers. C’est l’Angleterre, en 1908, qui les aurait sauvés en leur donnant leur forme moderne.
Comme quoi. On ne se souvient souvent que de celui qui a été à l’origine d’une invention. On oublie tout ce qui s’est passé ensuite. Et que son succès a pour beaucoup tenu au hasard.
D’ailleurs fut-ce un succès ? Coubertin voulait que nos corps soient sains. Or quel fut le résultat de l’olympisme ? Des professionnels sous perfusion pharmaceutique qu’observent des obèses vautrés sur un canapé ? Contre histoire de la conduite du changement ?