Pacifique

L’exploration du Pacifique. Une série d’émissions paisibles. Idéales pour l’été. Une rediffusion de France culture. (Le Pacifique, en long et en large : première de dix.)

On suit Bougainville et Cook. Et on découvre les hasards de la navigation. Les erreurs se mesuraient en milliers de kilomètres ! A tel point que l’on craignait de venir se fracasser contre quelque terre inconnue. Et ce d’autant que l’on s’est longtemps gardé de donner des informations exactes sur ses découvertes. Si bien que les cartes étaient fantaisistes. Je me suis demandé si le progrès des sciences n’avait pas fait massivement régresser les connaissances humaines. Et si ce n’était pas toujours le cas. Chaque découvreur croit qu’il peut se passer de ce qui l’a précédé ?

Il était aussi question de navigateurs de Dieppe, qui auraient parcouru le monde au quinzième siècle (avant Colomb) et auraient produit des cartes relativement précises, dont une de l’Australie ! Mais eux, leurs voyages et leurs cartes auraient disparu de la mémoire collective.

Ces voyages étaient l’aventure, au sens premier du terme. On ne savait pas ce que l’on allait trouver. Et tout ce que l’on trouvait était extraordinaire, pays, nature, sociétés. Peut-être même fut-ce la dernière fois que l’on a connu de véritables aventures.

Au fond, la véritable recherche de ces navigateur était la connaissance de la nature humaine. On était au temps de Rousseau. Ce qu’ils ont trouvé était bien plus extraordinaire que de bons sauvages. Il y a ceux qui vous agressent sans vous connaître, ceux qui vous séduisent, ceux que vous laissez indifférents, car ils n’ont aucun désir, et qui n’ont d’ailleurs pas besoin de chef, et probablement beaucoup d’autres. Ils ont découvert la complexité humaine.

Captain Cook

Les trois voyages du Capitaine Cook. Une émission de BBC 4. 

Le capitaine Cook fut un immense héros. A l’heure du progrès triomphant, il a exploré les confins du monde. Qu’on lui ait confié cette exploration est, d’ailleurs, surprenant : il venait du peuple.  Il devait probablement son succès à des capacités hors du commun. 

Curieusement, il semble avoir été victime d’un changement. Ses deux premiers voyages furent des modèles du genre. Non seulement ils furent des succès scientifiques sans précédent, mais il s’est révélé un capitaine hors pair, particulièrement apte à éviter à son équipage les maladies qui ravageaient la marine. Mais, était-il en mauvaise santé, ou était-il devenu suffisant ? Il semble être insupportable lors de son troisième voyage, et multiplier les erreurs. A tel point que l’on ne sait pas bien s’il ne doit pas la perte de la vie à une maladresse qui a provoqué l’ire de « sauvages », où à la rancune de son équipage, qui n’a pas fait grand chose pour que ces derniers ne le massacrent pas. 

Méfions-nous de notre interprétation du succès ? Nous sommes des pendules arrêtées ? Il se trouve que nous marquons parfois la bonne heure, mais c’est un hasard ?