
Il y a longtemps, une affiche pour Charles Aznavour : une signature immense, et un petit personnage qui s’efface dans sa révérence au public.
A l’époque, j’ai pensé que cela disait tout de l’esprit du consultant (de l’époque !) : une ambition démesurée, il veut changer le monde, et une immense humilité : il dépend du bon plaisir du client.
Mais ce mélange paradoxal de traits de caractères apparemment incompatibles n’est-il pas aussi celui de tous les conquérants, à commencer par les grands alpinistes ? Ils ont des rêves gigantesques, mais savent que le moindre détail peut leur être fatal ? Voilà ce qui doit être recherché chez l’individu ?
Seulement, ne font-ils pas, souvent, l’objet d’une parodie : bien des gens sont arrogants mais sans porter de grand projet ? (C’est le cas de beaucoup de diplômés ?)