Pas de 6ème République !

Mon opinion sur les dysfonctionnements actuels du pays ? Pas ses hommes, ses gouvernants en particulier, mais le système en lui-même. Le modèle technocratique de la France, hérité de la royauté. Un système qui prend comme hypothèse un président omniscient et une masse inculte n’est pas résilient ! Le pays ne marchera pas, tant qu’il sera incapable de tirer parti de l’intelligence de l’ensemble de ses citoyens. 

On me répond alors : 6ème République ! Et je m’insurge. La 6ème République c’est le Mal français, le YAKAFOCON. Le Français brasse de l’air. C’est un songe creux. Il se satisfait de belles idées. Le temps qu’on les réalise, il peut dormir la conscience en paix. 

Cette fois, il faut qu’il passe à l’action. Il faut prendre l’initiative. Amener nos réseaux humains locaux à l’intelligence. C’est ce qu’ont fait les médecins dans leurs hôpitaux, lors du premier confinement. Rien, dans notre constitution, ne l’empêche. C’est même tout le contraire !

(D’ailleurs, rien, jamais, n’a empêché un Français de contourner les lois !)

Le temps des sorcières

Il y eut un temps où l’on ne parlait que de sorcières (aussi de sorciers, mais moins).

Quand on écoute ce que l’on en disait, on peut se demander si elles n’étaient pas l’exutoire de fantasmes sexuels refoulés. La société était malade de ses lois morales, et leurs procès en étaient le symptôme ?

C’est dommage que l’on n’ait pas approfondi le concept de « fait social » de Durkheim. La société est un être, et comme les êtres, elle a ses maladies, dit-il. Elles sont dues à sa « constitution », au sens « constitution de la 5ème République ». Le propre de la société humaine est qu’elle est, au moins en partie, une invention de l’esprit humain. Et celui-ci a tendance à prendre ses désirs pour des réalités, sans en voir les conséquences.

Pour un Institut Pasteur des idées ?

(Emissions de France Culture.)

Légitimité du Conseil constitutionnel

Loi sur le renseignement. Le gouvernement saisit le Conseil Constitutionnel, qui lui donne raison.
Vue de loin, cette loi ne semble pas conforme à ce qui a fait l’esprit de la République depuis 1789. Se faire surveiller est-il un « droit de l’homme » ? A-t-on démontré l’efficacité du flicage Internet dans la lutte contre quoi que ce soit ? Et quid de ses effets pervers ? 
Non seulement le gouvernement refuse le débat démocratique, mais, en plus, il l’étouffe par l’argument d’autorité du Conseil Constitutionnel. Jeu dangereux. Car, ce faisant il sape l’autorité du dit Conseil. A la solde de qui est-il ?, est-on en droit de se demander.

PS. Un article du Point sur ce sujet. Il semble dire que les raisons de la loi seraient économiques. Et que les USA, pionniers de ce type de mesures, en seraient revenus. La France aurait-elle une fois encore une guerre de retard ?