The Economist s’intéresse aux banques d’investissement. Les belles années de la profession semblent derrière elle. Quelques banques américaines sont sorties victorieuses de la crise. (Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le contribuable américain qui devra sauver ces monstres de la faillite.) Comme d’habitude, les européennes ont pris un bouillon. (Y aurait-il quelque-chose que l’Europe n’a pas compris dans les règles du jeu de l’économie mondiale ?) En particulier les banques françaises semblent sous-valorisées. Toujours est-il que les class actions gagnent l’Europe.
Étiquette : conseil
Le siècle des utopies ?
Je lis Thatcher and sons, les réformes thatchériennes en Angleterre, et relis l’étude sur le totalitarisme de Hannah Arendt. Parallèles imprévus. Et inquiétants.
Changement de modèle économique chez les cabinets de conseil
Les cabinets de conseil en stratégie verraient leur marché stagner ou régresser. Pour maintenir leur croissance, ils attaqueraient le bas de gamme. (Ce qui expliquerait une observation que l’on m’a faite récemment : le surprenant intérêt de ces cabinets pour des marchés publics à prix très bas.)
Mais ce serait le modèle économique lui-même qui changerait, et imiterait celui des avocats. Le client en voudrait pour son argent, il exigerait des conseils de qualité. « Le conseil ressemble de moins en moins à un permis d’imprimer de la monnaie et de plus en plus à du travail temporaire ». Le junior « qui se forme chez le client » ce serait fini, place à « moins mais de meilleurs consultants ». Certains cabinets feraient des « packages de consultants indépendants », ou ne fourniraient « qu’un chef de projet ». Les grandes marques survivraient, les cabinets intermédiaires souffriraient.