Étiquette : conflit
François et Léonarda
Hier, j’entendais critiquer François Hollande pour son traitement de l’affaire Léonarda. Je me suis demandé si, au contraire, il n’avait pas bien joué. En effet que serait-il arrivé s’il avait fait autrement ? Je pensais qu’il laisserait pourrir l’événement. Mais ce n’était probablement pas possible. Et, s’il avait pris une autre décision, il serait tombé aux mains de tel ou tel camp, alors qu’il doit conserver l’équilibre. Et si, parfois, il était de bonne politique de se mettre tout le monde à dos ?
De l'illusion de l'égalité des sexes aux USA
Deux camions, face à face, roulent à pleine vitesse sur une route trop étroite pour eux deux. Que faire ? J’ai posé cette question à mes élèves. Accélérer, m’a dit une étudiante marocaine. Ce qui est effectivement une bonne solution. Dans un conflit, il faut se couper toute option. L’autre sait ce qu’il lui reste à faire. Partir dans le fossé.
Voilà ce qui se joue aux USA. Les Républicains veulent arrêter les projets de M.Obama. Et celui-ci leur répond qu’il n’a pas peur de la grande dépression. Voici une nation où être un homme a encore une signification.
Faut-il intervenir en Syrie ?
- M.Assad défie les USA. Ils ne peuvent pas ne pas agir sans perdre la face.
- Surtout, il me semble que c’est le moment d’affirmer quelque chose qui mériterait d’être une valeur de l’Occident. A savoir qu’un conflit ne se règle pas par la force, et la mort d’êtres humains, mais par la discussion. J’avoue être assez mal à l’aise avec une doctrine des droits de l’homme militante. Elle me semble n’être rien d’autre qu’une forme d’impérialisme culturel. En revanche, comme dans les théories de Richard Dawkins, je crois qu’il peut être bon de proposer quelques nouvelles idées à la sélection naturelle des idées mondiales, et de se battre pour elles. Si elles apportent quelque-chose à l’humanité, elle les retiendra. Mais, pousser cette idée signifie quelque-chose d’important pour l’Occident. Il doit acquérir un savoir faire nouveau. Devenir un donneur d’aide mondial. Une force capable d’amener des différends entre groupes sociaux à une issue pacifique. Union européenne et pas guerre d’Irak, en bref.
- Une frappe forte en Syrie peut montrer à M.Assad que l’Occident ne le laissera pas gagner. Bien entendu, cela peut le pousser à la folie. Ce qui conduirait à une explosion locale. Mais, de toute manière, si le conflit s’éternise, c’est ce qui arrivera.
Le changement en France : Mein Kampf ?
Je suis interviewé. Voici ce que ça donne.
Cette interview marque un changement. J’ai décidé d’affirmer agressivement mon point de vue. Oui, l’efficacité économique est incompatible avec le changement – conflit ! Oui, l’intérêt de l’actionnaire est que l’entreprise soit bien dans sa peau ! Oui, la science, dans son unanimité, affirme cela !
Ce n’est pas le seul changement. D’ordinaire, lorsque je discute avec un journaliste, je parle beaucoup, et rien ne sort. cette fois-ci, j’ai eu droit à un article fleuve (ou presque). Et j’aurais bien aimé avoir dit ce que l’on y lit.
Globalisation, confiance et coût de transaction
« Seules les tribus rendues solidaires par un sentiment d’appartenance peuvent survivre dans le désert ». Remplacez désert par « économie globalisée » et cela décrit fort bien le monde moderne.
Peut-on avoir confiance en un investisseur ?
Un investisseur, un peu abattu, se pose la question suivante : comment se fait-il que ses participations croient des gens comme moi, et pas des personnes comme lui, alors que nous disons la même chose ?
Comment un couple peut-il être durable s’il se livre à un jeu de dupes ?
Eric Cantona
- Application des idées ci-dessus, et aperçu théorique : Efficacité de la grève.
- Le garde-fou des extrémismes ayant disparu, va-t-on vers une vague d’attentats suicides ?
Confiance facteur de performance économique
To trust or not to trust dit que notre propension à faire confiance est fixée par notre éducation. Il semblerait qu’il y ait une sorte d’optimum de confiance culturel : être au dessus ou au dessous (faire trop, ou trop peu confiance) est également nuisible. Mais ce qui m’intéresse plus dans cet article est ce qu’il explique de l’intérêt social de la confiance. Il cite Kenneth Arrow:
“virtually every commercial transaction has within itself an element of trust… it can be plausibly argued that much of the economic backwardness in the world can be explained by the lack of mutual confidence”.
Et poursuit:
The intellectual tradition stressing the importance of trust goes back to at least Banfield (1958) and Putnam (1993). In their influential books The Moral Basis of a Backward Society and Making Democracy Work, both authors show how civic attitudes and trust could account for differences in the economic and government performance between northern and southern Italy. Along these lines, sociologists, political scientists and, recently, economists, have argued – and showed – that having a higher level of trust can increase trade, promote financial development, and even foster economic growth (Knack and Keefer 1996, Algan and Cahuc 2008, Guiso, Sapienza and Zingales 2004, Fukuyama 1995, and Tabellini 2009). Hence, the more trust the better for a country’s economy.
Autrement dit, plus les membres d’une organisation (entreprise, pays…) se font confiance, plus elle est forte et prospère.
Or, les années qui viennent de s’écouler ont été des années de méfiance, les anciennes relations clients / fournisseurs, employeurs / employés ont été rompues. Quel a été le coût économique de cette transformation ? Peut-on reprendre l’expression d’Arrow et croire que loin d’être un progrès, ces derniers temps ont marqué un recul de l’économie ? De l’espèce humaine ?
Compléments :
- Sur la dégradation mondiale des relations de travail : Suicide et libéralisme économique.
Conflits entre peuples : explication?
Plus deux populations sont génétiquement proches, plus elles ont de chances d’entrer en conflit, ou d’avoir des divergences diplomatiques.
La proximité créerait des sujets de dispute, ceci indépendamment de leur éloignement géographique. Le commerce et la démocratie adouciraient les mœurs… C’est du moins ce que dit Kinship and conflict.
