L’exploitation du gaz de Lacq a été à l’origine d’un développement industriel et technologique important. Il a donné naissance à une ville nouvelle à Mourenx et à un grand bassin industriel sur quatre sites, où sont nées les entreprises qui sont devenues Sanofi et Arkema, géants du médicament et de la chimie respectivement. Ce pôle industriel est parvenu à se reconvertir et à survivre à l’épuisement des réserves, on y trouve aujourd’hui des activités allant de la chimie fine aux énergies renouvelables.
La Société nationale des pétroles d’Aquitaine (SNPA), qui a initialement exploité le gisement et s’est développée grâce à lui, a intégré, après diverses fusions, le groupe Elf Aquitaine puis Total, qui a récupéré l’héritage technologique de Lacq.
Un exemple de phénomène que l’on nomme, faute de mieux, « business cluster ». Dans ce cas, l’exploitation (difficile) d’un gisement minable, suscite la création spontanée d’une multitude d’activités économiques, de plus en plus complexes. Elles connaissent parfois un développement gigantesque et mondial. Mais, paradoxalement, elles n’ont très vite plus rien à voir avec l’origine du cluster.
Michael Porter parle des clusters comme de « l’avantage concurrentiel » des nations.