The Economist observait, il y a déjà quelques années, que M.Clinton avait exercé une véritable fascination sur les hommes politiques occidentaux. C’était le modèle du président PDG, qui vit dans le faste des multinationales, entre deux avions, et qui devient extrêmement riche.
Je soupçonne que ce modèle du PDG salarié est celui qui s’est imposé. L’après-guerre a vu la prise de pouvoir sur la politique et l’économie par le diplômé de « sciences » administratives. Comme toute aristocrate, il s’est inventé une histoire qui justifiait sa supériorité génétique. Il était « l’élite ». Il avait été sélectionné par l’école (qui entre-temps avait singulièrement réduit son niveau et l’étendue de son recrutement). Comme le noble, il se « montrait », pour impressionner la populace par sa prestance.
(Responsable mais pas coupable ? Je soupçonne que l’on est « pensé » par la société. Notre responsabilité est de la faire évoluer de façon à ce qu’elle évite l’erreur ?
J’en suis arrivé à croire que le « libre arbitre » ne veut rien dire, de même que le déterminisme. En revanche, tout va mieux si l’on est persuadé que l’on a une responsabilité, et si l’on nous juge pour des responsabilités que nous n’avons pas assumées.)
