Instabilité du couple et péril nucléaire

Le risque nucléaire était moindre durant la guerre froide qu’aujourd’hui. La raison ? On était alors plus raisonnables que maintenant. La bombe s’est démocratisée et beaucoup de monde se sent floué. « La Chine et la Russie sont mécontents de ce qu’elles perçoivent comme un ordre international basé sur la loi et créé et dominé par l’Ouest. » Le chantage au nucléaire devient acceptable pour gagner quelques avantages. Et aucun système d’avertissement ou de négociation n’existe entre potentiels liquidateurs de l’espèce humaine.
Plus on veut égaliser l’homme et la femme plus ils sont différents. La fille tend à être studieuse et à faire des merveilles à l’école. Le garçon a un comportement de bourrin : soit il est éjecté du système scolaire et termine dans le caniveau soit il gagne des fortunes, car les postes les mieux rémunérés réclament le sacrifice de son humanité. (Et les mathématiques sont pour les bourrins !) Pas facile de constituer des couples dans ces conditions.
Pour le reste, M.Poutine pourrait avoir décidé de faire régner la terreur en Russie. Des bandes de truands exécutent ses opposants. Le plus préoccupant ?, est qu’il pourrait ne pas les maîtriser. Les Russes installés en Estonie s’intégreraient au pays. En Italie, on tente de faire de la RAI, reflet des luttes politiques nationales, une « entreprise normale ». Après une gesticulation coûteuse, la Grèce semble reprendre le chemin du précédent gouvernement. Amnesty Internationalserait en cheville avec un mouvement proche de l’Etat Islamique (Cage). Iran. L’économie souffre. « Plusieurs banques d’Etat seraient au bord de la faillite. » Règne de l’hypocrisie : les forces militaires qui le gardent s’enrichissent dans l’importation, et les groupes américains font de très bonnes affaires par le biais d’intermédiaires. Obamacare a « disrupté » l’économie de la santé et provoqué une forte innovation. Il semble que ce soit bon pour la population, et pour le système de soins, particulièrement inefficace : il consomme 17% du PIB national, et donne des résultats médiocres. Mais les Républicains ne désespèrent toujours pas d’abattre la loi. Républicains qui ont appelé M. Netanyahou afin qu’il critique leur président. Ce qui leur aurait permis de faire oublier leur dernière reculade (concernant une loi sur la légalisation d’immigrés).
Les Google, Apple et Facebook se font bâtir des sièges sociaux grandioses. « Le besoin d’élever un monument au prestige et à la puissance d’un gouvernant existe depuis les origines de l’histoire. » Et marque le début de sa fin.
La stratégie de M.Drahi est « emprunter, acheter, virer ». Même si, en ces temps de taux faibles, il ne manque pas d’investisseurs, son niveau d’endettement commence à être très préoccupant. A ce sujet, l’art est devenu le moyen de placement, de dissimulation ?, des extra riches. Un moyen un peu trop opaque, y compris pour leur propre bien.
Les grands empires bancaires (dont la BNP) passent un mauvais moment. Ils sont devenus beaucoup trop complexes, et réglementés, pour être économiquement performants. Mais aussi pour être démontés… Curieuse histoire de Citigroup, au passage : une banque monstrueuse qui ne semble pouvoir survivre qu’à coups de paris fous, qui se terminent en drames !
Le management par objectif tente un retour. Mais modifié. La définition et le suivi  du respect des objectifs individuels est collectif, et plus ou moins permanent. A nouveau, les effets pervers semblent difficiles à éviter… 

Comptabilité créative

La solution que les Américains ont trouvée à la crise ?

La moisson de résultats bancaires inattendus devient de plus en plus une question de manipulation des conventions comptables. Ça l’était déjà pas mal pour Goldman Sachs, ça l’est colossalement pour Citigroup (New Day, New Bank, Worse Story) : 3,5 milliards de création pour 1,6 de bénéfices annoncés ?

La comptabilité créative est une maladie endémique de l’entreprise américaine. Ce qu’il y a de nouveau est qu’elle gagne l’État. Il vient d’annoncer qu’en changeant le nom des actions qu’il détenait dans l’industrie financière, il lui apportait 100 md$ supplémentaires (More Accounting Games).

Soit ces Américains sont stupides et pensent qu’exploiter l’irrationalité des règles comptables trompe les lois de la nature, soit ils essaient d’embrouiller leur opinion publique en espérant qu’ainsi ils susciteront un miracle sans en payer le prix. Ce qui revient au même ?

La créature du dr Geithner.

La créature du dr Geithner

La finance américaine à son sommet.

Le patron de la banque centrale américaine imprime massivement de l’argent, et le fait savoir, pour déclencher une grosse inflation qui va liquider les multiples dettes de la nation. Bien sûr, il pourrait y avoir quelques effets imprévus, comme ceux observés en Allemagne dans les années 30. Mais sans risques, où est le plaisir ? C’est un coup de poker, comme on les aime dans le nouveau monde.

Quand aux grandes banques, elles ont annoncé des résultats particulièrement bons. Mauvaise nouvelle ?

  1. Ils viennent des salles de marché, du « fixed income market », le marché obligataire, de la dette. Pourquoi ? Parce que la crise a liquidé leurs concurrents, les prix remontent ! C’est la rançon du monopole. Ces bénéfices vont leur permettre un tour de passe-passe d’anthologie :
  2. En annonçant leur bonne santé retrouvée, elles dénoncent celle de leurs consœurs, et précipitent leur faillite. Alors que le gouvernement essayait de les sauver. 2 autres effets vont dans le même sens :
  3. Elles vont rembourser les crédits apportés par le gouvernement. Les bonus sont de retour. L’agréable ce joint à l’utile : elles vont pouvoir recruter les équipes de leurs concurrentes.
  4. Le fait que leurs autres activités soient déficitaires signale non seulement que l’économie américaine va mal, mais aussi que les affaires de leurs concurrents (qui n’ont pas de salles de marché) aussi.

Curieux : le gouvernement américain a renfloué l’assureur AIG, pour qu’il puisse honorer ses promesses et payer, par exemple, 12md$ de primes d’assurance à Goldman Sachs. Ce faisant, il a sauvé ses principales banques des conséquences de leurs malversations. Et, aujourd’hui, elles profitent à plein de la crise qu’elles ont suscitée. (Bizarrement Henry Paulson, ancien ministre des finances américain avait été auparavant PDG de Goldman Sachs. Et le chef de cabinet de l’actuel ministre des finances était un lobbyiste de Goldman, qui a tué une tentative de réforme des bonus du sénateur Obama…)

Les apprentis sorciers du gouvernement américain auraient-ils créé une créature monstrueuse dont ils sont devenus les pantins ?

Sources :