Polisse

Film de Maïwenn Le Besco, 2011.
Vie quotidienne des policiers ? Ce ne sont plus des fonctionnaires, mais des missionnaires. Ils prennent la loi entre leurs mains. Ce qui fait craindre la bavure.
Il me semble que les originaux sont bien moins héroïques et bien pensants, et bien plus dignes d’estime.

Violence à Park row

Film de Samuel Fuller, 1952.

Idéal américain de la start up. Idéalisme, talent, détermination monomaniaque et audace, à la limite de la légalité, font le bien collectif et amènent la fortune. Et la violence fait partie du métier.

Où l’on voit aussi que l’idéal de la gratuité, un des grands moments de la Bulle Internet, était déjà présent à la naissance de la presse. De bons articles attireraient le lecteur, qui attirerait le publicitaire, qui ferait vivre le journal et la démocratie, puisqu’elle dépend d’une libre information…

Un poisson nommé Wanda

Film de Charles Crichton, 1988.
Ce qui est surprenant est l’apparition en milieu de film d’un personnage qui devient central à la fin. Après enquête, cela s’explique par le fait qu’il est le coauteur du film, et un Monty Python. Donc un homme que l’on aurait dû reconnaître immédiatement comme important.
L’Anglais est cultivé et coincé, et l’Américain inculte et sans complexe. Le fantasme de l’un c’est d’être l’autre. 
Réflexion pénétrante sur les curieuses relations américano-anglaises ?

Les anges de la nuit

Film de Philip Joanou, 1990.

Ce film n’a pas eu de succès. Et, selon moi, c’est mérité.

Pourtant quels ingrédients : photo, musique, acteurs : que des stars ! étonnant pour un premier film…
Curieuse image de New York : vide. Explication : invasion par les Yuppies, une probable variante de martiens (on en parle, mais on ne les voit pas). Ils volent leurs terres aux Irlandais et aux mafieux italiens. Les premiers se reconnaissant par ce qu’ils boivent bière et whisky du soir au matin, en attendant la Saint Patrick, les seconds à ce qu’ils parlent lentement et mangent des pâtes. 

À bout de course

Film de Sidney Lumet, 1988.

Un film qui mériterait d’être connu (et d’avoir un titre qui ne soit pas une version à bon marché « d’à bout de souffle »), me semble-t-il.
La vie traquée, mais sinon très ordinaire, d’une famille d’anciens militants qui ont eu la malchance de poser une bombe dans une usine où personne n’aurait dû se trouver.
Ce qui colle mal avec la foi du charbonnier américain : difficile de voir le mal absolu dans les sentiments de cette famille de criminels pour raison de conscience. Film hautement subversif.

J’ai rencontré le diable

Film de Kim Ji-woon, 2010.

Ça commence comme finissent beaucoup de films de tueurs en série, et ça s’emballe…

Je me suis longuement demandé si la violence du film n’était pas gratuite, et si je ne m’étais pas égaré dans cette salle de cinéma.

Au fond, c’est une sorte de combat, qui a ses règles, et, comme à la guerre, les pertes humaines ne sont qu’un aspect secondaire de la question. Bataille pour la sauvegarde de la société, contre un ennemi de l’intérieur qui prétend la nier ? Est-ce cela un diable ?