« La jeunesse mélenchoniste est persuadée que la solution est le revenu universel et l’inactivité d’une grande partie de la population (sous-entendu le travail sera fait par des IA et des robots payés par les taxes sur les revenus du capital qui travaillera tout seul). » écrit un ami.
Je suis frappé par cette analyse. Je ne m’étais pas interrogé sur la jeunesse mélenchoniste.
Je vois dans cette idée, presque aussi vieille que le monde, une hérésie. La machine ne crée pas le chômage. Au contraire, le principe même de l’économie est le « gain de productivité ». Plus il y a de machines, plus un homme peut produire et plus, collectivement, la société est riche. Si je pouvais produire dix fois plus, j’achèterais dix fois plus !
Comme le dit un livre que cite ce blog, l’art du tailleur de pierre des cathédrales était de concevoir des outils qui lui permettaient de travailler vite et bien.
Bien sûr, la machine pose la question du changement. Mais elle pose surtout celle du fantasme. D’un côté, il y a les Elon Musk, qui rêvent d’éliminer le travailleur. De l’autre il y a leur opposé, peut-être bien le mélenchoniste, qui rêve de ne rien faire.
Pas étonnant que les élucubrations sur l’IA aient eu un tel succès ?