Ballon chinois

Les Américains abattent des OVNI. L’hypothèse la plus vraisemblable, les prémices d’une invasion d’extra terrestres, est écartée. On les croit chinois.

Curieux. N’ont-ils pas des satellites, ces Chinois ? s’interrogeait une invitée de Christine Ockrent.

En fait, le ballon aurait beaucoup d’avantages. Le principal : jusque-là on ne s’attendait pas à le voir. Il passait inaperçu. Mais aussi parce qu’on peut se cacher d’un satellite, qui passe à des heures connues, mais pas d’un ballon, qui vole au gré des vents.

L’Américain a peu d’imagination ? Non seulement il ne comprend rien aux extra-terrestres, mais il ne peut concevoir que les Chinois réinventent l’espionnage à l’heure de la transition climatique ?

(En tous cas, maintenant qu’il a pris conscience du danger, la chasse au ballon est ouverte.)

(PS. Comme souvent cet article a été écrit quelques temps avant sa publication. Curieusement, la réalité a rattrapé la fiction : j’ai entendu que l’on demandait à un général américain s’il n’était pas en train d’abattre des OVNI…)

Pragmatique Chine ?

On teste ? Les Anglais se sont posé la question. Puis, ils ont fait comme les autres : imposer des tests Covid aux Chinois arrivant chez eux.

Le test ne protégerait pas d’une épidémie, ai-je entendu dire. En tous cas, il a l’intérêt de nous faire savoir si oui ou non le Chinois est à l’origine d’une nouvelle variante du Covid. (Cela ne semble pas le cas, d’après les Italiens.)

La Chine aura une fois de plus adopté le modèle occidental : j’agis d’abord, et je réfléchis ensuite. Le centralisme planificateur, c’est bien, mais le crise vous force à faire des miracles ?

Ile chinoise

La Chine fut une des questions de l’année. Que se passerait-il si la Chine envahissait Taiwan ? me suis-je demandé. La France, une fois de plus, ne serait-elle pas le dindon de la farce ?

Je lisais mardi matin que « silencieusement » les constructeurs automobiles modifient leur approvisionnement pour qu’il ne dépende plus de la Chine. Ailleurs, il était dit que M.Biden accélérait la politique de M.Trump d’isolement de la Chine. L’Europe l’imiterait.

Xi Jinping aurait-il fait preuve de précipitation ? Comment se traduit « hybris » en chinois ?

(Quant à la presse française, elle s’identifie tellement à l’extrême gauche démocrate, qu’elle est incapable de voir les continuité de la politique américaine.)

Expérience chinoise

Après le Brexit, le covid. Les Anglais ont fait l’expérience de la rupture avec l’UE, et les Chinois du confinement.

Politico.eu, hier, disait que la Chine n’avait pas vacciné sa population et, qu’en conséquence, il y avait énormément de malades et de morts. Quoiqu’il n’y ait aucune information officielle sur le sujet.

J’ai pensé que c’était effectivement un moyen de tester l’efficacité des vaccins. Seulement, à la réflexion, il m’est venu l’idée qu’il devait y avoir beaucoup de pays qui n’avaient pas eu de campagnes de vaccinations aussi efficaces que chez nous (à commencer par les USA ? L’Inde ? L’Afrique ? L’Iran ? La Turquie ? La Russie ?…) et que, pourtant, la situation semblait actuellement la même un peu partout. Question : les virus et la population se seraient-ils acclimatés les uns aux autres ? Système immunitaire collectif ? Le vaccin a-t-il joué un rôle significatif dans cette adaptation ? Si oui, comment ?

Un moyen d’y voir un peu plus clair serait de comparer les chiffres des décès par tranches d’âge. En fait, il faudrait une étude scientifique de la question, qui cherche à comprendre comment se propage une épidémie, et ce qui peut en éviter les conséquences graves.

Malheureusement, le dogmatisme n’est pas qu’une maladie chinoise…

La vie en mots clés

Quelles sont vos valeurs ? voici une phrase que l’on entend de plus en plus.

Ce blog, me dit que les « étiquettes » que j’utilise le plus son : France, USA, Angleterre, crise, UE, Livre (l’étiquette dont je me sers pour identifier mes résumés de lecture), changement, culture, Allemagne, Chine.

Cela représente sûrement les préoccupations de ce blog. Je m’inquiète de mon équipe, avant tout, la France. Et de changement. Je ne veux pas la changer, car on ne change pas une équipe qui perd, selon moi. Mais l’amener à déployer les ailes qui l’empêchent de marcher.

La crise, c’est la période dans laquelle nous nous sommes engagés, période redoutablement dangereuse pour une équipe aussi faible, mais aussi occasion de métamorphose.

Et les acteurs de la crise et du changement sont les puissances qui règlent la vie de ce monde : les USA, et son ancêtre, la perfide Albion, l’Allemagne et la Chine. L’absence de la Russie révèle les causes de la guerre de Crimée : M.Poutine ne vient que récemment de trouver le moyen d’atteindre son objectif : faire parler de lui.

Quant à l’UE, elle est comme la France, faible. Mais elle a probablement eu un effet toxique pour ses membres, en absorbant et véhiculant des idéologies contraires aux intérêts et cultures européennes. De cinquième colonne, elle doit devenir solidaire, et championne de l’intérêt collectif.

Enfin, ce blog parle de « culture », au sens anthropologique du terme. L’anthropologie est mal aimée en France. Or, je la considère comme « l’arme absolue » du changement. C’est la véritable « socio logie ». La science qui permet de comprendre une société, tout groupe humain, comme être.

Europe désunie

L’Amérique relocalise à grande vitesse. En premier lieu les semi conducteurs. Car, si M.Xi envahit Taiwan, il n’y en aura plus.

Et l’Europe ? Rien.

M.Scholz, apparemment, pense qu’il faut garder les meilleures relations avec l’empire du milieu. Je lisais quelque part que l’on s’étonnait qu’il répète l’erreur que l’Allemagne a commise avec la Russie.

Non seulement l’Europe est désunie, mais elle serait en proie à une bien dangereuse idée : l’économie de marché. Comme les illusions de M. Scholz, elle semble insubmersible. Impossible, dans ces conditions de s’unir pour se défendre. Et encore moins pour attaquer.

Illustration de deux traits culturels : la vitesse à laquelle les USA renient leur discours, et l’inertie du cerveau des élites européennes (toujours sous l’emprise du discours américain).

(Ce que disait le Financial Times, lundi dernier :

TSMC: the Taiwanese chipmaker caught up in the tech cold war
Washington wants the company that dominates semiconductors to move more production to the US but Taipei is resisting)

Défier la Chine

Pourquoi Mme Pelosi provoque-t-elle la Chine ? se demandait un ami. Pourquoi risquer une guerre mondiale ? 

A mon avis, exactement pour la même raison que les Chinois nous menacent d’une guerre mondiale. Pour leur faire entendre que l’on n’en a pas peur, et que Taiwan est un sujet que nous prenons au sérieux. 

Dans ce type de sujet, la Chine, comme tout le monde, adopte la stratégie du « voleur chinois ». Quand le « voleur chinois » veut voler quelque-chose, il le déplace imperceptiblement jusqu’à ce que son propriétaire n’en ait plus conscience. 

Si l’on veut éviter une guerre, il faut que la Chine sache que l’attention des démocraties ne se relâche pas (ou plus). 

Dangereux Xi ?

On parle de guerre à Taiwan. Pourquoi ? Xi Jinping doit se faire réélire, et doit se montrer fort, car il est critiqué. (Politico.eu, hier matin.) 

Moment dangereux ? Je crois toujours que le cours naturel des choses est que la Chine suive le chemin du Japon : le repli sur soi, après une période d’expansion guerrière. L’inflexion est entamée. Seulement, il y a plusieurs façon de réagir, comme nous l’enseigne M.Poutine. 

La Chine était parvenue à occuper dans le monde sa place « d’empire du milieu ». Elle était la plaque tournante de l’économie mondiale… Que se passerait-il en cas de guerre ? 

Pendant longtemps, et encore dans ma jeunesse, la préoccupation quasi unique des économistes était « la crise ». Un sujet à remettre au programme des universités ? 

Guerre de Taiwan

Mme Pelosi rend visite à Taiwan. La Chine laisse entendre que son avion pourrait être abattu. (Politico.eu, hier matin.)

La probabilité d’invasion de Taiwan par la Chine grandit dangereusement. Que fera l’Ouest, si c’est le cas ? 

Encore plus de sanctions ? Cette fois, il n’y a plus de supply chain mondiale. La Chine fabrique tout. (Et, accessoirement, l’Allemagne est en faillite.) 

Et si l’on envisageait sérieusement cette question de « souveraineté » ?