Virus américano-chinois ?

Origines du coronavirus ? L’hypothèse du laboratoire chinois demeure. (Financial Times.) Il s’agirait d’un laboratoire à faible sécurité et d’une recherche américano-chinoise. 

La raison principale de croire à cette hypothèse est que les Chinois empêchent toute enquête. En outre, si la responsabilité des USA est engagée et que ceux-ci sont notre principal enquêteur, cela augmente la complication de l’affaire.

En tout cas, cela irait dans le sens, aussi, d’une rumeur venue de Chine : que le virus aurait son origine en Amérique. Jamais de fumée sans feu ?

Le droit à l’erreur va avec la transparence, disait un médecin…

Maison de verre chinoise

Fragile Chine ? La sortie d’épidémie (en supposant que ce soit une sortie) semble secouer le pays. « La révolution est comme une bicyclette : quand elle n’avance plus, elle tombe » aurait dit Mao. Faut-il être inquiet ? Craindre une réaction irrationnelle du gouvernement chinois ? Une récession mondiale ?… 

Un sujet à considérer sérieusement.

(Financial Times : « China economy grew 4.9% in third quarter as post-pandemic momentum slows. China’s economic growth weakened in the third quarter as a property slowdown and energy shortages highlighted the country’s incomplete recovery from the coronavirus pandemic, posing a formidable challenge to President Xi Jinping’s policy agenda« .)

Léninisme numérique

La Chine tape sur ses entreprises de la high tech. Ce qui est surprenant, car son succès tient en partie à avoir su développer sa propre Silicon Valley, en fermant ses portes au modèle original. Il y aurait trois raisons :

  • Des irrégularités de gestion. 
  • Le gouvernement chinois veut avoir accès à leurs données, pour contrôler le pays.
  • Réorienter leur activité du frivole au sérieux, pour servir la géopolitique chinoise. 
C’est un rappel à l’ordre. Un rappel que le maître absolu est le parti communiste, et que la Chine est une dictature. Une dictature numérique. 
En Occident on s’enrichit entre deux crises, en Chine, entre deux purges ?

Chine : début de la fin ?

Evergrande, gigantesque promoteur immobilier chinois, est en difficulté. Lehman Brothers chinois ? Faut-il craindre une crise mondiale ? J’entendais un interviewé de la BBC (jeudi dernier) dire que le risque était plutôt un ralentissement de croissance de l’économie chinoise : cette crise appauvrissant le citoyen. Or, la croissance chinoise est le moteur du monde…

Cela m’a rappelé une de mes anciennes prédictions. J’ai pensé que Chine et Japon se ressemblent par leur culture. Et que la Chine connaîtrait un repli après une forte croissance. Or, il se trouve que le repli japonais a commencé par une crise immobilière… Y a-t-il plus qu’une coïncidence ? 

La France torpillée

Cette semaine on parlait d’un contrat de 50md€. L’Australie n’achète plus des sous-marins français. Elle fait équipe avec l’Angleterre et les USA contre la Chine. Bien entendu, comme au temps de la guerre froide, c’est une bonne affaire pour l’économie américaine. Tout l’intérêt de la Chine est peut-être là : justifier un néoprotectionnisme favorable à une relocalisation ?

J’entendais la radio dire que M.Biden se comportait comme M.Trump. Ce qui n’est rien comprendre à l’Amérique. M.Trump était l’archétype de l’Américain. Si on le lui a reproché, c’était le jeu de la politique comme d’habitude. 

Mais cela nous pose surtout une question, à nous Européens. Qui est le pire : le Chinois ou l’Américain ? L’un qui veut envahir Taiwan et l’autre qui exploite ceux qui lui font confiance ? Comment vivre entre Charybde et Scylla, lorsque l’on est aussi divisé que l’UE ? 

Le complot a la vie dure

Origine du virus : le laboratoire chinois est devenu l’hypothèse la plus probable. (Le Monde.)

Hypothèse d’autant plus vraisemblable que la Chine refuse toute enquête sur son territoire. 

La question que cela pose est : pourquoi notre establishment a-t-il voulu fermer la bouche de ceux qui émettaient cette hypothèse, au nom du complotisme ? Se poser cette question ne l’amènerait-il pas à adopter un communication qui a un peu plus d’efficacité lorsqu’il parle de vaccin ? 

L'Américain est-il un peu chinois ?

Mes études sur le changement m’ont fait arriver à une constatation inattendue. L’Américain n’est pas le bourrin que l’on dit. Son art du changement n’est pas celui du passage en force. 

Donald Trump illustre cette idée. Il sent une tendance que personne n’a vue (rejet des élites dominantes). Il l’exploite tellement bien, que, quasiment seul, en quelques mois, il sort du néant pour devenir candidat des républicains et vaincre Mme Clinton, en faisant tomber, de quelques voix, des Etats qui semblaient tellement sûrs, tellement teint démocrate dans la masse, qu’il n’y avait pas besoin de les défendre. 

L’art de l’Américain, de Goldman Sachs, autre exemple, c’est de sentir la tendance, la mode. C’est l’art de la spéculation. C’est l’art du navigateur. C’est le Tao chinois. 

Et c’est peut être ce que n’ont pas compris les Chinois. Au fond, ils ont un énorme complexe de supériorité. Ils continuent à croire qu’ils possèdent une culture hors pair, et qu’il leur suffit d’acquérir la technologie occidentale pour redevenir le centre du monde. Mais, il est bien possible qu’ils aient été défaits à leur propre jeu : la systémique. 

Wall Street et la Chine

« Wall Street’s new love affair with China. At a time of growing geopolitical competition, US and European investment firms are plunging into the Chinese market. » disait le Financial Times. 

Les délocalisation, aussi, s’accélèrent, semble-t-il. 

Que se passerait-il si la Chine déclarait la guerre à Taiwan ? Nos Etats viendraient au secours de nos multinationales en faillite ? 

Défaillance du marché ? Plus le risque grandit, plus les profits possibles le font aussi, et moins il y a de place pour la prudence ? 

Chine – USA : des choix douloureux en perspective ?

Il va falloir choisir entre la Chine et les USA. Des deux côtés, on se prépare à une guerre froide. Un cours du Collège de France rappelait que cela allait nous obliger à quelques choix difficiles. (Et que se passerait-il si la Chine attaquait Taiwan, ce qu’elle compte bien faire ?)

En effet, si notre coeur va vers les USA, et sa démocratie, plutôt que vers le Parti Communiste chinois, il en est tout différemment des intérêts de nos multinationales. (Et de l’Allemagne.)

Quant aux USA, c’est devenu une « puissance du Pacifique », qui se fiche de l’Europe, comme de sa première chaussette.  

L’Europe saura-t-elle devenir adulte et indépendante ? Voilà un changement qui s’annonce douloureux. En tout cas, elle devrait commencer à s’y préparer.