La culture au sens anthropologique du terme n’est pas propre à l’homme. La culture est liée à la vie en société. Ce sont des règles partagées par le groupe.
Une utilité ? C’est grâce à elle, par la vie en société, qu’un individu apprend un comportement.
Mais la culture n’est-elle pas aussi un danger ? Car si le groupe prend une mauvaise habitude, les forces sociales tendent à empêcher qu’elle ne change !
On a fait une expérience sur les mésanges qui donne le résultat suivant :
Si le groupe reste entre lui, il ne change pas. Mais si l’on introduit des individus extérieurs, il découvre ses erreurs. Le phénomène est contre-intuitif. Car ce n’est pas l’extérieur qui trouve, mais l’intérieur. En effet, les membres du groupe initial, de temps en temps, découvrent la bonne solution. Mais ils sont ramenés dans le troupeau. En revanche, les nouveaux, eux, voient l’intérêt de l’innovation. Quand ils commencent à en profiter, les autres les suivent. (Great tits and group think, Naturebang de la BBC)
Curieusement, tous les changements que j’ai menés ressemblaient à cela. J’ai identifié quelqu’un qui avait trouvé la « bonne solution », et j’en ai fait une stratégie globale. Mais je n’étais pas toujours étranger au groupe. D’ailleurs, quand je suis parti de mon premier emploi, un de mes collègues m’a dit me regretter car j’étais le seul « à descendre de la bicyclette pour regarder les autres pédaler » !
(Théorie du leader et du manager de John Kotter ?)
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