Ce blog a commenté, jadis, une remarquable histoire de la Chine. On y lisait, notamment, que Mao avait, au cours de sa longue marche, rassemblé les forces de l’intérieur du pays et rejeté à la mer l’influence étrangère, qui était la cause de son mal.
J’ai le même sentiment concernant de Gaulle. Il est arrivé au pouvoir avec ses « résistants ». Des gens droits et sans compromission. Ils ont renouvelé la société, par le bas.
Le changement est-il toujours de cette sorte ? Lorsqu’on lit les travaux modernes de Philip Kotter, sur le changement en entreprise, on n’est pas loin de le croire. Le changement serait une question d’incorruptibles ?
Seulement, il existe un curieux phénomène inverse. Les sociétés en paix sont la proie des parasites. Est-ce un phénomène nécessaire et naturel, un genre de destruction créatrice ?
(Une autre idée pourrait être que le mal, c’est la paix. Le parasite ne peut attaquer une société inquiète. En revanche, il est possible qu’une telle société reste stationnaire, comme les sociétés dites « primitives », et qu’elle finisse par être balayée.)