Eric Hebborn, faussaire

Hasards de wikipedia. Je tombe sur la fiche de Eric Hebborn. S’il n’avait pas dit qu’il était un faussaire, on ne l’aurait pas su. En fait, il avait inventé l’Intelligence artificielle avant celle-ci. Il ne copiait pas, il créait des oeuvres originales, dans l’esprit de tel ou tel artiste, mais bien mieux que lui.

Et il jouait sur l’appétit du lucre de certains, et l’incompétence des experts. Exploiter l’hypocrisie sociale, éternelle technique de conduite du changement ? (Mais qui demande tout de même du génie ?)

Hygiène du changement

Il y a 6000 ans est apparu dans l’ADN humain celui de porteurs de maladies issues des animaux. Aujourd’hui, cette cause de maladies est massivement dominante et, de surcroît, en forte augmentation.

Tout tient à l’invention de l’élevage. Les animaux se sont trouvés dans des conditions de promiscuité, qui ont favorisé l’émergence de fléaux, qui ont été ensuite transmis à l’homme.

(Science in action.)

Face à cette question, il y a deux réactions. D’une part, celle de l’activiste, qui veut que tout cela cesse immédiatement. De l’autre, celle de l’économie, en particulier du petit exploitant, qui préfère nier la réalité plutôt que de ne plus avoir d’activité. D’ailleurs comment pourrions-nous nous nourrir ?

Enseignement ? Pas de changement si tout le monde n’y trouve pas son compte. Ce qui signifie que tout le monde doit participer à sa conception. (Ce que la littérature du changement nomme « changement planifié ».)

Le vert de l’amitié

Phénomène Pétain ? L’anti écologisme est au pouvoir. Mais, contre qui en a-t-il ? Contre l’écologie, ou contre ses champions ? Va-t-il, comme Pétain, préférer le Nazi à ceux qu’il exècre ?

Comme le disait Aristote, la bonne solution se trouve au milieu des extrêmes. Ce n’est pas parce que le Bobo s’est aliéné l’opinion que son combat est mauvais. Il est mauvais parce qu’il s’est aliéné l’opinion. Et il se l’est aliénée par ce qu’elle n’aime pas ce qui lui est imposé. Cela s’appelle le totalitarisme.

Eternelle leçon de conduite du changement.

Changement climatique

Les climatosceptiques sont au pouvoir. Les champions de la transition climatique sont inquiets. Mais, à qui la faute ?

Dans mon premier livre, je donne l’exemple de l’embouteillage. Les embouteillés s’insultent les uns les autres. Mais le problème n’est pas l’autre, mais la régulation du trafic. Qu’une personne « fasse la circulation » et il est résolu.

Je constate que, succès de communication ? tout le monde a une conscience écologique. Seulement comment l’exprimer ? La société est bloquée. On veut bien, mais on ne peut pas.

Voilà, maintenant ce que l’on rencontre en plusieurs endroits en France :

Un groupe d’entrepreneurs exploite intelligemment le potentiel économique local (partout en jachère). Ensemble ils ont une « taille critique » – le moyen d’avoir du pouvoir en France. Leur initiative a une formulation « politique », au sens « citoyen » du terme. Elle transforme l’identité du territoire. Ainsi élus et services publics locaux ont envie d’apporter leur l’aide et d’utiliser leur savoir-faire de mobilisation de la puissance de l’Etat, qui n’est pas aussi Jacobin qu’on le dit…

Ces projets de territoire, au sens véritable du terme, permettent naturellement à la conscience écologique de tous, entrepreneurs, élus, citoyens… de s’exprimer. Et l’on constate que sauvegarder l’environnement n’est pas sans intérêt économique.

Le sens du changement ? économique, puis social, puis écologique.

Sursaut

Après guerre, l’Angleterre s’est endormie alors que la France a connu une envolée économique surprenante. Cela tenait peut-être à ce que l’Angleterre était satisfaite d’avoir gagné la guerre, alors que la France était honteuse de l’avoir perdue ? Hypothèse émise par des historiens.

Je me suis demandé si ce même phénomène n’avait pas suscité l’affaiblissement de la France d’après première guerre.

Le sursaut comme moyen radical de réforme des petits intérêts, ennemis mortels de tout changement ?

Comment le susciter ?

Changement à Gaza

BCG modelled plan to ‘relocate’ Palestinians from Gaza
Boston Consulting Group modelled the costs of “relocating” Palestinians from Gaza and entered into a multimillion-dollar contract to help launch a new aid scheme for the shattered enclave, a Financial Times investigation has found.

One scenario estimated more than 500,000 Gazans would leave the enclave with “relocation packages” worth $9,000 per person, or around $5bn in total.

Financial Times du 4 juillet

Le cabinet de conseil aura marqué notre temps. Du mien, le haut fonctionnaire était un esprit d’élite comme on n’en trouvait pas ailleurs. Aujourd’hui, il se dit d’élite, mais il sous-traite son travail.

Et il le sous-traite à des cabinets dont le niveau intellectuel a sombré depuis qu’ils ont choisi la quantité de préférence à la qualité. Il faut ajouter que leur atout, après guerre, était que peu de gens faisaient des études, même primaires.

Dans ce cas on est dans une situation de « conduite du changement ». Un sujet que ces braves gens du BCG ne semblent pas avoir étudié sérieusement. Car n’y a-t-il pas quelque-chose de curieux de penser régler par de l’argent un conflit dans lequel tant de personnes jouent leur vie ?

Nom de bateau

Il était dit que la marine militaire américaine avait débaptisé un de ses bâtiments. Jusque-là, il portait le nom d’un militant de la cause LGBT.

Effectivement, ce n’était pas un état de service que j’associe à un navire de guerre. D’ailleurs comment sont-ils nommés ? Voici ce que j’ai trouvé, pour la France :

Les noms proposés doivent répondre à tes critères strictes et qui soient évocateurs selon 5 logiques :

Le milieu naturel (comme le vent : PHA Mistral, ou Cassiopée, Orion, Glycine, … )
La vertu (Le Téméraire, Le Vigilant, Le Triomphant, La Confiance, La Combattante)
La reconnaissance (Charles de Gaulle, Dixmude, Surcouf, La Fayette, …)
La cohésion de la Marine et de la Nation (Aquitaine, Auvergne, Bretagne, Marne)
Le Rayonnement de la France

Article.

Il me semble, en outre, qu’il doit y avoir un caractère militaire : Jeanne d’Arc, Clémenceau, le père de la victoire, par exemple, Dixmude est une bataille, une classe de navires de la première guerre portait le nom de « sans peur » (dreadnought)… Peut-on avoir des Louis Pasteur, Mère Térésa, Einstein, Gandhi ?

D’ordinaire, une société donne le nom de ce qui la représente le mieux à ce qui compte le plus pour elle. Je me demande si, ces derniers temps, on n’a pas pensé qu’en modifiant le langage, on changeait la culture et l’homme.

Guerre

En ce moment, France culture rediffuse d’anciennes émissions sur la guerre de 40. Beaucoup de témoignages, en particulier.

Je suis frappé par la « concordance des temps ». Le changement comme « dégel (des certitudes) » dirait Kurt Lewine ? Soudainement, tout ce à quoi l’on croyait cède. Plus rien à quoi se raccrocher. On est tout étonné. On découvre que l’on croyait penser, alors qu’on ne faisait que suivre les idées reçues. Et que celles-ci sont sans fondement.

Absurde des existentialistes ? Il se révèle qu’il y a des gens qui ont des convictions, et d’autres pas. Phénomène mystérieux.

Paradoxe environnemental

L’extraction du nickel détruit « l’Amazonie des mers ».

this ecological controversy is an example of how the demand for the metals needed to power battery technology – for electric cars and other low carbon energy sources – can damage the environment. Article de la BBC.

Etrange paradoxe ? L’écologiste détruit la nature ? Et si hurler n’était pas la meilleure des façons de « conduire le changement » ?

L’âge chiant

Dialectique de Hegel ? Le propre du changement humain, c’est la peste et le choléra ? Les sociétés obéissent à des principes. Elles changent par antithèses. Elles adoptent des principes opposés aux principes initiaux. Paradoxalement, les opposés ont l’essentiel en commun.

Dans notre cas, les révoltés de 68 se sont rêvés des parangons de morale. En réaction, nous avons Poutine, Trump et Retailleau.

L’humour serait-il un signe de bonne santé ? Un enseignement à transmettre à nos descendants ?