Georges Braque

Enfin une occasion de comprendre l’oeuvre de Georges Braque, me suis-je dit : émission de France Culture.

Je savais qu’avec Picasso, ils avaient été inséparables, et avaient créé le cubisme, à tel point que leurs oeuvres de l’époque ne peuvent être distinguées. Je savais aussi que la guerre de 14, que Picasso n’a pas faite, et de laquelle Braque aurait pu ne pas revenir, fut une rupture entre eux.

Ce qui ressortait de l’émission est que c’était Cézanne qui était à l’origine de son inspiration. Il était intéressé par la structure de l’objet et non par sa forme. Voire par ce qui était entre les objets. Un genre de surréalisme ? La réalité serait tout sauf ce que l’on voit ?

En tous cas, je ne vois rien de très beau chez Braque, et je trouve que Cézanne est triste et anguleux. Auraient-ils été victimes de ce qu’ils dénonçaient ? Ils furent le jouet de la raison ?

Cézanne

Cézanne était un « raté aigri », selon ses amis, dont Zola. Comme Monet ou Delacroix, il vient d’une famille riche. Il fait des études, à une époque où c’était rare, et choisit l’art comme d’autres le droit. Mais son succès est très tardif. Peut-être parce qu’il ne fait pas grand chose pour réussir. Il poursuit un idéal. Et, souvent, il ne parvient pas à terminer une toile, ou l’achève en dix ans. Il a dû vivre longtemps de la fortune héritée de son père.

Des tromperies de l’histoire que l’on nous raconte, des mystères de la création, et du temps qu’il faut pour changer, aux goûts de la société ?

(Références : Cézanne, Hypérion, 1948, apparemment.)