Progressivité de l’impôt

Discussion sur la progressivité de l’impôt.

En réalité, il est peu progressif. En 2023, les dépenses publiques dépassaient les 1.600 milliards. L’impôt sur le revenu représenterait 90 milliards. Ce sont les taxes qui le nourrissent. En les augmentant régulièrement, l’Etat appauvrit le pays, sans qu’il s’en rende compte.

Alors augmentons les impôts pour les riches dit la gauche. Et si on augmente suffisamment les impôts, on baissera les taxes, on augmentera le pouvoir d’achat !

L’impôt sur la fortune rapportait 5md€ en 2016, une goutte d’eau. Compenser « sérieusement » les taxes par l’impôt direct serait un coup de massue gigantesque. L’impôt n’est qu’un argument populiste : que les autres paient ?

Le problème, au moins en partie, c’est la hausse des dépenses de l’Etat. Et elle est de gauche et de droite.

(Question : n’est-ce qu’une question de dépenses ? Et si la politique, populiste ? de nos gouvernants cassait les ressorts de ce qui assure la prospérité à une nation ?)

https://france-inflation.com/dette_publique_france_1950.php#google_vignette

Budget

Cette année aura été celle de la pluie et de la dissolution.

Politique de l’offre. Notre stratège-président laisse filer le déficit. L’effet attendu ne se produit pas. Contre mauvaise fortune bon coeur, il dissout le parlement. Nouvelle manifestation de son génie. Le peuple ne peut que craindre le FN et lui donner une majorité nécessaire à faire passer un budget punitif. Chaos. Dégoûté, il quitte le pays et se donne en spectacle à l’étranger.

Comment remettre le budget de la nation en ordre ? A tort ou à raison, ce blog a eu deux idées.

  • Le propre du libéral (Mme Thatcher a montré l’exemple), c’est un Etat monstrueux et dysfonctionnel. Il ne fait plus son travail d’Etat, il est là pour imposer les lois du marché. Et il lui faut toujours plus de monde pour cela. Une première source d’économie majeure pourrait donc être non de virer du fonctionnaire, mais de remettre l’Etat en ordre de marche. De le ramener 50 ans en arrière.
  • Sans le dire, le gouvernement a fait une « politique industrielle ». Il a abreuvé la start-up d’argent. C’est contre-productif : elle vit hors marché. Elle ne démontre rien, ne vend rien. Aucun investisseur n’en veut. Et si elle réussit à suffisamment « épater la galerie », elle part aux USA ! Cet argent semble totalement improductif. Réorienter ces fonds ? Ou simplement ne plus les dépenser ?

Participation

Parmi les pistes nouvelles explorées, c’est le retour du travailler plus. Mais à la différence de Nicolas Sarkozy, ce ne sera pas forcément pour gagner plus, mais déjà pour conserver notre modèle social. Plusieurs options sont sur la table pour faire travailler davantage les Français. Pas sûr que tous entendent cet appel au sacrifice, même pour éviter le déclin inexorable annoncé.

Philippe Mabille, de la Tribune, hier.

Problème complexe. Je constate qu’il est difficile de faire accepter une décision à une personne si elle n’a pas contribué à sa recherche.

Fini de rire

Le citoyen observe avec amusement le spectacle pitoyable que lui donne son élite politique.

Mais ne rit-il pas de son malheur ? Car le pays est en piteux état. Et l’on parle maintenant d’augmenter les impôts sérieusement. Comme d’habitude, les fonctionnaires cherchent quelque mesure subtile dont personne ne serait susceptible de comprendre la portée.

A cela s’ajoute le fait que M.Barnier veut rajouter à la dette actuelle la « dette écologique ». Le tsunami qui fait déborder le vase ?

Le danger ? Frapper ceux qui ne peuvent pas se défendre : le tissu économique des PME, qui ne peut pas s’expatrier, et le « petit peuple », qui est à la limite de flottaison, et qui ne peut plus encaisser d’augmentation du coût de la vie (autrement dit les Gilets jaunes).

Comme le disait M.Barnier, il faudrait tout de même que l’activité économique redémarre. En effet, en dernière analyse, n’est-ce pas de là que viennent les impôts ? Seulement, cela dépend de la volonté de millions de gens, pas de celle d’un démiurge.

Budget

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de budget ?

D’après ce que l’on entend, l’anticipation de difficultés à faire adopter le budget de l’Etat est la raison pour laquelle notre stratège suprême a décidé de nous dissoudre. Si l’on croit à la théorie de la « burning platform » selon laquelle le changement ne se fait qu’en situation désespérée, ce fut un coup de génie.

Que signifie que le budget ne soit pas adopté ? Les impôts ne sont plus prélevés, les salaires des fonctionnaires ne sont plus versés. L’Etat ne fonctionne plus. Anarchie et loi de la jungle ? Le monde de Mad Max ?

Apparemment, la situation n’avait pas été prévue par la constitution. Diverses mesures d’urgence sont possibles. En dernier recours, le président peut saisir les pleins pouvoirs. Ce qui ne devrait pas être pour lui déplaire.

En tous cas, cela ne permettra probablement pas de grandes subtilités et l’adoption de mesures à long terme susceptibles de redresser une situation que l’on dit désespérée.

Après tout, le Liban continue bien à vivre…

(Opinion de constitutionnalistes.)