Le Brexit ou l’énantiodromie ? Il devait avoir deux vertus. « Global Britain » : l’Angleterre allait faire de grosses affaires avec le monde du libre échange (en particulier la Chine et les USA), qui est partout, sauf en Europe, comme chacun sait. Et plus d’immigration.
Pas de chance. En prévision d’une invasion de Taiwan, ou d’autres événements de ce type, il faut, en urgence, reconstruire les moyens de sa souveraineté. Le monde entre dans une économie de guerre. Protectionnisme et investissements massifs sont à l’ordre du jour. La petite Bretagne est toute seule, dans le froid. Non seulement sa croissance n’est pas ce qu’elle aurait dû être, au sein de l’UE, mais, à l’envers du mouvement général, elle réduit son investissement !
Quant à l’immigration, elle ne s’est jamais aussi bien portée : les immigrés des colonies ont remplacé les Européens.
Seule la City (qui s’opposait au Brexit) garde la tête hors de l’eau.
Voilà ce que je retiens de l’émission Politique étrangère de Christine Ockrent.
(Voilà ce que disait le Financial Times, lundi dernier :
America is toppling the EU from its regulatory throne
Corporate rules are more likely to be handed down by Washington than Brussels these days.)