Le Brésil a transformé ses entreprises d’État en champions nationaux. Ils « peuvent consolider leurs marchés, réduire la concurrence et accroître leurs profits, avec l’argent du gouvernement ». (Too little, too late)
Étiquette : Brésil
Le capitalisme n’a pas la cote
Fragile Brésil ?
Changes : l’Amérique ruine le monde ?
Les politiques qui sont supposées résoudre le problème en sont, au contraire, la cause. (Jay Forrester, le fondateur de la systémique.)
Éliminer la mafia
Sanctions et Iran
Brésil
État fortement interventionniste, qui a construit ses actuels champions industriels de manière fort déterminée (en particulier Embraer). Plus curieux, ce pays semble distribuer l’argent de l’état aux riches.
Par exemple, les pauvres paient de mauvaises études, les riches vont dans des universités gratuites. Les entreprises d’état, qui sûrement lui avaient coûté fort cher, ont été privatisées. Et puis :
Brazil has a stubbornly high murder rate and a violent police force. Many of its politicians see nothing wrong with stealing public money or appointing relatives to jobs within their private kingdoms, and refuse to resign when found out. It is a place of misery where 17% of homes do not have running water and too many families live in home-made shacks by motorway bridges. A place where many people convicted of serious crimes go unpunished, and those in prison live out a brutalised existence. And a place of environmental devastation that government is powerless to stop.
Le président da Silva semble avoir rendu ce monde un peu moins injuste. Mais est-ce le miracle dont on fait un tel cas aujourd’hui ?
Compléments :
- Premier article d’un dossier sur le Brésil : Getting it together at last et le dernier : Two Americas.
Défilé chinois
Le 60ème anniversaire de la Révolution Populaire s’est résumé à un défilé militaire (Party like it’s ’49). Mais à un défilé qui mérite une réflexion. Car tout l’armement qui parade est chinois, et il est au top mondial.
C’est étrange, me suis-je dit, mais la Chine n’est qu’au début de son ascension et déjà son armement est bien meilleur que le nôtre. Et en plus elle paraît remarquablement innovante dans des industries stratégiques, mais qui ont disparu ou disparaissent de nos territoires (cf. l’électronique).
C’est probablement ce qu’a compris le Président brésilien : à quoi lui serviraient nos Rafales, même si on lui fait cadeau du savoir-faire de notre industrie aéronautique, comme le veut notre Président ?
Forte Europe ?
- Mes idées sur l’Inde (à approfondir) viennent principalement de V.S Naipaul, L’Inde, et Louis Dumont, Homo Hierarchicus.
Le protectionnisme avenir de l'économie ?
Les BRIC (ou plutôt BIC, la Russie allant assez mal) ont une situation enviable. L’état de leur économie est déconnecté de celui du reste du monde, riche, pauvre ou émergent. Pourquoi ?
- « (ils) furent prudents dans la libéralisation de leur système financier, si bien qu’ils ont été moins affectés que, par exemple, l’Europe, par l’attaque cardiaque financière de l’Ouest ».
- Ils sont gros, donc ont un marché intérieur qui les porte en période de crise. D’ailleurs, ils importent et exportent relativement peu, et ont une production relativement diversifiée (une partie au moins profitera du démarrage de l’économie). Ils sont donc à la fois peu liés à l’extérieur et à ses crises et ils peuvent stimuler leur économie sans fuite. En outre, l’épargne de leurs populations nourrit le pays quand il ne peut compter sur la finance internationale.
- Le résultat de la crise chez eux est « une grosse croissance de la taille du gouvernement et des grandes entreprises d’état ». « Si les BRIC ne peuvent pas sortir de la récession par l’exportation, l’extension du gouvernement est la principale alternative à l’effondrement subi par les autres gros exportateurs de capital que sont l’Allemagne et le Japon ».
Doit-on voir ici la description de ce qui pourrait être l’avenir économique du monde ? Des « blocs », relativement refermés sur eux-mêmes et autonomes, qui commercent de manière mesurée ?
The Economist, dont je tire cette étude (Not just straw men), se convertirait-il au protectionnisme après 150 ans de promotion de la globalisation ?