J’ai lu quelque part que Google « souhaiterait aussi réunir sous la marque Google plusieurs services de l’entreprise, tels que Picasa et Blogger ». Est-ce pour cela que l’interface de gestion de Blogspot a changé ?
Étiquette : blogspot
Blog : spécialisation
Blogger contre WordPress (2)
- Il est possible d’avoir des thèmes un peu plus variés et un peu plus beaux que par le passé et de créer des « pages » (voir les onglets).
- Jusque-là il était fort difficile de placer des « widgets » dans la colonne latérale. Le bug a été corrigé.
- Il demeure que l’éditeur de texte est rudimentaire, que les thèmes sont relativement peu nombreux, et, surtout, que la zone commentaire ne permet pas de saisie très confortable.
Pourquoi ce blog n’a pas migré sur WordPress
- Blogspot s’adresse aux gens qui parlent surtout à eux-mêmes (comme moi).
- WordPress est fait pour ceux qui parlent surtout aux autres, qui écrivent un petit nombre de belles choses bien finies (comme Hervé).
Google out (2)
Une nouvelle fois Blogspot ne fonctionnait pas ce matin.
Ce n’est qu’un blog, rien d’important, me direz-vous. Pas tout à fait. Google prétend être un champion du « cloud computing » : voudriez-vous confier les données importantes de votre société à une entreprise qui a un tel sens de la qualité de service ?
D’ailleurs, peut-on confier quoi que ce soit d’important à une organisation qui a pour seul intérêt le bénéfice de l’actionnaire ? Je me posais cette question il y a peu lorsque je me suis rendu compte que les liens que j’avais faits avec des articles du Monde ne fonctionnaient plus. Normal, après tout, c’était du contenu gratuit. Oui, mais peut-on établir la moindre relation de confiance avec une entreprise qui donne et qui reprend sans crier gare ?
Serait-il temps de réfléchir à ce qui peut être confié au marché, et à ce qui ne doit absolument pas l’être ?
Compléments :
- En fait, ce sont les avocats du libéralisme économique qui sont les plus efficaces fossoyeurs de la confiance que l’on peut lui faire : ne disent-ils pas que son fonctionnement naturel est la destruction créatrice ? L’entreprise pouvant disparaître du jour au lendemain, on ne peut se reposer sur elle pour rien de réellement important.
Mille et quelques
Exactement 1005 billets depuis la création du blog.
- Je n’ai pas eu l’impression d’écrire en continu sur un an. Je n’ai pas vu passer ces mille billets. Je ne me souviens même plus d’avoir commencé il y a un an, et encore moins des étapes intermédiaires.
- Question conduite du changement. Écrire des messages est-il devenu une seconde nature ? Écrire me demande toujours un effort, ce n’est pas entré dans le traintrain de la vie. Madame de Sévigné, ce n’est pas moi. De même, je ne pense pas que quoi que ce soit se soit amélioré (aisance d’écriture, par exemple). Le blog est un changement qui n’a pas totalement réussi.
- La technique du « flux », c’est-à-dire de publier un nombre constant d’articles au cours du temps, donc de décaler écriture (située dans les périodes de creux de mon activité) et publication, est une innovation qui me satisfait. Malheureusement la fonction de publication différée de blogspot ne fonctionne plus. La conscience professionnelle n’est pas le fort des technologies de l’information, et probablement une des faiblesses de l’économie de marché. À moins qu’il faille y voir ce que Tocqueville pensait un trait de caractère américain : quick and dirty ?
- Question « les décisions surviennent » : intérêt du blog pour moi ? C’est probablement en premier la lutte contre la paresse intellectuelle. Non seulement il me force à émettre une pensée, qui sans cela se serait évaporée, et à la justifier, mais surtout, écrire ma dernière surprise lance une réflexion inconsciente qui mène immanquablement, éclairée par d’autres événements apparemment sans liens, à un constat inattendu, à la découverte d’une sorte de loi de la nature.
Compléments :
- « les décisions surviennent » : l’homme ne « prend » pas de décisions, il fait quelque chose pour des raisons inconscientes, que l’on peut déterminer a posteriori par observation de son comportement. Sa raison lui sert surtout à « rationaliser » ce comportement, c’est-à-dire à l’expliquer comme l’application délibérée de règles culturelles de son milieu. MARCH, James G., A Primer on Decision Making: How Decisions Happen, Free Press 1994.
- Les raisons d’écrire un blog : Les bloggers sont sympas.
- La remarque de Tocqueville vient de De la démocratie en Amérique.
Google Chrome marque un point
Suite de Google Chrome victime du « Good enough » ? Dans la série, « j’ai toujours tort ».
Je me suis converti à Chrome. La lenteur d’Explorer est exaspérante. Les vertus de la vitesse valaient bien un effort d’adaptation de ma part, me suis-je dit. Du coup j’ai découvert pourquoi certaines fonctionnalités de blogspot ne fonctionnaient pas (par exemple la correction orthographique lors de la saisie d’un commentaire, ou l’éditeur de billets – capricieux) : la faute d’Explorer.
Il ne semble pas possible de désinstaller Explorer. Ce qui, au fond, n’est pas gênant. Par contre, j’ai l’impression que ce que j’ai enregistré sous Explorer ne peut être lu que par Explorer… Le changement n’est probablement pas encore fini.
Google out
Pendant une bonne demi-journée impossible d’enregistrer un billet sur Blogspot. Ça marche un peu mieux. Mais pas totalement rétabli. Heureusement qu’il y a des groupes d’utilisateurs. Au moins, j’ai pu savoir que je n’étais pas seul.
Ça me rappelle un retour en métro il y a quelques semaines. Bruits bizarres, éclairs, fumées, arrêts, départs, arrêts… Passagers inquiets. Messages du conducteurs et fin du trajet à pied, sur le ballaste. Pendant quelques jours je trouvais miraculeux qu’un métro puisse ne pas avoir de pannes. Ça me rappelle aussi la caisse de retraite qui est dans mon immeuble : pendant des mois son alarme se déclenchait en pleine nuit. Impossible de lui faire entendre raison en dépit de plusieurs recommandés, et visites. J’en étais arrivé à envisager un procès. Et je vous épargne les malheurs que m’a infligé mon éditeur (et pourtant il dit le plus grand bien de mes travaux !).
C’est dans ces moments là que l’on comprend la beauté de la société et tout ce que nous lui devons. C’est aussi à ces moments là que l’on comprend qu’il n’en faudrait pas beaucoup pour que tout se dérègle et que notre vie devienne un cauchemar. Il suffit juste que nous fassions notre tâche avec un tout petit peu de laisser aller…