FTX

Depuis quelques temps je suis bombardé de nouvelles concernant la faillite de FTX, et de son fondateur qui a pour nom, curieusement, « Fried ». Ou, peut-être plus curieusement, « Bankman-Fried ».

Il s’agit de bitcoin. Et j’ai toujours considéré que ce n’était pas sérieux. Une histoire de libertaires, qui rêvent d’un monde sans contrôle, et pour qui la banque est le diable. Je ne m’en occupe pas, donc.

Ce qui est une grave erreur. 68 nous l’a prouvé. On n’a pas pris au sérieux ce qui se disait alors. Et pourtant, cette « pensée » stupide est dominante.

En tous cas, l’histoire du dit Bankman-Fried, si j’en crois wikipedia, est typique de notre époque et des USA. C’est un fils de l’élite intellectuelle, un surdoué, comme tous les enfants de ce milieu, qui fait des études d’élite. Apparemment, sa faillite tient à une erreur de débutant. Probablement, que seule l’élite peut faire.

Il a l’idée de FTX et fait fortune en un claquement de doigts. Mais c’est aussi un bien pensant. (Ce que dit son nom : c’est la combinaison de ceux de ses parents.) Un « altruiste », qui vit en communauté, et qui compte utiliser sa fortune pour faire le bien.

Extraordinaire à quel point on peut être déterminé par son milieu ? Particulièrement quand on est un esprit d’élite ?

Crypto régulation

Les crypto-monnaies vont entrer dans le champ de la loi, apprend-on. Il se trouve, en outre, que l’on a découvert récemment qu’elles n’étaient pas écologiques, car elles consommaient beaucoup de charbon chinois. 

Marche éternelle de la société ? Elle est prise de surprise par l’innovation et a besoin de temps pour reprendre ses esprits ? 

Mais, ses temps de réaction ne sont-ils pas un peu long ?

(Financial Times : « US regulators signal bigger role in cryptocurrencies market. US financial authorities are preparing to take a more active role in regulating the $1.5tn cryptocurrency market, amid growing concern that a lack of proper oversight risks harming savers and investors. »)

Des bénéfices, discrets, des crypto monnaies

Avec les crypto monnaies, il n’y a plus besoin de banques et de la main visible des Etats, fatalement totalitaires, sur l’économie. C’est ce que semblent avoir pensé leurs inventeurs.

Or, voilà ce que l’on lit :

Et si le bitcoin était, finalement, le meilleur ami de l’Etat totalitaire ?

Blockchain et bitcoin : qu'est-ce que ça cache ?

Bitcoin, blockchain = compliqué ? Emanation directe du « libertarisme » des milliardaires de la Silicon Valley. La société c’est le mal, l’oppression ; moi (mais pas les autres), le bien. Il faut éliminer la régulation faite par l’homme, et la remplacer par une régulation faite par la machine. Bitcoin et Blockchain, ce n’est pas plus que cela : l’économie auto-régulée. Bitcoin, blockchain = idéologie.

Hegel parlait « d’aliénation », homme opprimé par une abstraction qu’il a créée. Par peur de l’homme, on se donne au Diable ? Plus modestement, la technologie est-elle infaillible ? Outre qu’elle est totalement dépendante d’Internet, la blockchain consomme énormément d’énergie. Récemment l’Iran aurait arrêté des opérateurs nationaux pour cette raison. Le problème du libertaire est qu’il oublie qu’il doit tout à la société. Notre problème est que ces libertaires nous mènent par le bout du nez.

(Origine de la réflexion : une émission de France Culture.)

Nous sommes tous Marine ?

Le monde après Charlie. Il est inquiétant. La menace ne vient pas de l’Islam, mais d’une crise de société, aussi bien en Europe qu’au Moyen-Orient, et du manque de sens de notre vie. L’Islam en fournit un aux djihadistes. Et, encore plus, aux mouvements populistes européens, dans lesquels The Economist voit un danger bien plus grand que celui de l’attentat. Quant aux services de renseignement, ils se heurtent à un os : les entreprises qui véhiculent les données sont maintenant privées. Il devient difficile d’espionner les communications. Mais il est facile de voler en toute impunité. Notamment grâce au Bitcoin et aux logiciels qui permettent d’agir sur le web en anonyme. Dernière innovation : un logiciel qui s’empare de vos données et ne vous les rend que contre rançon. Les autoroutes de l’information génèrent leurs « voleurs de grands chemins ».
L’économie russen’est pas efficace. Elle vit du copinage, et des revenus de ses matières premières. Ils lui ont permis d’éviter toute réforme douloureuse. La baisse du prix du pétrole combinée aux sanctions européennes va faire passer un bien mauvais moment au pays, en particulier à son système bancaire, qui risque de boire la tasse. Cette baisse des prix, par ailleurs, pourrait permettre à beaucoup de pays de supprimer des subventions, massives, à l’énergie. Elles ont des effets redoutablement vicieux. Le monde de l’énergie se transforme. En bien. Il  y a de plus en plus de sources d’énergie. La crise de l’approvisionnement s’éloigne. L’énergie va devenir propre. Et on la consomme de manière de plus en plus efficace et astucieuse. On se dirige vers une sorte d’écosystème où l’intelligence sera dans le réseau, et nous serons tous producteurs et consommateurs. Ce qui promet un changement douloureux aux fournisseurs d’énergie nationaux, européens en particulier. (L’article ne dit pas qui va gérer le dit réseau, mais que la situation ressemble à celle d’Internet…)
L’Europe devrait éviter une crise grecque. Chaque camp est prêt à transiger. A moins d’un « accident ». Ne serait-ce que parce que le prochain gouvernement grec sera constitué d’une « joyeuse bande de néophytes ».
On disait que la Chine, grâce à sa puissance économique, allait dominer l’Afrique et l’Amérique latine. Son influence connaîtrait un reflux. Ce serait une question de valeurs. Au fond elles comptent plus que l’argent. Or les cultures de ces continents sont proches de celles de l’Occident. Les USA sont à la manœuvre. En Inde, M.Modi demeure un farouche nationaliste hindou. (Faut-il avoir peur qu’un super Le Pen soit à la tête de ce qui sera demain le pays le plus peuplé au monde ?)
BP pourrait être acheté par Exxon. La société est affaiblie par la baisse des prix du pétrole et, surtout, par une stratégie hasardeuse qui a eu des conséquences désastreuses. (Comme quoi, il en faut bien peu pour plomber un pan entier de l’économie.) IBM traverse aussi des moments difficiles. Son modèle économique est secoué par celui du partage. La société devrait s’organiser pour suivre un marché « à deux vitesses » : avec d’un côté les services à grosse valeur ajoutée et de l’autre le traitement d’informations banal. Quant aux fabricants de voitures américains, les beaux jours sont finis. Le marché est saturé, ils sont surcapacitaires et face à une concurrence montante sur le haut de gamme. Une guerre des prix suicidaire s’annonce.
La tradition coréenne voulait que les habitants du pays financent l’expansion internationale des champions nationaux. Le citoyen est devenu consommateur et refuse désormais cette pratique.
Economie mondiale : rien ne va plus. Signaux favorables et défavorables. La baisse du prix de l’énergie, c’est bon pour la consommation, mais mauvais pour les producteurs américains. Et puis, que vont faire les banques centrales ? Des bêtises comme la banque suisse ?… L’investisseur est inquiet. Idem en Chine : impossible de savoir si un dirigeant ne va pas faire l’objet d’une purge. 

Anthropologie de l'économie de marché

Ukraine. Allemagne, Japon, Chine, Inde, pays de l’orbite soviétique… les nations réagissent à l’annexion de la Crimée par la Russie en fonction de leurs intérêts. Liens économiques avec la Russie d’un côté, crainte d’un précédent de l’autre. La Russie, l’Inde et la Chine, en particulier, ne vont-elles pas annexer des contrées au motif qu’elles y ont quelque droit ancien ? En tout cas, la Russie inquiète. Ce qui, en économie de marché, n’est jamais bon pour la santé d’un pays.

Inde. La libéralisation économique des années 90, combinée à un effondrement de l’éthique de l’élite administrative, a fait le lit de la corruption. Elle semble le principe même du pays. Elle est le sang de la politique, notamment. The Economist pense qu’elle peut être combattue. Phénomène général ? L’oligarque ne se serait jamais aussi bien porté, partout dans le monde. De plus en plus de riches sont des « rentiers ». Ils exploitent des monopoles, protégés de la concurrence.

La commission européenne doit désormais avoir un président élu. Mme Merkel semble vouloir imposer son choix. C’est ça la démocratie. Toujours est-il que M.Miliband désirerait ramener l’Angleterre dans l’UE. La Bavière, un modèle pour le Québec, le Catalogne, l’Ecosse et autre Pays basque ? Son jeu est d’utiliser suffisamment son pouvoir de nuisance pour faire respecter son identité, mais pas assez pour disloquer le gouvernement. Aux USA, le nombre de familles possédant une arme baisserait (35% des foyers), mais le nombre d’armes par personne augmenterait. L’armée chinoise : des apprentis sorciers suréquipés. Inquiétant ? La Chine adopte-t-elle des mesures favorables aux consommateurs ou défavorables aux entreprises étrangères ?

Téléphonie mobile. Heure de la (re)concentration ? Partout, passage de 4 à 3 opérateurs ? « La vague de concentration en Europe est aussi le résultat de la convergence des services mobiles et fixes, du haut débit et de la télévision. » Les entreprises de service (Sodexo, par exemple) élargissent leur offre par croissance externe. A chaque fois pour se retrouver dans des « marchés encombrés ». Et si elles innovaient ? Shutterstock permet de vendre ses photos. « L’ultime secret du succès de TED n’est pas sa quête du changement radical, mais sa capacité à réinventer la religion ancienne pour l’ère numérique. »

Le puissant fonds de pension japonais (1500md$) est encouragé à abandonner sa gestion prudente pour favoriser la politique de M.Abe. Aux USA, un milliardaire utilise son argent et sa capacité d’influence politique pour abattre une entreprise. Par ailleurs, on y paie très cher ceux qui dénoncent les malversations de leurs employeurs. La Chine libéralise son secteur bancaire.

Bitcoin, quel avenir ? Vu son instabilité, il est préférable qu’il ne remplace pas les monnaies traditionnelles. En revanche le mécanisme d’échange sans intermédiaire qui est sa caractéristique pourrait avoir des applications utiles.

Science. Nouvelle discipline : contrôler la recherche scientifique. Elle est devenue étonnamment peu fiable. Pourquoi pouvons-nous être drogués aux jeux de hasard ? Parce que certains de nos cerveaux sont presque aussi excités par un quasi succès que par un succès réel… 

Bitcoin et Internet des choses

Les pirates s’en prennent au Bitcoin, monnaie informatique. La fin est proche ? Fin, aussi, d’un rêve libertaire d’une monnaie qui échapperait aux réglementations ?

En tout cas, cela ne devrait-il pas nous amener à modérer notre enthousiasme pour l’Internet des choses ? Pouvons-nous mettre notre société entre les mains d’un système aussi fragile ?

(500m$ auraient été volés de puis 2010, soit un Bitcoin sur 16.)

Entreprises et Etats : la paix des braves ?

Entreprises et Etats doivent s’entendre. Ils sont complémentaires, pas ennemis. En prétendant à l’autorégulation, le monde des affaires a entraîné une surréaction de l’Etat. L’un et l’autre sont engagés dans un cercle vicieux du gendarme et du voleur. Le rôle de l’Etat, c’est la formation, les infrastructures, la recherche et l’aide au lancement de l’entreprise. Le rôle de l’entreprise, c’est l’industrialisation et le marketing de l’innovation. Pour cela elle a besoin avant tout de règles du jeu claires et stables.

En attendant les multinationales jouent sur les règles locales pour partager leurs implantations. La Hollande permet d’arranger les statuts de l’entreprise à son gré. Pas mieux que l’Angleterre en matière d’accommodements financiers. La Suisse serait out.
Thaïlande. La bataille entre le peuple et les privilégiés pourrait tourner au profit des premiers. Le futur roi leur serait favorable. Ukraine. Le pays est pris entre des forces centripètes. Un Ouest polonais avant l’annexion soviétique, un Est proche de la Russie, la Crimée, base russe, communauté russe. Avec Kiev comme trait d’union. France. On parle de « théorie du genre ». La différence homme / femme serait une invention sociale. Cela a révélé qu’il existait un courant pro famille fort. Mais aussi que « une nouvelle génération de députés socialistes a été amenée à la politique non par le mouvement ouvrier ou par la politique locale mais par le mouvement associatif, où ils ont combattu pour les droits de la femme et contre la discrimination. Dans une société post industrielle où les travailleurs ont abandonné la gauche pour le Front National, les députés voient ces sujets comme un terrain de batail clé. » M.Sarkozy penserait à revenir au pouvoir. Malheureusement les Français l’aiment quand il se tait. Espagne. Elle redonne droit de cité aux descendants des Juifs expulsés en 1492. Toute la communauté juive serait concernée (au moins). Initiative business. Italie. M. Renzi a renversé le gouvernement. Apparemment, il n’a d’autre programme que de prendre tout le monde de vitesse. Ecosse. Va-t-elle faire sécession ? Ce serait une question de gros sous. Comment récupérer les bénéfices de la liberté sans assumer les charges de l’Etat anglais ? Et revenir dans l’UE prendrait du temps. En tout cas son succès pourrait encourager d’autres régions à prendre leur envol. Ces projets d’autonomie, d’ailleurs, n’auraient pas été possibles sans la protection européenne. Elle fait perdre son intérêt à celle des Etats. Iran. Suite de la tentative de se rabibocher avec l’Ouest en échange de revenus pétroliers. Un succès de M.Rohani pourrait nuire à M.Khamenei. Syrie. L’échec des négociations de Genève pourrait montrer à M.Obama qu’il a eu tort de laisser croire à M.Assad qu’il avait le haut du pavé. Lybie. C’est le chaos. Bientôt, un coup à l’égyptienne ? USA. Le congrès devrait couler les négociations de libre échange. Les précédents (NAFTA) seraient vues comme n’ayant pas tourné à l’avantage du pays. Réchauffement climatique. Croyants et non croyants pourraient trouver un terrain d’entente, à condition que les seconds ne s’en prennent pas aux valeurs des premiers.
Facebook achète WhatsApp. 19md$ pour 32 ingénieurs. Facebook veut injecter du sang neuf dans sa fortune déclinante. Tout étant informatique, la piraterie devient une grosse affaire. Elle coûterait plus de 100md$ par ans. Certains pirates passent au contreterrorisme. Les syndicats américains changent de marché. Le travailleur qualifié de l’usine automatisée n’en veut plus. Le syndicat doit se tourner vers les « exclus », personnels de service, universitaires sans poste fixe et autres intouchables. Révolution à San Francisco ? Mouvement de rejet de l’hypocrisie atroce des « barons du high tech », et d’un monde fondé sur la discrimination ? Les gestionnaires de fonds s’enrichissent au détriment de leurs investisseurs. Leur talent, s’il existe, ne compense pas leur coût. L’OPEP en difficulté. Le pétrole afflue de partout (USA, Iran, Iraq…). L’OPEP ne pourra pas maintenir ses prix. Pourquoi ne pas les baisser brutalement ? Cela tuerait ses concurrents. Le Bitcoin est victime d’une faille informatique. Sa valeur a été divisée par deux. Les économistes cherchent à mettre une valeur sur ce à quoi le marché n’en donne pas, parce que ça pourrait en avoir une un jour.

Le développement intellectuel de l’enfantest fonction du nombre de mots qui lui sont adressés, et de la complexité du dialogue que l’on entretient avec lui. Le réchauffement accéléré de l’Arctique ferait baisser le différentiel de température qui crée le jet stream. Du coup, il pourrait se mettre à zigzaguer paresseusement, et aléatoirement. D’où un climat incertain et stagnant. Un nouveau type de panneaux solaires pourrait produire de l’énergie à un prix concurrentiel avec le charbon. Les hyènes communiquent par leur odeur. Elles sous-traitent cette communication à des bactéries. En éclairant les tableaux pixel par pixel, on leur redonne leurs teintes d’origine. 

Méfiance et écosystèmes

Les tendances du moment. Ce qui caractérise les marques, c’est la méfiance qu’elles inspirent au marché. Les entreprises se demandent comment le manipuler pour qu’il les aiment de nouveau. Il faut prendre le peuple par les émotions. En effet, la société américaine est lasse des donneurs de leçon et de leurs grands principes (les droits de tels ou tels…). L’argent étranger fuit les pays émergents. Il revient aux USA, depuis qu’ils ralentissent leur politique d’innovation monétaire. Hier, on les appelait les BRICS, aujourd’hui, ils sont « fragiles ». Mode des écosystèmes. Le paresseux à trois doigts est un champion de l’économie d’énergie. Sa recette ? Il entretient sur son pelage une algue, des champignons et une mite. Tout cela fournit une partie de sa diète. L’ordinateur va-t-il remplacer l’enseignant ?Il pourrait aider à corriger les faiblesses de l’enseignement traditionnel (qui est chiant, tue toute créativité et dégoûte de ce qu’il enseigne), sans renoncer à ses vertus, dont les bénéfices sont indirects, et qui sont fondamentales pour construire l’esprit humain.
Les bêtes noires de The Economist. Russie. M.Poutine a utilisé l’argent du pétrole pour maintenir la Russie d’hier. Mais cela ne marche plus. Les élites russes pourraient le lâcher. Vers une dislocation du pays ? Idem pour le Vénézuela et l’Argentine (soja plutôt que pétrole, pour cette dernière). Ces pays sont en proie à l’inflation et ne peuvent plus payer leurs importations. Angleterre. L’Ecosse va-t-elle faire sécession ? Probablement non, mais The Economist craint une perfidie de dernière minute des indépendantistes. M.Miliband, finalement. Son discours vise « les 40% de l’électorat qui partagent l’expérience d’un salaire faible et de prix en hausse. » (Quant à la France, n’inspire-t-elle plus que de la pitié ?)
Business as usual. USA. Discours sur l’Etat de l’Union. M.Obama, président impuissant, n’a rien à dire. En Ukraine et en Thaïlande, les guerres civiles locales ont connu une accalmie. En Turquie, le pouvoir de M.Erdogan semble s’éroder. Mairie de Paris. Match Hidalgo / NKM. Problème d’image : ombre de M.Delanoë contre morgue aristocratique. L’une veut diluer la composition sociologique de la population en subventionnant le logement social, l’autre joue la classe moyenne, de plus en plus écrasée entre « le riche et le pauvre subventionné ». Toutes deux veulent sortir Paris de sa léthargie. M.Karzai veut régler ses comptes avec les USA, ce qui pourrait laisser l’Afghanistan aux mains des Talibans. Attendons son départ. Développement durable. La qualité de l’eau et de l’air se dégrade, mais la Chine a fait des pas de géant en termes de réduction d’émission de CO2.
Pourquoi l’Angleterre embauche mais ne croît pas ? Pourquoi est-ce l’inverse aux USA ? Parce qu’en Angleterre, l’inflation attaque les salaires et rend la machine plus chère que l’homme. C’est l’inverse aux USA. On ne sait toujours pas quoi penser du Bitcoin. Outil de blanchiment pour truand ou innovation financière ? La tentative de réforme du système bancaire européen pourrait forcer la BNP et d’autres à des restructurations douloureuses. Walmart cherche à se réinventer. « Ecosystème » (c’est à la mode) de magasins de proximité et de vente en ligne. Les conglomérats familiaux turcs ont pris le meilleur de tous les mondes : paternalisme rassurant ; diversification internationale, qui les protège de leur crise locale ; refus d’engagement politique, qui leur évite les mauvais coups. La Chimie européenne (même allemande) va mal. Concurrence des Chinois « appuyés par l’Etat », et des Américains, portés par le gaz de schiste. Espoir ? Que le marché européen de l’automobile relève la tête. La nouvelle mode Internet : la santé en ligne. Suivi automatisé, permanent, de notre santé. C’est supposé faire faire des économies à la sécurité sociale, bien que rien n’ait pu être démontré. Pas grave. Il y a les hypocondriaques. « (Les entreprises du secteur) peuvent compter sur l’armée des technophiles qui poussent leurs médecins à incorporer les nouveautés dans leur traitement. » (Vraie cible des fonds d’investissement : remboursement par la sécurité sociale ?) Par ailleurs, pour améliorer les soins, on multiplie les indicateurs. Rien ne disparaît, tout se transforme ? On reconstitue l’ADN de l’homme de Neandertal à partir de ce que ses croisements avec notre espèce nous ont laissé. 

Sympathie pour l’opprimé et incertitudes internationales

Imprévisibilité du changement. L’accord avec l’Iran annonce une nouvelle ère d’incertitude. Va-t-il employer ses nouveaux moyens pour attiser les conflits du moyen orient, ou pour les calmer ? The Economist estime que, de toute manière, la situation était intenable. Quant à la Chine elle multiplie les provocations contre ses voisins et les USA. Stratégie Munich ?

L’Allemand se sent pauvre. Mme Merkel va renforcer la solidarité sociale. The Economist le regrette. En Angleterre, la croissance est de retour, mais le pouvoir d’achat n’arrête pas de reculer. Et le nord n’arrête pas de sombrer. Heureusement, M.Cameron a trouvé un moyen de diviser l’Europe, afin de faire prévaloir les intérêts de son pays : raviver les différences entre l’ancienne ligue hanséatique et le sud. Curieuse France : dure à l’extérieur, molle à l’intérieur. Ayant perdu ses protections, M.Berlusconi pourrait connaître l’arbitraire de la justice italienne… Les réfugiés syriens arrivent en Bulgarie, par la Turquie. Quant à l’Ukraine, sa classe dirigeante semble particulièrement nauséabonde. Pour le moment, l’Europe a résisté à la tentation de se boucher le nez. Aux USA la fraude atteint des niveaux exceptionnels, entre 70 et 240md$ par an. A tel point que les malfrats abandonnent le commerce de la drogue pour escroquer l’Etat.
Il est de plus en plus facile d’acheter des armes de plus en plus puissantes. Les services secrets tentent de garder la trace de leurs mouvements. Et il y a un marché pour la contre-mesure. C’est bon pour les affaires. Que penser du Bitcoin, monnaie électronique qui échappe à tous les contrôles ? Il a subi des manipulations spéculatives et pourrait être remplacé par d’autres monnaies électroniques. Ce qui ne répond pas à la question. Quant au commerce de détail, il est attaqué par Internet. Pas facile de vendre, de manière rentable, des produits frais, en ligne. Va-t-il céder au « dilemme du prisonnier » ? En tout cas, il pourrait apprendre des erreurs des autres vendeurs en ligne.
L’innovation peut-elle combattre le réchauffement climatique ? Les papetiers auraient trouvé le moyen de « réduire la consommation d’énergie par au moins un quart et sa production de CO2 par plus de deux, d’ici 2050 ». « Le projet était inhabituel en ce que les entreprises ont collaboré. D’habitude elles sont en concurrence. Les papetiers sont parvenus à travailler ensemble en confinant leurs efforts à des « concepts génériques et pré concurrentiels », c’est-à-dire à des avancées sur les fondamentaux ». Le codéveloppement aurait-il le vent en poupe ? 
Comment éviter au dirigeant de « dérailler », comme M.Messier ? Peut-être, simplement, prendre conscience qu’il n’est pas un dieu. La sympathie de la société irait-elle maintenant aux opprimés ? Dans son cœur, les débiteurs semblent prendre l’avantage sur les créditeurs.

Et l’on a découvert que les tissus des êtres vivants (des dinosaures) parvenaient à se conserver quasiment indéfiniment.