Age du capitaine

L’autre jour, la BBC avait organisé en urgence une émission (Americast) traitant de la sénilité du président des USA.

Il faut dire que les démocrates ont trouvé habile, pour juger d’une affaire qui concernait M.Biden, de faire appel à un homme de l’administration Trump, qu’ils avaient licencié lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir. (La sénilité serait-elle contagieuse ?)

Ces malades qui nous gouvernent ? Mais est-ce rassurant de savoir que M.Trump pourrait à nouveau diriger l’Amérique ? Et que dire de la plupart des prétendants à la présidence de notre république qui ne font qu’arpenter les plateaux télévisés ? Et, même, Napoléon, que l’on dit génial : il faisait tuer chaque année un pour cent de la population française, et, pour faire bonne mesure, un nombre au moins équivalent d’Européens ?

La constitution des USA s’est inspirée des idées de Montesquieu pour retirer au pouvoir central la capacité de devenir une dictature. Sage mesure ? Et des mérites de la sénilité du capitaine ?

Trump la menace

M.Trump semble avoir le vent en poupe. Serait-ce le résultat d’un phénomène qu’aime tant ce blog : « l’énantiodromie » ? En l’attaquant, les démocrates ont pensé l’abattre, alors qu’il lui ont fourni ce qu’il aime le plus : une scène de concert ? Il est en représentation permanente.

Le plus surprenant est que M.Biden ne semble pas aimé. J’avais lu pourtant qu’il existait une sorte de théorème de la politique : si vous présidez un pays en croissance, vous êtes réélu.

En fait, le problème n’est peut être pas tant Trump et Biden, que le désert de la politique américaine. Il est probable que personne ne ferait mieux qu’eux.

Qu’est-il arrivé ? Comment expliquer une telle perte de contact avec les aspirations de l’électeur ?

L’aveugle et le paralytique

M.Biden fait l’objet d’une enquête. On aurait retrouvé chez lui des documents secrets.

Hier, j’entendais que ceux qui avaient chargé de l’enquête le disculpaient mais faisaient remarquer ses trous de mémoire.

Le procureur spécial Robert Hur, chargé d’enquêter sur des documents classifiés indûment détenus durant des années par le démocrate, a décidé de ne pas l’inculper. Pour justifier sa décision, il explique n’avoir pas réuni suffisamment d’éléments. Et pointe aussi la mémoire défaillante du président américain, candidat à sa réélection.

Le Monde

Les USA et la démocratie, d’une manière générale, sont sujets à de curieux phénomènes. Ils nous donnent, bien souvent (presque toujours ?), le choix entre la peste et le choléra.

(Ce qui rend fort une démocratie n’est pas son gouvernement, mais elle-même ? La définition de démocratie : gouvernement par le peuple ?)

Hunter Biden

Le fils du président américain est poursuivi par la justice. Il risque des années de prison. Son avocat dit que s’il ne s’était pas appelé « Biden », on ne se serait pas intéressé à son cas. (Informations de BBC4, vendredi matin.)

Ce qui est probablement juste, et aussi vrai pour Donald Trump.

C’est en quelque sorte la rançon de la gloire. La roche Tarpéienne et le Capitole. La société pousse les gens célèbres à la faute. Mieux on réussit, plus on doit être vertueux !

Force de l’âge

Lorsque j’entends parler M.Biden, il me fait pitié. « Croulant » ? Peut-être est-ce ma méconnaissance de sa langue qui produit ce fâcheux effet.

En revanche, je suis surpris par le jeunesse de M.Trump. Il semble, en permanence, en colère. Il « vit sur les nerfs », tout en ne se privant de rien : son régime alimentaire est peu recommandé.

En fait, il ressemble à tout homme politique : il est en représentation permanente, il ne travaille pas, au sens « études » ou réflexion du terme. Il dit ce qui lui passe par la tête.

Quand on n’a rien dans la tête, il faut avoir des jambes, dit-on. Mais avoir des jambes dispense d’avoir une tête ?

Vengeance

En réfléchissant aux malheurs d’Israël, je me suis dit qu’il y avait un fâcheux précédent : le 11 septembre. Les Américains ont répondu à cette attaque par une « grande vengeance ».

Aussi, lorsque j’ai lu que Joe Biden disait aux Israéliens : « ne commettez pas notre erreur ». J’ai pensé que c’était un homme intelligent.

Trump président ?

Une fois de plus, j’ai tort. Je pensais que M.Trump séduisait une majorité républicaine, mais une minorité américaine. Les sondages que j’ai vu passer le montrent plutôt au coude à coude avec M.Biden. Et, parfois, avec de l’avance.

Effet procès ? L’homme de spectacle a le moment de sa vie ? C’est d’autant meilleur pour lui qu’il va être en plein procès au milieu des élections ? Moins il parle, plus on l’aime ? Cela lui évite de montrer son incompétence ?

Ou effet Biden ? D’après ce que j’ai lu, on lui reproche d’être vieux et gaffeur, y compris dans son camp.

En tous cas, il ne semble pas avoir trouvé les voies de l’affection du petit peuple américain.

Comme quoi, le monde est plein d’incertitudes, et nous ferions bien de nous y préparer ?

Ile chinoise

La Chine fut une des questions de l’année. Que se passerait-il si la Chine envahissait Taiwan ? me suis-je demandé. La France, une fois de plus, ne serait-elle pas le dindon de la farce ?

Je lisais mardi matin que « silencieusement » les constructeurs automobiles modifient leur approvisionnement pour qu’il ne dépende plus de la Chine. Ailleurs, il était dit que M.Biden accélérait la politique de M.Trump d’isolement de la Chine. L’Europe l’imiterait.

Xi Jinping aurait-il fait preuve de précipitation ? Comment se traduit « hybris » en chinois ?

(Quant à la presse française, elle s’identifie tellement à l’extrême gauche démocrate, qu’elle est incapable de voir les continuité de la politique américaine.)

Sagesse des foules ?

Trump n’aurait pas vaincu, contrairement à ce que l’on nous annonçait.

Pourtant M.Biden et sa vice-présidente ne semblent guère séduisants.

Réveil démocrate ? Ou, comme en France, peuple intelligent ? Aurait-il voulu forcer ses hommes politiques à s’entendre ? Le seul antidote à la toxicité de leurs extrêmes ?

(Extrêmes qui seraient les seuls à intéresser les médias, d’où la surprise que fut ce résultat ?)

Donald le terrible

« Si le président Biden rejette les demandes d’extrême droite du GOP et qu’au moins une chambre refuse d’approuver le budget, une grande partie de l’activité gouvernementale sera interrompue. En outre, si le GOP choisit de s’opposer au relèvement du plafond de la dette du gouvernement fédéral, comme les dirigeants en font planer la menace, la faillite du gouvernement américain qui en résulterait créerait une crise financière sans précédent aux États-Unis et dans le monde. » dit un universitaire américain.

Lors des prochaines élections américaines, les Républicains devraient gagner, et mettre M.Biden en difficultés. Comme s’il n’y avait déjà pas assez de crises, faut-il craindre une crise américaine ? Faut-il avoir peur du retour de M.Trump ?

Ce qu’il y a de curieux est à quel point peu de ses politiques ont été modifiées par son successeur. L’exception est l’Iran. Seulement, aujourd’hui, l’Iran fait cause commune avec la Russie, ce qui semble donner raison à M.Trump. D’autant que le gouvernement démocrate ne fait rien pour aider les révoltes des enfants iraniens, que l’on pourrait comprendre comme ressortissant à la question des droits de l’homme.

Egoïstement, on peut se demander si M.Trump soutiendra l’Ukraine, ou si l’UE devra s’en charger, à un moment où elle est en difficultés. Quant aux Allemands, ils risquent eux aussi de souffrir dans leur commerce, à la fois avec les USA, mais peut-être aussi avec la Chine, si M.Trump prend des mesures fermes à destination de ce pays. (En fait, là aussi, il risque de n’y avoir rien de nouveau.)

La leçon que personne ne semble capable de tirer est la raison de sa popularité. Or, en dehors des provocations de « l’extrême gauche américaine », elle semble avoir une cause évidente : l’électeur désire un peu plus « d’inclusivité » dans le partage de la richesse de la nation… Voilà qui devrait parler à la gauche.