Sleepy Joe contre Reckless Don. Le match du siècle. Affaires étrangères de France culture discutait des élections américaines.
Comme au temps de Barack Obama, les Républicains multiplient les coups tordus. Ils jouent sur la bêtise d’un peuple vraiment très bête. Celui-ci craint l’immigration. Alors, si je comprends bien, les Républicains bloquent les lois sur la question, afin de pouvoir accuser de laisser-faire les Démocrates. Et Donald Trump a effectivement acheté la Cour suprême, qui sert ses intérêts. Il est parvenu à pervertir la constitution des USA.
Mais les Démocrates, le parti de l’intellect, ne sont pas en reste. Ils ont déchaîné la justice contre Donald Trump. Ils jouent sur ses faiblesses en lui reprochant ce qu’on juge d’ordinaire comme une qualité dans les affaires : le mensonge éhonté. Et sa stratégie de victimisation se retourne contre lui : plus il insulte la justice, plus les dommages qui lui sont infligés sont importants. (A vrai dire, Donald Trump est aussi leur meilleur adversaire : un Républicain normal ne balaierait-il pas certainement Joe Biden ?)
Stratégie de « course en avant ». S’il est élu, il sera intouchable. Mais les procès et condamnations usent ses ressources, et particularités de l’inhomogénéité du système judiciaire américain, font que la Cour suprême ne peut pas toujours le protéger. Et qu’il doit trouver quelqu’un qui dépose en garantie 500m$, de façon à ce qu’il n’ait pas à les payer. Qui veut prêter à un clown ? Cela va se jouer à peu.
Pays de fous ? Ou, au contraire, contre-partie des mérites d’une culture qui a parié sur le déchaînement des instincts animaux de l’individu ? Et qui pense, comme dans les films d’Hollywood, que le bien finit par sortir du mal, dans un sursaut final ? Jugement de dieu ?