BBC

Donald Trump ou l’inflation ? Lors d’un précédent différend avec un média, il ne demandait qu’un milliard de dommages et intérêts. A quand les mille milliards ?

Donald Trump says he will sue BBC next week for up to $5bn

Financial Times du 15 novembre

Voilà qui pose beaucoup de questions.

D’abord, celle de la liberté de la presse et de la liberté d’opinion.

Ensuite celle de la BBC. Car, elle est en tort. Elle a manipulé de l’information, et ce n’est pas la première fois. L’impeccable BBC n’est plus ce qu’elle était. Non seulement elle a perdu son éthique professionnelle, mais elle semble victime de curieux scandales internes. Elle ne paraît pas faire ce qu’elle prêche aux autres. Est-elle la seule dans ce cas ? Laisser-aller général ? N’aurions-nous pas besoin de retrouver un rien de rigueur intellectuelle ?

Et finalement celle de la justice. Car M.Trump utilise une tactique qui lui a servi toute sa vie : je peux vous ruiner en frais de justice. Une telle justice n’est plus une justice.

BBC démontée

La BBC remplace une application branlante, par une indigente. Elle coupe l’accès d’Internet à la plupart de ses programmes en dehors du royaume.

Voilà qui est curieux, lorsque l’on sait que l’Anglais est rarement dans son île. D’ailleurs, il faut être en Angleterre pour bénéficier de l’ensemble des services de la BBC internationale. Le ridicule ne tue pas.

L’Angleterre est une société de classes, une noblesse incompétente dirige une masse analphabète ? Et voilà ce que cela donne ? Thatcher et Blair on fait croire à nos élites (qui les ont imités) qu’ils l’avaient rendu « great again », mais le naturel est revenu au galop ? Une leçon pour nous ? (Et pour Trump ?)

BBC

Il y a quelque temps, je me suis mis à écouter la BBC. Une langue étrange, le charme du mystère et de l’exotisme.

Rien de mieux pour apprécier ce que nous donne la France ! Car, la comparaison avec Radio France n’est pas possible. Le site de la BBC est moche. Les podcasts sont mal découpés. La BBC a perdu la plupart de ses émissions anciennes (celles qui m’intéressent particulièrement). Et le contenu « intellectuel » est sans commune mesure avec ce que l’on entend sur France Culture. Au fond, nous avons de beaux restes me dis-je.

Mais peut-être aussi n’a-t-on que ce que l’on mérite ? L’Anglais a fait la BBC à son image et il en est satisfait ?

L’honneur perdu de la BBC ?

Scandal en Angleterre. La BBC avait publié un reportage sur la guerre vue par un enfant palestinien. Or, il était le fils d’un dirigeant du Hamas (son ministre de l’agriculture). Or, le Hamas n’est pas n’importe quoi : c’est une organisation reconnue terroriste par l’Etat britannique (et quelques autres). En outre, la famille de l’enfant a été payée pour son témoignage. Financement d’un organisme terroriste.

Apparemment, la BBC n’a pas contrôlé le travail d’un sous-traitant. Elle s’est excusée et a retiré le reportage. Ce contre quoi 500 « people » ont vigoureusement protesté.

Je suis vieux jeu. En quelque sorte mon image de l’Angleterre est celle d’après guerre. Pour moi, la BBC a toujours été un modèle de professionnalisme, de rigueur et d’impartialité admirables. En particulier, en termes d’enquêtes. Comment a-t-elle pu en arriver là ?

(Article de la BBC, sur le sujet.)

Anthropologie de l’Angleterre

Ecouter la BBC me fait réfléchir à la situation de l’Angleterre. Une rencontre avec un chercheur de mon ancien collège à Cambridge a renforcé l’impression que j’avais déjà.

En fait, elle n’a pas changé. Dans ma jeunesse, on considérait que l’Anglais était paresseux et inefficace. Les universitaires que j’avais rencontrés en Angleterre, quoi que fort sympathiques, ne m’avaient guère impressionnés. Thatcher, Blair n’ont été que poudre aux yeux. Ce pays est un chaos. Comme au Moyen âge, une élite relativement éclairée domine une masse inculte.

La BBC est à l’image du pays. On y entend de brillants esprits, mais son site web est bancal.

Si le pays surnage, cela tient probablement à l’injection de personnels, de capitaux et d’idées venue de ses anciennes colonies.

Un des mérites de la culture anglaise, à l’opposé de la nôtre, est qu’elle suscite l’amitié. C’est probablement la raison pour laquelle j’écoute la BBC.

Cause toujours ?

Pourquoi la BBC parle-t-elle tant d’Israël et pas du tout de la Russie, de la Corée du nord, du Soudan, de la Chine ? Pourquoi ne se demande-t-elle pas s’il était une bonne idée de cacher les quartiers généraux du Hamas sous des hôpitaux ? Pourquoi a-t-il fallu un coup d’Etat pour qu’elle découvre la situation de la Syrie ?…

Peut-être parce qu’Israël est une démocratie et qu’il est peu dangereux d’y enquêter ? Peut-être aussi par un phénomène curieux qui fait que l’on semble voir l’arbre mais pas la forêt ?

Mais ce que démontre aussi la BBC, c’est qu’elle peut dire ce qu’elle veut, cela ne change pas le cours des événements ? Au moins, cela lui donne bonne conscience ?

IA et Gaza

Intelligence artificielle : la bulle spéculative est-elle sur le point d’éclater ?

Car, c’est une première : un média s’interroge. Et pas n’importe lequel : la BBC ! Ce matin elle critiquait l’Intelligence artificielle.

En effet, un avocat anglais basé à Jérusalem aurait fait étudier par l’IA le traitement du conflit de Gaza par la BBC et aurait conclu à un énorme biais à l’encontre d’Israël. Réponse de la BBC : l’usage de l’IA n’est pas pertinent dans ce cas.

Vive la police !

L’autre jour la BBC s’interrogeait : pourquoi est-ce que la police anglaise est si mal aimée ?

En effet, elle a fait l’objet récemment d’actes de grande violence.

Ils étaient attribués à « l’extrême droite ». Curieusement, quand la dite « extrême droite » n’est pas concernée, le sort de la police inquiète peu la BBC. De même qu’elle ne s’interroge pas sur l’impact que peut avoir son interminable série d’enquêtes qu’elle consacre à ses « malversations ».

Qu’un comportement présente des contradictions ne serait-ce pas un signe que l’on suit une « idéologie », autrement dit que l’on ne pense pas ?

Assassinat

Un jeune homme de 17 ans assassine trois petites filles lors d’une fête, en Angleterre.

Il est issu de l’immigration.

L’incident suscite des manifestations violentes. On casse et on brûle. On soupçonne la main de l’extrême droite.

Curieuse façon de traiter l’événement, me suis-je dit. Comment la BBC l’aurait-elle commenté si l’assassin avait été un natif, et ses victimes des immigrés ? Aurait-elle dénoncé les « casseurs » ou aurait-elle parlé d’une colère légitime ?

Et pourquoi ne s’intéresse-t-elle pas aux raisons qui poussent un jeune homme à détruire sa vie ? Et si les conditions d’existence qui sont offertes aux immigrés méritaient un examen ?

Opinions de la BBC

La BBC a eu récemment des ennuis. Le gouvernement anglais considère le Hamas comme terroriste, mais pas la BBC.

Autre fait curieux, Jeremy Corbin, l’ancien dirigeant du parti travailliste, serait considéré comme antisémite. Keir Starmer aurait dû désinfecter le parti. Curieux venant d’un militant gauchiste qui ne semble pas avoir évolué depuis les origines ?

On écrit que la gauche est victime de « sinistrisme« . Elle et ses idées dérivent vers la droite.

Mais, dans ce cas, il semble que c’ait été le contraire. Non seulement elle tend à assimiler Israël et l’Allemagne de la guerre, mais elle traite le petit peuple de « bourgeois », et l’a abandonné à son triste sort.

Ce blog tend à avoir des explications pour tout, mais là ? Mal de l’intellectuel, qui ne connaît pas la mesure ? Et qui confond un simple pêché avec un vice mortel ? Volonté de puissance ?… Mystère.