Northvolt

So, after raising more than $13bn in debt and equity, why did Northvolt fail? Was it a flawed business plan, poor execution or is there just not a market for a European battery project like it?

Article

A l’origine de Northvolt, un dirigeant suédois de Tesla. Son ambition : 25% du marché mondial de la batterie.

Il avait l’argent et le marché, mais il n’est pas parvenu à produire suffisamment de batteries (de très loin). Il recrutait à tour de bras, mais, semble-t-il, les employés ne savaient pas quoi faire lorsqu’ils arrivaient…

Un des défauts de la culture « start up » : elle se réduit à la capacité de la « rock star » à lever des fonds ?

Panne électrique

Voiture électrique : anatomie d’une chute allemande
En décembre dernier, l’Allemagne a décidé de supprimer les aides à l’achat de véhicules électriques, entraînant une chute des ventes de cette motorisation. Cette décision a entraîné une multitude de conséquences.

La Tribune du 7 août

Avec l’intelligence artificielle, la voiture électrique connaîtrait-elle des difficultés ?

Illustration de la première diapo de mes présentations sur le changement ? On n’obtient pas le changement par la manipulation des esprits, par la morale ou le marketing, mais en s’intéressant à la vie des citoyens ?

Chapeau écologique

Conséquences imprévues de l’écologie. Il n’y en a plus, désormais, que pour le nucléaire !

Et je lis que la France va se mettre à produire du lithium. Je croyais, pourtant, que c’était polluant. Et il se trouve, en plus, qu’une nouvelle exploitation française se ferait sur le site d’une mine ancienne, imbibé d’arsenic et de plomb, qui pourraient contaminer la couche phréatique. (Article.) Mais, pour qui veut des batteries électriques, il n’y a pas de sacrifice assez grand ?

L’écologiste mange son chapeau ?

Bonne guerre ?

Un journaliste automobile me disait que la question de la voiture électrique avait été abordée « n’importe comment ». Par exemple, une étude aurait montré que dans 9 cas sur 10, le câble de chargement d’une voiture hybride de flotte d’entreprise n’était pas utilisé. Si bien que le moteur charge la batterie. Et que la consommation d’essence est de 30% supérieure à celle d’un véhicule ordinaire.

Lorsque les USA ont décidé de gagner la guerre, ils ont conçu un plan méthodique pour écraser leurs adversaires. Peut-être faudrait-il se souvenir de cette leçon ?

Brexin ?

The European Union proposed delaying by three years tariffs on electric vehicles traded with the UK that are set to kick in on Jan. 1, in a win for carmakers that warned the rules would unnecessarily hurt their operations.

Bloomberg, mercredi

Les Anglais sont ennuyés par les droits de douane européens. Ils aimeraient bien qu’ils disparaissent, « dans l’intérêt général ». (La BBC, mercredi matin.)

C’est le même type d’argument qui faisait dire à Keynes que, dans l’intérêt général, il ne fallait pas punir l’Allemagne d’après première guerre mondiale, moteur économique de l’Europe ? (Alors que Clémenceau pensait que cette économie serait le moyen d’une nouvelle guerre.)

Apparemment, ils semblent obtenir des concessions de l’Europe. Vont-ils réussir, là où Lord Cameron a échoué : profiter des bons côtés de l’UE, sans pâtir de ses désavantages ?

(Et vont-ils être un Cheval de Troie pour la Chine, les batteries en question étant en grande partie faite de composants chinois ?)

Pékin, Paris

En 1907, il y a eu une course d’automobiles entre Paris et Pékin. Elle a été gagnée par un prince italien, à bord de ce qui ressemblait plus à un camion qu’à une voiture. Mais il n’y avait que 5 participants, dont un à abandonné, un autre a pris le train…

Date symbolique, car, à l’époque, la France dominait l’industrie automobile. Or, l’année suivante sortait la première Ford T.

En ces temps, 30% des voitures étaient électriques, et l’on pensait que l’électricité, silencieuse et non polluante, serait pour la ville, et l’essence pour les longues distances. Mais les USA sont devenus dominants, et, contrairement à l’Europe, ils étaient riches en pétrole…

(D’après une émission de BBC4 : The race to the future.)

Verte complexité

Nickel miners linked to devastation of Indonesian forests 
Rising demand for electric vehicles and the batteries that power them leads to more trees being felled
Financial Times (dimanche matin)

La vie de l’écologiste n’est pas simple. Comme le constatait le rapport des « limites à la croissance », qu’il n’a malheureusement pas lu, éviter un mal semble en créer un autre, peut-être pire.

Solution ? Changer de « système » (au sens « systémique » du terme). Tout semble dire que l’écologiste n’est pas parvenu à le faire et que ses efforts sont vains. (A moins qu’il ne pense qu’il a au moins gagné de ne plus respirer les vapeurs d’essence.)

L’industrie dévisse

La production industrielle est en recul en Allemagne. En cause, en grande partie, l’industrie automobile, victime de la concurrence chinoise. (Informations de la BBC, hier matin.)

Les Allemands ont vendu la corde pour nous pendre ? Ils commencent peut-être à s’en rendre compte ?

Ces mêmes informations disaient que, si l’Europe subventionnait autant ses usines de batteries, cela tenait à ce que, sans elles, elle n’aurait plus de fabricants d’automobiles.

Un premier succès écologiste ?

Changement de riche ?

Je lisais une enquête sur la voiture électrique. Elle se demandait s’il ne s’agissait pas de déplacer la pollution des riches vers les pauvres. En effet, les mines de lithium seraient un désastre écologique, et exclusivement une question de pauvres. (A tel point que les Espagnols auraient fermé les leurs.)

Surtout cela ne résout pas grand chose car, même si, sur le cycle de vie d’une voiture d’un pays, qui utilise peu d’énergie fossile, l’électrique émet moins que l’explosion, le parc automobile devrait doubler, du fait de la demande des pays émergents !

Autre inconvénient : une nette augmentation du prix des assurances.

A noter un paradoxe que ne soulignait pas l’article : si l’on parvient à réduire l’usage de la voiture, le moteur thermique (dont l’avantage est d’être d’une fabrication moins émettrice que celle de la batterie électrique) peut redevenir concurrentiel…

La voiture électrique ou l’exemple même d’un problème mal posé ?

Crabe électrique

L’avantage d’être un vieux crabe, me disait un ami, est de connaître l’origine des histoires.

Il semblerait, ainsi, qu’il y a trente ans, la voiture électrique n’avait pas pour ambition de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais d’éviter le bruit et la poussière à la ville, un gros problème de l’époque.

Curieusement, je me suis demandé, il y a quelques années, si elle n’était pas un complot de Bobos : car le principal intérêt que je lui voyais était de déplacer la pollution de la ville à la campagne. Puisque la production d’énergie ne se fait pas en ville.

Biais de confirmation, dirait une amie ? Les inquiétudes de la société changent mais pas les solutions que nous savons leur apporter ?

(Pour ma part, je trouve que réduire le bruit et la pollution des automobiles et des avions serait, effectivement, un progrès considérable…)