Batellerie

Les nuits de France Culture rediffusent plusieurs heures d’émissions consacrées à la batellerie (« Les mariniers« ) et enregistrées en 1987. Le marinier était alors en voie de disparition. Les Bobos s’emparaient de ses péniches pour en faire des appartements de luxe.

Les mariniers étaient heureux. Ils n’avaient jamais de vacances, ils étaient toujours sur le pont, mais ils n’étaient jamais fatigués. Et ils ne prenaient leur retraite que le plus tard possible. Ce qu’ils aimaient ? La liberté, être son propre maître, les voyages, avec sa maison sur le dos, et les amis que l’on se fait et que l’on retrouve à chaque étape.

Etrangement, le progrès n’a pas été un bien. Jadis, c’était les chevaux qui tractaient les péniches. Et même le propriétaire, quand il n’avait pas de chevaux. Mais on progressait lentement et dans la joie. Plus les écluses ont été aménagées et automatisées, plus la navigation est devenue industrielle. Et l’homme un rouage.

Une des « pathologies » de la société est qu’elle tend à nous embrigader, ce faisant, elle nous retire notre joie de vivre ? Il faut veiller à « organiser l’autonomie » ?