Étiquette : Banque
L'irrésistible soft power de la globalisation
Chaos, principe du capitalisme de marché ?
Comment éviter une répétition de la crise de l'euro ?
Qui a causé la crise de l’euro ? Article de Vox.
Si je comprends bien, la création de l’euro a créé des conditions qui ont donné un avantage unique aux banques de l’Ouest (notamment France). Elles avaient intérêt à prêter à l’Est. Résultat : bulle spéculative. Bref, tout le monde est coupable, sans vraiment l’être. Une fois le mouvement enclenché, il devait être quasiment impossible de l’arrêter. Enseignements que j’en tire ?
- Notre cure d’austérité était une mauvaise idée, il aurait mieux valu répartir la réparation de la crise entre débiteurs et créditeurs. Cela aurait été, probablement, dans l’intérêt de tous. En particulier, nos banques doivent aujourd’hui être saturées de comptes douteux, ce qui les empêche de prêter. (Mais elles ne le disent pas.)
- Nous aurions surtout besoin de systèmes qui permettent de détecter le risque de tels phénomènes, de façon à agir tant que nous le pouvons encore.
Ce second point me rappelle une mission que j’ai menée dans l’équipement automobile. Il s’agissait d’éviter que certains programmes ne « dérapent » (les conséquences pouvant être désastreuses pour l’entreprise). Problème, elle gère des centaines de programmes. La solution trouvée est contre-intuitive :
- Mesurer (empiriquement) la « complexité » du programme. Étalonner l’échelle de mesure par rapport à des programmes connus.
- Pour les programmes complexes, mettre en place un système de suivi par le top management. En effet, ce qui produisait les dérapages était à la fois la non consolidation de « signaux faibles » en un signal d’alarme clair et fort, mais aussi l’incapacité d’agir des responsables du programme, faute de pouvoir. Curieusement, c’est une mesure qui ne coûte rien.
Cette philosophie ne pourrait-elle pas être reprise lors des changements de l’UE, pour les préparer ?
Secteur bancaire informel : bombe à retardement ?
Le secteur financiers’étant montré irresponsable, il est réglementé. Résultat. Il se contracte, avec des conséquences déplaisantes. Les entreprises, en particulier, son asséchées. A sa place apparaît un secteur bancaire informel. Tout un tas d’acteurs économiques ayant de l’argent à placer. Ce pourrait être une bonne chose si cela avait pour conséquence qu’une faillite n’ait pas de conséquence systémique. Malheureusement, le secteur financier (à risque systémique) n’est pas indépendant de ce nouveau monde. En outre, personne n’aime perdre son argent. Et le gouvernement est toujours prêt à secourir le nécessiteux. (Aurait-on crée un secteur financier plus dangereux que le précédent, mais totalement incontrôlé ?)
Liberté de l'information
Pas d’Europe de la Défense, navrant. Union bancaire européenne, bien. Le contribuable ne va pas avoir à renflouer les banques. Voilà ce que j’ai retenu des informations de France Culture ce matin.
Surprenant. N’y avait-il pas matière à un peu plus de discussion ?
- L’Europe de la Défense semble une idée française. Notre gouvernement est probablement las de devoir financer seul ses expéditions africaines. Mais si nous suivons sa pente, l’Europe de la Défense ne va-t-elle pas devenir une Europe de l’attaque ? Ne serait-il pas bien de se demander s’il n’y a pas d’autres moyens d’intervention que l’armée ?
- Quant à l’Union bancaire, elle permet aux banques de gérer leurs affaires sans contrôle démocratique. Elle déresponsabilise les citoyens. Et si tout le système bancaire européen s’effondrait ? Le « contribuable » serait-il épargné ?
N’y aurait-il pas nécessité de débat sur ces sujets ? Peut-il y avoir démocratie sans débat ?
(Curieux. L’apparemment de gauche France Culture reprend le vocabulaire libéral de « contribuable », plutôt que celui de « citoyen ». Paresse intellectuelle ? Le journaliste est devenu incapable de faire une enquête ? Il se nourrit de l’opinion internationale ? A moins que cela ne reflète ses opinions ?…)
Calme avant la tempête syrienne ?
Nouvelles du monde.The Economist est favorable à une frappe de représailles en Syrie. Il remarque que, curieusement ?, les armes chimiques sont les seules à être uniformément bannies. Même Hitler n’a pas voulu les utiliser. Aux USA, les deux camps politiques semblent se satisfaire d’une guérilla fratricide. « M.Poutine a rempli le vide idéologique russe de nationalisme et d’anti-américanisme. » Et il essaie de se rapprocher de la Chine. Le Portugal croît, mais n’est pas tiré d’affaires. En Norvège, tout va bien, mais le pays est las de son gouvernement, de gauche. En France, M.Hollande travaille pendant les vacances. Fâcheux précédent ? Les banques chinoises sont gigantesques. Ce sont des bras armés de l’Etat. Mais, sous la pression des événements, concurrence et prêts douteux, elles devraient se transformer en banques normales. The Economist encourage, comme d’habitude, l’Europe à, enfin, se réformer, et à ne pas céder à ses vieux démons (particulièrement français). La politique monétaire américaine déstabilise les monnaies des pays émergents. Un peu de contrôle des capitaux ne peut pas faire de mal. Enfin, comment contrer la montée du fondamentalisme ? En encourageant un Islam équilibré.




