Combat de libéraux et de banquiers

Il y a quelques jours, un journaliste de France Culture interviewait un économiste « libéral ». Le dit journaliste est tout heureux d’annoncer que ce n’est pas conforme à la ligne du parti d’inviter un homme qui sent le soufre, mais que cet économiste est extrêmement critique du capitalisme ambiant. Si France Culture était mieux informée, elle saurait que tous les économistes libéraux en veulent à mort à l’industrie de la finance, à ses bonus et à son appétit du lucre, et à la faiblesse des démocraties occidentales, incapables de les réformer.

Car les économistes libéraux sont des idéalistes, qui ne pardonneront jamais à une poignée de voyous d’avoir transformé leur rêve en cauchemar. Comme les spectateurs de la première utilisation de la guillotine, ils désirent que la mise à mort des financiers soit faite selon l’art des origines. Mais, ils n’ont pas abandonné tout espoir de changement. The Economist me semble chercher comment réformer la finance en dépit des insuffisances de courage démocratique. J’aperçois un objectif double :

  1. réduire la taille des banques pour que leur faillite ne menace pas l’existence du monde ;
  2. « dégrouper » leurs métiers (banque de détail, d’investissement…), de façon à éliminer la complexité qui les rend opaques.

Si je comprends bien, jouer sur le montant de garanties que doivent conserver les banques serait suffisant pour réformer en évitant la résistance au changement.

  • L’expérience de la crise semble montrer que pour l’éviter il aurait fallu que le montant de ces garanties atteigne 15% du capital des banques, pour les plus dangereuses (contre 2% selon Basel 2, avec l’effet pervers supplémentaire d’une stratégie de « hors bilan » poussée au génie).
  • Cela aurait l’avantage de rendre les services financiers exotiques peu rentables, et d’amener les banques à s’en débarrasser.

Je me demande aussi si The Economist ne veut pas que les banques centrales sortent de leur rôle traditionnel de fixation des taux, et contrôlent les financiers. Là aussi, il ne s’agirait pas d’un changement, puisqu’elles les maintiennent d’ores et déjà en respiration assistée.

Compléments :

Réglementation européenne

Divided by a common market parle des mesures qui sont prises par l’Europe pour réglementer ses marchés financiers :

  • D’un côté, il est question d’affrontement entre conceptions anglaise et allemande + française. Apparemment la perfide Albion aurait le dessous. La réglementation aurait le vent en poupe.
  • De l’autre il y a la réalité : ce qui doit contrôler n’a aucun pouvoir. Par exemple les autorités de supervision ne peuvent contraindre quelque pays que ce soit à une mesure qui lui coûterait de l’argent, ou organiser le sauvetage coordonné d’une banque multinationale. En attendant, les nations européennes procèdent à leurs propres ajustements, qui pourraient être peu favorables aux intérêts de leurs voisins, et de l’Europe : « le marché qu’ils veulent réglementer se fragmente sous leurs yeux ».

Ceci irait-il dans le sens d’une hypothèse formulée par un précédent message (Idée d’Europe) ? L’Europe est faite de tendances tellement opposées, et elle a tellement peu envie de les affronter, que pour se donner l’illusion d’avoir réglé la question, elle décide de législations qui ne sont qu’apparences.

Du danger des systèmes d’incitation

Plus on observe les mécanismes d’incitation des dirigeants plus on leur trouve des conséquences imprévues.

Non seulement, ils poussent à maximiser les risques à long terme et les gains à court terme, mais les économistes qui les avaient conçus avaient un peu trop ignoré la réalité, par exemple que les banques américaines sont garanties par l’état, donc qu’un manager peut prendre tous les risques possibles sans rien risquer. D’ailleurs, le système de bonus entraîne un couplage de l’économie. Tous les dirigeants sont encouragés en même temps à détruire leur société.

J’en arrive à la question suivante. Alors que des économistes proposent de nouveaux systèmes d’incitation, n’est-il pas le propre des systèmes d’incitation d’inciter celui qu’ils cherchent à contrôler à faire exactement le contraire de ce que l’on attend de lui ? Est-ce que, en environnement incité, l’optimum pour le dirigeant n’est pas la destruction de son entreprise ?

Pourquoi le dirigeant aurait-il besoin d’une carotte pour faire son devoir ? Est-il un sous-homme ?

Compléments :

  • Exemples d’effets pervers : Gestion des banques.
  • J’ai peut-être trouvé un effet pervers non identifié : International bright young things dit qu’un doublement de taille de son entreprise c’est 25% de revenus en plus pour le dirigeant. Ce qui expliquerait que le patron de 2003 gagne 6 fois plus qu’il ne le faisait en 1980 : les entreprises ont grossi (par 260 selon mes calculs !). Et si les bonus poussaient à la course en avant, en particulier à l’acquisition inconsidérée ? Or, une fois que l’entreprise est gigantesque, elle ne peut plus défaillir, elle a pris l’état en otage.
  • Inefficace punition justifie mon avant dernière interrogation.

Réforme du système financier

Le gouvernement américain annonce un plan de contrôle du système financier. Changement radical et affrontement en perspective ? Deux idées émergent des premiers commentaires :

  1. Contrairement aux réformes qui ont suivi la crise de 29, ce plan ne présente pas de mesures structurelles radicales. Vu de loin, il semble complexe, embrouillé et manquant de clarté. Les organes de contrôle ressemblent à une armée mexicaine, et il y aurait de potentielles failles exploitables en bulles. Au mieux il y aurait quelques bons sentiments. Mais ils auraient une chance infinitésimale de résister au point 2.
  2. Le pouvoir, difficilement imaginable en France, du lobby financier. Un sénateur dit que les banques « possèdent » le congrès. Parce que la finance américaine a été sortie de la crise par l’état américain sans dommage sérieux, ses forces sont intactes et elle a une capacité énorme d’influence (elle aurait été le plus gros contributeur à la campagne Obama et aurait dépensé 5 milliards $ en investissements politiques en une décennie). Le texte de la réforme contient même des phrases qui seraient écrites par elle (ses représentants ont participé activement à sa rédaction). Par exemple : « compte-tenu du rôle capital (des plus grandes banques) pour le système financier et l’économie, leur donner des obligations prudentielles trop élevées pourrait contraindre notre développement financier et économique à long terme ». Autrement dit, le développement, marginal, des grandes banques (mais pas des petites) compte infiniment plus que le risque qu’elles font courir à la nation et au monde, y compris d’ailleurs à l’économie et à sa croissance. Quant au gouvernement Obama, il semble ne pas envoyer un signal très ferme de sa volonté d’en découdre. Il paraît plutôt s’abriter derrière des excuses, la situation ne lui est jamais favorable. Décidément, il ne donne vraiment pas l’image des grands réformateurs des livres d’histoire.

Cette crise, une fois encore, me semble avoir été une défaite de la démocratie. Une partie de la population a réussi à tordre ses règles en sa faveur, et elle n’est pas prête de lâcher sa position dominante. La crise est favorable au changement, et celle-ci a été gâchée par l’administration Obama.

Compléments :

Le banquier pavoise

The Economist n’en croit pas ses yeux. « à l’exception de la défense et de l’espace, il est difficile de penser à une industrie plus dépendante de l’état » que les banques, et pourtant ses dirigeants défient, grossièrement, le gouvernement Obama.

L’histoire du « coup de poignard dans le dos » de l’armée allemande, après la guerre de 14, se rejoue. Les grands banquiers braillent qu’ils n’ont jamais été en crise et que le gouvernement les a forcés à accepter son aide. Et ils tournent en dérision sa stupidité.

Grand classique du changement : on ne fait pas un changement contre la volonté de ceux qui doivent le mettre en œuvre. Pour la banque américaine, deux techniques étaient recommandées :

  1. laisser les banquiers dans la situation dans laquelle ils s’étaient mis, jusqu’à ce qu’ils appellent au secours (anxiété de survie) ;
  2. les éliminer (c’est la méthode Bagehot).

Plus préoccupant, pour le fonctionnement du monde, si les banquiers narguent Obama et son équipe, c’est qu’ils donnent l’image de la faiblesse.

Compléments :

  • Le perspicace Delors avait prévu l’attitude des banquiers.
  • Les banquiers jouent même du sophisme pour montrer leur permanente excellente santé.
  • Il n’y a guère que sur la France et leur population qu’Obama et les siens osent taper.

Prochaine crise

Simon Johnson fait un bilan de l’état de l’économie américaine et de sa gestion :

  • Une reprise s’annoncerait, mais de façade, économie très fragile, chômage installé pour longtemps, déficit peut-être incontrôlé, pas de moteur économique, gouvernement occupé à masquer la réalité. Mais les patrons du secteur financier se tirent de la crise qu’ils ont suscitée aussi bien qu’ils y sont entrés. Tout n’est pas noir.
  • Plus inattendu : une bulle spéculative serait en gonflage. Les taux d’emprunt étant très faibles aux USA, les pays solvables peuvent se financer à bon prix. Ce qui pourrait être une bonne nouvelle pour les USA (et leurs banques) : il pourrait y avoir baisse du dollar, début d’inflation, donc attaque de la dette et compétitivité à l’export. La baisse du dollar allégerait aussi les remboursements des débiteurs. Comme d’habitude quand il y a excès d’argent, il y aura spéculation et crise.

Amusant, depuis la chute du mur de Berlin et la prise en main de l’économie mondiale par les USA, une crise succède à une autre. À chaque fois, ils pensent avoir trouvé la formule gagnante, à chaque fois elle crée une nouvelle crise. Précédents épisodes étrangers : Consensus de Washington.

Santé

Dans un billet je disais que la réforme du système de santé américain faisait l’unanimité. J’ai compris pourquoi : les dépenses de santé vont éliminer la croissance du PIB national des 30 prochaines années ! Si rien n’est fait le pouvoir d’achat de l’Américain, hors santé, devrait rester quasiment constant.

Il y a aussi quelques effets pervers secondaires : 49m de personnes pas assurées (peut-être 62m dans 10 ans), ça signifie des gens en mauvaise santé, donc pas productifs, et pas de prévention, donc des maladies graves et coûteuses. Par exemple.

Je me demande si, comme pour le phosphore d’un billet précédent, on n’a pas ici un phénomène général. La finance américaine, en quelques décennies, a multiplié par 4 sa part des bénéfices américains. La profession médicale a réussi probablement un bien plus gros hold up. Comme en Russie, ceux que la société avait postés à des positions critiques pour son existence (flux financiers, santé) ont exploité leur situation pour la vider de ses richesses. Ne nous encourrageait-on pas à nous enrichir ?

Améliorer l’efficacité du système de santé américain semble difficile. Sa complexité et son irrationalité font irrésistiblement penser à ceux du modèle économique russe et les systèmes d’assurance maladie européens sont inacceptables pour l’Américain qui ne tolère que ce qui est privé. Comme l’économie russe, la santé américaine trouvera sûrement un équilibre satisfaisant pour la culture locale, mais bien loin de l’optimum économique ou humain.

Compléments :

Couper les ailes de la City

« Le Royaume Uni a un cauchemar stratégique : il a un fort avantage comparatif dans l’industrie la plus irresponsable au monde ». Début d’un article de Tom Wolf, important journaliste économique au Financial Times.

Si l’on ajoutait aux revenus de l’industrie financière, dont s’enorgueillit le gouvernement anglais, ses externalités, c’est-à-dire ce qu’elle coûte au pays, on verrait qu’elle est une malédiction. Il faut sévèrement réduire sa taille, lui donner un fonctionnement sans danger, et aider l’Angleterre à occuper par des activités honnêtes la place laissée vacante.

L’Angleterre adopterait-elle la même attitude vis-à-vis de la finance que vis-à-vis du terrorisme ? Découvre-t-elle qu’elle ne peut en circonscrire les retombées radioactives à l’étranger ?

Les malheurs de l’Irlande

De temps à autres, je me demande pourquoi l’Irlande va mal. Il y a quelques années, on nous la présentait comme le modèle à imiter, et, brutalement, elle connaît un trou d’air (PIB à -5% sur 2008, – 9 en 2009). Pourquoi ? Une étude apporte un complément d’information :

  • L’Irlande a vécu une super bulle immobilière (prix de l’immobilier + 270% en 10 ans) qui semblait devoir faire la fortune de tous, et un genre de subprimes local. Les banques représentaient il y a peu 40% des capitalisations boursières (moins de 10% aujourd’hui – avec une capitalisation globale ayant baissé de près de 4/5èmes), et les taxes sur l’immobilier enrichissaient un état pas trop regardant sur la réglementation du marché, et qui poussait au crime. Du coup les industries d’exportation irlandaises (dont on nous disait tant de bien) ont perdu de leur intérêt, d’autant plus que la main d’œuvre devenait de plus en plus chère.
  • Aujourd’hui, les banques sont en respiration assistée ; les marchés traditionnels des exportations irlandaises, USA et Angleterre, dévaluent leurs monnaies à-qui-mieux-mieux ; l’état est surendetté, et n’a pas les moyens d’un plan de relance. L’Irlande ne serait même pas en mesure de profiter d’une reprise mondiale.
  • Comment va-t-elle se tirer de ce cauchemar ? L’auteur parle, mystérieusement, des atouts suivants : « un faible niveau d’imposition de l’entreprise et une main d’œuvre qualifiée parlant anglais (…) Espérons qu’ils vont aider à attirer de nouveaux moteurs de croissance ».

Ceux qui devraient changer changent-ils ?

L’Europe redoute une « crise sociale » potentiellement « explosive » et ce que j’entends à la radio, qui va dans le même sens, a quelque chose de surprenant : on nous dit que c’est une finance anglo-saxonne d’apprentis sorciers qui a déclenché la crise mondiale ; or, s’il y a des désastres, les victimes en sont les pays hyper-vertueux (Japon, Allemagne, zone Euro…). Les pays anglo-saxons, eux, souffrent d’une version atténuée de la crise.

Leçon de changement : la victime paie pour les crimes du coupable

Peut-être plus inattendu : quand on met en regard les chiffres du chômage et la baisse de PIB, on voit que, si l’on répartit le PIB sur ceux qui travaillent, le PIB par employé augmente (mon calcul est un peu faux : les licenciés américains touchent parfois des compensations). Ce qui semble sûr, aussi, est que les rémunérations des dirigeants des grandes banques américaines n’ont pas été affectées, les bonus demeurent au même niveau qu’en 2008. Même chose pour la City : les survivants ne se sont jamais aussi bien portés.

À cela s’ajoute le thème d’une série de billets précédents : l’administration Obama n’a rien changé au système bancaire, elle le maintient en vie avec l’argent public. Simon Johnson, ex économiste en chef du FMI, parle « d’oligarques », qui ne peuvent se remettre en cause. Seule innovation, mais elle est de génie. C’est Barak Obama. Parce qu’il est noir, on a pensé que l’Amérique s’était transformée. Or, il appartient à l’élite de la culture qui, justement, est en cause !

Tout change, sauf ce qui devrait changer. C’est toujours comme cela que se passe un changement. Celui qui a le pouvoir ne peut pas penser que ses difficultés viennent de lui, par conséquent, il utilise ce pouvoir pour faire changer le reste de la société. D’ailleurs, il est très difficile de se changer, beaucoup plus facile d’exercer son pouvoir.

Cet entêtement ne risque-t-il pas de lui être fatal ? Oui en générale, non ici, du moins à une échelle de temps de quelques décennies, ou de quelques siècles. Parce que le scénario s’est déjà présenté, en Angleterre, au moment de la Révolution française : c’est lui qui faisait que Tocqueville admirait une Angleterre qui avait su conserver sa noblesse (qui continue, même aujourd’hui, à être extrêmement prospère).

Une élite inusable

Voici une modélisation de ce qui peut se passer.

  • L’élite anglo-saxonne ne se voit pas comme anglo-saxonne, mais comme internationale. Au fond, c’est la communauté des hommes d’affaires les plus puissants : le milliardaire russe, par exemple, y est bienvenu. Cette élite est « pragmatique », elle sait, par certains côtés, s’adapter, tout en conservant l’essentiel. Cet essentiel est un certain niveau d’aisance, mais surtout la mainmise de l’économie de marché sur la gestion du monde.
  • Ce n’est pas une « classe », mais un groupe à la solidarité floue, qui n’a pas d’états d’âmes : en cas de crise, il laisse périr quelques boucs émissaires et quelques moucherons attirés par la lumière. Ce qui calme les velléités révolutionnaires du reste de la planète.
  • En outre, il sait faire diversion. Les richesses produites par la colonisation britannique ont probablement évité que la paupérisation de la population anglaise qui avait résulté de la révolution industrielle ne devienne menaçante. De même, la possibilité d’endettement offerte récemment aux couches populaires américaines les a-t-elle aidées à ne pas prendre conscience de leur appauvrissement.

Cette modélisation est cohérente avec celle de Mancur Olson, qui a étudié les modes d’organisation de populations « rationnelles » (c’est-à-dire qui optimisent leur intérêt propre plutôt que de suivre les lois de la société).

La crise comme avenir

Quel est le changement auquel nous sommes confrontés ? Il s’agit probablement de douter de beaucoup de ce à quoi nous croyons, à commencer par le rôle du marché, « main invisible » qui doit guider notre vie. Il faut le mettre sous contrôle de la société.

Je ne suis pas sûr que cela puisse être fait par la force : il faudra que l’élite internationale change, et ce changement ne peut venir que d’elle. La coercition est impuissante, d’autant plus que ce groupe est en recomposition permanente. En conséquence, je pense qu’il faudra encore de nombreuses crises pour que, de remise en cause en remise en cause, elle en arrive au nœud du problème.

Ce n’est pas la seule possibilité. (Même si elle me semble la plus probable.) Cette élite a un point faible : elle est individualiste, elle est désarmée face à une stratégie solidaire. Elle pourrait donc être remplacée par une élite qui saurait jouer des mécanismes sociaux, et donner à l’humanité une organisation plus durable.

Compléments :

  • Le modèle de l’oligarchie : Trou noir.
  • L’absence de changement dans la banque américaine : Crise et changement de culture, Les certitudes du gouvernement Obama.
  • Un billet sur la City (sur sa santé, voir le lien) : Phénix anglais.
  • À l’appui de mon raisonnement : avant cette crise, il y a eu dix crises régionales majeures (Russie, Asie du sud-est, Amérique latine) : à chaque fois la finance mondiale s’est rétablie, la note a été réglée par les victimes, qui, pour certaines, ont été dévastées. Consensus de Washington.
  • Sur l’adaptation des couches dirigeantes anglaises aux mouvements sociaux suscités par la révolution : THOMPSON, E.P., The Making of the English Working Class, Vintage Books USA, 1966.
  • Le modèle de Mancur Olson : The logic of collective action.
  • La perception qu’a d’elle-même l’élite des affaires : Grande illusion.
  • Un autre exemple du mécanisme de remise en cause d’une culture : celle de la Chine. Chine et Occident : dialogue de sourds.