Greed and fear

Les banques centrales augmentent leurs taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation. Les obligations perdent leur valeur. SVB s’effondre, Crédit Suisse a des difficultés. Les marchés financiers prennent peur. Mais l’Etat intervient. Ils se calment.

Jamais on a eu autant d’Etat ! Après deux ans d’épidémies où il a maintenu la population chez elle, et l’entreprise en respiration artificielle, il vient désormais au secours des libertaires de la silicon valley. (Comment s’étonner que l’on soit choqué de devoir travailler jusqu’à 64 ans ?)

Que feraient le « marché », aux thèses si libérales, sans l’Etat ? Greed and fear disent les Anglo-saxons. Le financier serait-il resté en enfance ? Il joue les matamores lorsqu’il se croit en sécurité, mais appelle bien vite sa maman dès qu’il aperçoit une ombre ?

Changement à la Société Générale

Le Financial Times pense que Frédéric Oudéa n’en a plus pour longtemps à la tête de la Société Générale. En effet, en Europe, « il n’y a que Deutsche Bank qui fasse plus mal en termes de performance de l’action« .

Voilà qui est nouveau. Jadis, à moins de mettre une entreprise en faillite, un grand patron français n’était jamais remplacé.

La banque fait payer le client

La banque va faire payer le compte courant, disait France Culture. 
C’est curieux, il me semblait qu’ailleurs les comptes courants étaient rémunérés. Surtout, la raison en serait le coût des services Internet et de la relation client. Encore plus curieux. J’avais cru entendre qu’Internet c’était la destruction créatrice, donc mieux pour moins cher ; et que sans client une banque n’étant pas grand chose, une bonne relation client était un impératif. 
Du client roi au client pigeon, tel est le nom du changement ?

Professionnalisme des banques

Il y a quelques temps, avec deux autres cabinets, j’ai monté un GIE. Nous avons donc cherché à ouvrir un compte. Le leader du groupe nous propose de choisir entre les banques de son cabinet. Pourquoi pas ? Il est séduit par le dynamisme d’un jeune chargé de compte. Nous le suivons. Mais voilà que celui-ci donne sa démission. Impossible de joindre son chef, qui se désintéresse de notre cas. On se rabat donc sur la seconde banque. On s’inscrit. Surprise, lorsque l’on demande un chéquier, on découvre que l’employé a enregistré « Cabinet Christophe » au lieu de « Cabinet Montparnasse ». En fait, ce sont les coordonnées de mon cabinet. Si bien que je reçois les relevés de comptes du GIE… 
A une époque où la banque est supposée attirer « les meilleurs », voilà qui est déconcertant. On a là la caricature de la pire des administrations du passé. En outre la banque loin d’être le héros de l’économie de marché dont on nous parle tant semble se foutre de l’entrepreneur. Et si la banque n’avait fait que profiter de sa situation dans l’économie pour nous rançonner ? Et si son discours sur l’excellence n’étant là que pour masquer cette manœuvre ?

Le crépuscule de la finance ?

The Economist semble dire que le régulateur livre la banque en pâture au disrupteur digital. Autrement dit une partie de l’économie est devenue sans foi ni loi, et surtout sans garantie. Raison : elle n’est pas dangereuse puisqu’elle n’est pas systémique. 
Ce dont je ne suis pas sûr. Nous sommes systémiques par nature. Nous sommes des moutons de Panurge. S’il y a une crise massive, les Etats seront bien obligés d’intervenir… Mais peut-être moins qu’ils ne le firent. Tant pis pour les faibles. 
Fin d’un cycle ? J’ai l’impression que l’une des grandes idées de la fin du 20ème a été que ce qui bloquait la croissance c’était le manque de financement. On a déréglementé à tour de bras. Résultat : bulle spéculative. Aujourd’hui, retour aux sources ? Le secteur financier va se contracter ? Assèchement financier ? L’entreprise va de plus en plus avoir à compter sur ses ressources propres, comme elle le faisait après guerre ? 

L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer l’homme ?

L’Intelligence artificielle était à la mode au début des années 80. Apparemment, elle reviendrait en force, et ferait peur à des penseurs éminents. Va-t-on remplacer l’homme par la machine ? « Ignorez la menace d’une prise de pouvoir des ordinateurs sur le monde, et vérifiez qu’ils ne sont pas en train de prendre votre emploi. » Il se trouve, justement, que le numérique s’en prend à la banque. C’est Fintech. Curieusement, c’est le régulateur qui est le meilleur allié de l’innovateur. En effet, il considère qu’il n’est pas porteur de risque systémique. S’il y a problème, c’est le prêteur qui paie les pots cassés. Du coup, l’innovateur peut espérer dépecer la banque par appartement. Et ne lui laisser que sa partie réglementée, devenue non rentable. D’où la question : que se passera-t-il en cas de crise ? Si Fintech survit, il aura un avenir. Peut-être au sein d’une banque. (En tout cas, cela semble signifier que le système financier devient beaucoup plus risqué. Ce qui pourrait l’amener à se contracter ?)
La France regroupe ses régions. Cela correspondrait plus à une rationalité stratégique qu’économique (la fusion n’entraînera pas de synergies mais probablement de gros surcoûts). M.Renzi réforme. Il va de succès en succès. Mais, serait-il en train de construire une dictature ? La doctrine économique allemande est l’ordolibéralisme. Le marché doit être encadré par des lois morales, inspirées de la gestion vertueuse d’un foyer. Dangereux ? « Presque partout, Syriza a obtenu le contraire de ce qu’il a promis. Il a juré de mettre un terme à la dépression grecque. La croissance s’est arrêtée. Il a promis d’arrêter les politiques d’austérité en Europe. Il a servi la cause des avocats de la rigueur au-delà des espoirs les plus fous de l’Allemagne. Il a promis de se débarrasser des mauvaises habitudes des partis traditionnels, il semble en fait, s’en être emparé. » Changements au Moyen-Orient. La levée de l’embargo américain sur l’Iran bouscule l’équilibre local. Les pays du Golfe demandent l’aide des USA. Aux USA, ceux qui refusent le mariage pour tous pour raison religieuse font l’objet de mesures de rétorsion de la part de la justice.
Numérique : les gros vont probablement manger les (relativement) petits. L’industrie américaine est touchée par la baisse du dollar. Elle pourrait devoir délocaliser. L’Europe essaie de construire un marché unique du numérique, mais ses dysfonctionnements endémiques devraient tuer ses velléités. Y compris celles qui consistent à s’en prendre aux entreprises américaines. 
Désormais, c’est le client pauvre qui fait, gratuitement, le travail de l’entreprise. Elle a peut-être poussé le bouchon un peu loin. Cela supprime des emplois, et cela la coupe du contact avec le marché qui est nécessaire pour le connaître. L’économie comportementale gagne du terrain. On a trouvé des applications à la manipulation des comportements humains en micro économie. Mais pas encore en macroéconomie. Le rendement des obligations européennes augmente. Ça ne devrait pas durer. Le vieillissement ne produit pas nécessairement la déflation.
On arrive à raccrocher le changement climatique à la météo. Il provoquerait une très nette probabilité d’augmentation « d’événements extrêmes », comme les vagues de chaleur, mais pas les tempêtes. Les canons électriques gagnent la marine : maintenant que le navire est électrifié, on a un moyen économique de bombarder. 

Instabilité du couple et péril nucléaire

Le risque nucléaire était moindre durant la guerre froide qu’aujourd’hui. La raison ? On était alors plus raisonnables que maintenant. La bombe s’est démocratisée et beaucoup de monde se sent floué. « La Chine et la Russie sont mécontents de ce qu’elles perçoivent comme un ordre international basé sur la loi et créé et dominé par l’Ouest. » Le chantage au nucléaire devient acceptable pour gagner quelques avantages. Et aucun système d’avertissement ou de négociation n’existe entre potentiels liquidateurs de l’espèce humaine.
Plus on veut égaliser l’homme et la femme plus ils sont différents. La fille tend à être studieuse et à faire des merveilles à l’école. Le garçon a un comportement de bourrin : soit il est éjecté du système scolaire et termine dans le caniveau soit il gagne des fortunes, car les postes les mieux rémunérés réclament le sacrifice de son humanité. (Et les mathématiques sont pour les bourrins !) Pas facile de constituer des couples dans ces conditions.
Pour le reste, M.Poutine pourrait avoir décidé de faire régner la terreur en Russie. Des bandes de truands exécutent ses opposants. Le plus préoccupant ?, est qu’il pourrait ne pas les maîtriser. Les Russes installés en Estonie s’intégreraient au pays. En Italie, on tente de faire de la RAI, reflet des luttes politiques nationales, une « entreprise normale ». Après une gesticulation coûteuse, la Grèce semble reprendre le chemin du précédent gouvernement. Amnesty Internationalserait en cheville avec un mouvement proche de l’Etat Islamique (Cage). Iran. L’économie souffre. « Plusieurs banques d’Etat seraient au bord de la faillite. » Règne de l’hypocrisie : les forces militaires qui le gardent s’enrichissent dans l’importation, et les groupes américains font de très bonnes affaires par le biais d’intermédiaires. Obamacare a « disrupté » l’économie de la santé et provoqué une forte innovation. Il semble que ce soit bon pour la population, et pour le système de soins, particulièrement inefficace : il consomme 17% du PIB national, et donne des résultats médiocres. Mais les Républicains ne désespèrent toujours pas d’abattre la loi. Républicains qui ont appelé M. Netanyahou afin qu’il critique leur président. Ce qui leur aurait permis de faire oublier leur dernière reculade (concernant une loi sur la légalisation d’immigrés).
Les Google, Apple et Facebook se font bâtir des sièges sociaux grandioses. « Le besoin d’élever un monument au prestige et à la puissance d’un gouvernant existe depuis les origines de l’histoire. » Et marque le début de sa fin.
La stratégie de M.Drahi est « emprunter, acheter, virer ». Même si, en ces temps de taux faibles, il ne manque pas d’investisseurs, son niveau d’endettement commence à être très préoccupant. A ce sujet, l’art est devenu le moyen de placement, de dissimulation ?, des extra riches. Un moyen un peu trop opaque, y compris pour leur propre bien.
Les grands empires bancaires (dont la BNP) passent un mauvais moment. Ils sont devenus beaucoup trop complexes, et réglementés, pour être économiquement performants. Mais aussi pour être démontés… Curieuse histoire de Citigroup, au passage : une banque monstrueuse qui ne semble pouvoir survivre qu’à coups de paris fous, qui se terminent en drames !
Le management par objectif tente un retour. Mais modifié. La définition et le suivi  du respect des objectifs individuels est collectif, et plus ou moins permanent. A nouveau, les effets pervers semblent difficiles à éviter… 

Le monde se tient par la barbichette, et ça pourrait faire boom ?

Cette semaine, monde en équilibre instable entre jeux de forces particulièrement dangereux. La Grèce, pour commencer. Le premier ministre grec est pris entre et des marchés et une BCE qui ne lui laissent quasiment aucune marge de manœuvre, Mme Merkel qui ne veut pas lui faire de concessions pour ne pas faire de cadeau à la France et à l’Italie, et une coalition d’idéologues extraordinairement peu expérimentée, qui va exploser s’il revient sur ses promesses. Il reste l’Europe qui aimerait bien trouver une autre voie que la rigueur… En tout cas, ce qui semble se jouer c’est une attaque contre les partis de gouvernement traditionnels. The Economist pense que cette offensive va discréditer les assaillants. Mais qu’il faudrait tout de même que les dits partis traditionnels se remettent en cause. Ce qu’ils ne semblent pas prêts à faire… Plus dangereuse, peut-être est la situation russe. En Ukraine, M. Poutine s’est mis dans un guêpier, que ne fait qu’aggraver la baisse des prix du pétrole, dont il tente de se tirer par une course en avant insensée. « Tout ceci rend la situation même plus périlleuse que durant la guerre froide. » « La probabilité de conséquences imprévues, y compris l’usage des armes nucléaires devient de plus en plus possible. »
La monarchie saoudienne est en équilibre précaire. Une partie de la population occidentalisée, voulant une plus grande liberté, une autre, fondamentaliste bornée, des revenus pétroliers en baisse et une politique d’achat de la paix sociale non durable. (Curieusement, le pays est géré comme une entreprise familiale à la Antoine Roullier.)
Politique d’aide à l’accession à la propriété, mal du capitalisme ? Elle pousserait l’argent des banques vers les particuliers, créant ainsi des risques de crises systémiques, et en priverait les entreprises en développement, plombant l’économie.
Les entreprises du numérique ne touchent plus terre. Elles veulent changer le monde. Les entreprises traditionnelles, elles, dépriment. La révolution technologique crée le chômage et détruit la société, pensent-elles. « L’agilité a remplacé la puissance comme qualité la plus prisée. » Du coup, elles n’investissent plus. L’économie n’a plus de moteur.
La politique de la BCE est-elle bonne pour l’économie européenne ? Plutôt non (et même plutôt mauvaise ?). Elle stimule les exportations, mais les multinationales sont installées partout et n’en profitent pas. Et la demande mondiale est faible. Les entreprises cherchent plutôt à se refaire qu’à investir. Idem pour les banques européennes. Elles sont plus affectées par la baisse des taux à long terme que par la perspective de nouvelles affaires.
Aux USA, on se suicide de plus en plus. En cause, la crise, les armes et les guerres (les anciens combattants ont du mal à revenir à une vie normale). Clint Eastwood fait un film à la gloire d’un tueur d’élite. Un vrai Américain. La politique américaine est le terrain d’une corruption exemplaire. Le FMI a besoin de plus d’argent, mais les USA ne veulent pas le lui donner, et ne veulent pas non plus être dilués. Pendant ce temps, les émergents fondent un FMI Bis. Le Canada, qui se croyait un émirat arabe, revient de son amour du pétrole. En Europe, la France ayant renoncé à défendre ses banques, la possibilité d’une taxe financière refait surface.
On a cru que la fonte des glaces ferait de l’Arctique un Eldorado. C’est raté, il demeure difficile d’y naviguer, ou de l’exploiter. Nouvelle victime de la baisse du prix du pétrole.
Apple ne sait plus quoi faire de son argent (178md$ d’économies). Il vend de plus en plus d’iPhone, ses nouveaux gadgets devraient faire un malheur, ainsi que le logiciel et les services qui viennent s’ajouter à son offre. Quand à McDo, il passerait un mauvais moment. Un Américain, qui avait fait fortune en Russie, et qui s’en est fait sortir, s’est attaqué seul à l’Etat russe. Jusqu’ici, il a eu le dessus. Comme dans les films. Etonnants Américains. 

Le gaz de schiste produit de la culture américaine

Les Saoudiens ont décidé de tuer le gaz de schiste dans l’œuf. Ils augmentent leur production pour faire baisser les prix. Résultat ? Un nettoyage ethnique de la production actuelle (et des projets d’énergie propre, ainsi que de leurs copains de l’OPEC qui ne jouent pas le jeu du cartel). Mais les producteurs américains relèveront la tête à la prochaine hausse, purifiés par la crise. C’est dans les gènes du pays. Boom du nucléaire en Chine ? Probablement pas. Les Chinois veulent un champion national capable d’écraser le monde, mais leurs divisions internes rendent improbable le succès de cette idée. Et une explosion nucléaire pourrait nuire à la stabilité politique du pays. La nécessité est mère de l’innovation. L’imprévisibilité de l’énergie propre a provoqué une vague d’innovations concernant le stockage de l’énergie.
Le retour de Sarkozy, c’est la reconstitution du trio Sarkozy, Hollande, Le Pen. Marine n’en revient pas. Elle fait maintenant face à deux zombies discrédités. Chaos à l’Est. Certains tombent, du fait de leurs propres impérities, chez Poutine (Ukraine, Géorgie et Moldavie ?). D’autres essaient de s’ancrer à l’Ouest, comme la Lituanie qui adopte l’euro. Mais ça ne semble guère lui promettre un meilleur avenir : elle a toutes les caractéristiques de la Grèce avant crise. Le polonais Donald Tusk arrive à la tête de l’Europe. Au moment où la Pologne« doit maintenant trouver un nouveau modèle de croissance basé sur l’innovation et non plus sur une main d’œuvre bon marché, et que le geyser de l’argent européen s’assèche ».
La guerre contre l’Etat Islamique ? C’est la « pagaille ». Armée mexicaine. Seule certitude : ce sont les modérés syriens qui en prennent plein la figure.
Rick Perry, prochain candidat des US ?, a appliqué à l’Etat qu’il gouverne la logique du « low cost ». Politicien américain, tête de linotte ? L’amélioration des chiffres du pays lui fait oublier les causes structurelles de déficit. En particulier le cas des anciens combattants. On leur donne des postes de fonctionnaires, et des pensions royales.
Le monde ne se couvre pas de villes, comme on le dit, mais de banlieues. Et elles ne sont pas l’enfer que l’on croit.
Droit et technologie. Tentative de mise au point d’un droit des robots. Et surtout d’une réglementation pour drones. Sécurité, résistance des pilotes, risque de terrorisme… Sans elle, ils sont vissés au sol.
De nouvelles banques d’investissement apparaissent. Elles sont petites, compétentes et leur métier est principalement le conseil en fusions acquisitions. Quand aux fonds d’investissement, ils ont des vices de constitution. Lorsqu’un investissement initial tourne mal, ils jettent l’argent de leurs investisseurs par les fenêtres dans l’espoir de se refaire.
L’économie comportementale commence à être prise au sérieux. Elle montre que l’économie classique ne nous fait faire que des bêtises. Forte résistance au changement en perspective. Car l’économiste domine notre société. Et il le doit à des modèles mathématiques qui répondent à la demande des « journalistes et des politiciens (qui cherchent) des arguments forts et des réponses claires ». Modèles qui lui ont fait croire qu’il possédait une science exacte et lui ont donné un sentiment de « supériorité ».
Les Etats installent des cellules d’innovation et se mettent à expérimenter. La NASA essaie de relancer un semblant de conquête spatiale. Mais ses fusées sont conçues par le Sénat, pour satisfaire des lobbys, et coûtent 20 fois plus que ce que fait le privé. Pas d’efficacité sans un combat qui concentre les esprits. Mais où sont les Soviets d’antan ? 
Expérience rayons cosmiques. Elle pourrait permettre de voir d’où ils viennent, et de comprendre le fonctionnement des trous noirs ! Les animaux ont une culture ! (Mais pas les hommes, si l’on en croit les néoconservateur et les économistes…)

Le monopole c’est bien !

On nous a changé The Economist ? Alors qu’il veut toujours plus de « compétitivité » pour les Etats, quand il s’agit de Google, il se rappelle les paroles des grands auteurs classiques : ils ont dit que la concurrence tuait l’innovation. « La concurrence (dit Peter Thiel) explique l’échec, pas le succès ; le succès vient de la fourniture d’un produit sans équivalent, et tend donc naturellement à créer un monopole ». Certes Google, Amazon et les autres affirment ouvertement qu’ils veulent conquérir le monde. Mais ce n’est pas grave, parce que la nature d’Internet est le monopole, que le désirer rend créatif, et qu’aucun monopole ne tient, surtout chez Internet. (La conclusion de l’article semble, toutefois, émettre un doute et rappelle que la démocratie c’est, par nature, le refus des rois, une autre forme de mmonopole.)
L’armée française est devenue la meilleure amie de l’américaine. Sauf en Europe, où la France ne compte pas. La Russie divise l’Allemagnequi retrouve ses divisions de la guerre froide. La droite est pro occidentale, la gauche pour l’Ostpolitik. Souk ukrainien. Les oligarques se disputent le pouvoir. La volonté de l’Ouest de faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN ne fait qu’envenimer ses relations avec la Russie. En Angleterre, la croissance est repartie, mais elle crée des salariés pauvres, qui ne paient pas d’impôts. La situation financière de l’Etat n’est pas meilleure que celle de la France. L’Angleterre ne veut plus que sa sécurité sociale profite aux immigrés. Ce qui pourrait se retourner contre elle : elle a expédié deux millions de vieux dans des pays tels que l’Espagne et la France, où ils profitent de la sécurité sociale locale. Ils sont aussi nombreux, mais ils coûtent beaucoup plus cher aux Etats que les jeunes immigrés.
Comment 21md€ deviennent 315. M.Junker annonce un plan de relance, tour de passe-passe.
USA. Ferguson ou le drame des bas fonds de l’Amérique ? Une police blanche, mal formée et mal payée, affronte une population noire déclassée, dans un monde surarmé. Et cette abjecte pauvreté est rançonnée ! « Un rapport (…) a trouvé que la cour municipale de Ferguson – une ville de 21.135 personnes – a produit 32.975 mandats d’arrêt l’année dernière, principalement pour infraction au code de la route. Ces amendes étaient la seconde plus importante source de revenus d’une ville dont le budget est de 20m$. » L’économie américaine est en plein boom : « le commerce représente une petite part de l’économie américaine, et les autres malheurs du monde, en fait, aident le pays, en faisant baisser les taux d’intérêt et le prix du pétrole ».
Aviation. Le low cost s’en prend au marché des longs courriers. C’est une histoire de moteurs. Ils consomment de moins en moins, ce qui permet de baisser les prix et réduit l’avantage des transporteurs traditionnels. Ce qui leur donnerait encore un peu de répit serait l’incapacité de Boeing et Airbus de livrer assez vite de nouveaux appareils. La politique de subvention aux énergies propres a eu le même effet désastreux au Japon qu’en Allemagne. Et les fabricants de médicaments manipulent les chiffres pour montrer que leur mise au point leur coûte cher. Les producteurs de spiritueux investissent l’argent qu’ils gagnent à l’Ouest dans le trou sans fond des marchés émergents.
La mission principale des conseils d’administration est de s’assurer que le top management de l’entreprise est compétent. Pour cela, il faut, surtout, repérer et faire grandir des talents en leur confiant des projets et des responsabilités où ils vont s’affirmer.
Le fonds Franklin Templeton gère 190md$ de dettes d’Etat. C’est extrêmement rentable, car les lois de l’économie ne s’appliquent pas à ce type de dettes. Paie des banquiers. On essaie de trouver une formule de bonus qui les rende vertueux. Dernière idée : des obligations à très long terme. L’Europe, elle, a limité la proportion du bonus dans la paie. Ce qui a forcé les banques à augmenter les salaires fixes des banquiers. Ce qui est coûteux, et pourrait les amener à réduire les dits salaires…
Cryptage de données. Les données Internet sont plus cryptées qu’on ne le croit. Ce que regrettent les services d’espionnage. Cela pourrait protéger, mieux qu’aujourd’hui, le commun des mortels, mais pas ceux qui font l’objet d’une surveillance particulière.