Pauvre Arménie ?

L’Occident a dominé le monde, ses intellectuels se sont répandus en belles paroles. Ils avaient la possibilité de faire de la planète un endroit gouverné par la raison. Mais ils sont passés à côté de leur destin. La loi du plus fort devient universelle. Et on n’entend plus parler de « care », curieusement. Voilà ce que l’on pourrait se dire lorsqu’il est question d’Arménie (Affaires étrangères de France culture, la semaine dernière).

Il ne fait pas bon être arménien. L’Arzerbaïdjan est gorgé de l’argent du pétrole, grâce à la guerre en Ukraine. Elle a de son côté, la Russie et la Turquie, et de surcroît Israël. Les Occidentaux n’osent plus rien faire.

Mais, voilà, dans ce monde curieux. Il y a tout de même un équilibre. Car les Iraniens, n’ont aucun intérêt à ce que le conflit ait une issue trop favorable à leur ennemi israélien. Et l’affaiblissement de la Russie pourrait amener l’Arménie à se rapprocher, tout de même, des Occidentaux. Monde complexe. Des dangers d’une morale à courte vue.

Stuxnet

Le virus informatique Stuxnet a l’intéressante caractéristique de jouer sur 4 failles de Windows pour ensuite pouvoir s’en prendre à un logiciel de Siemens, utilisé pour superviser les processus d’une centrale nucléaire. Il est particulièrement présent en Iran, mais aussi en Indonésie, en Inde, en Azerbaïdjan, et même aux USA.
Alors, doit-on se passer d’Internet et des logiciels du marché, pour certains systèmes critiques ? Ne serait-il pas justifié de développer des logiciels spécifiques, comme on le faisait jadis ? J’imagine que l’on me répondra non, ça coûterait trop cher. Oui, mais quel est le prix d’un accident nucléaire ou de l’arrêt de l’approvisionnement en énergie d’un pays ?
Compléments :
  • C’est curieux mais toutes les innovations semblent avoir un coût caché. Parfois monstrueux. Leur attrait vient de ce que nous ne le voyons pas. 
  • Hervé Kabla, sur le même sujet.