Je découvre l’avion électrique. Beaucoup de start up se sont lancées. Et certaines ont déjà réussi de grosses levées de fonds.
L’avion électrique a de grands intérêts. Paradoxalement, il pourrait être moins cher que le TGV, pour les lignes intérieures – actuellement il aurait environ 500km d’autonomie. Avec l’avantage de pouvoir se poser sur n’importe quel aérodrome près de chez vous, y compris en tout terrain, et en hydravion. Ce qui, même si on se limite au conventionnel, multiplierait par 10 le nombre d’aérodromes utilisables par ce type d’appareils aux USA.
Il y aurait plusieurs segments. L’aviation d’affaire et les lignes intérieures, donc, et le taxi aérien. Peut-être aussi y a-t-il des applications militaires. Et on est proche des drones. D’ailleurs, il semble plus facile de mettre au point un avion autonome qu’une voiture.
Intelligemment, à mon avis, Stellantis a investi dans une de ces start-up taxis. Stellantis fabriquera le taxi, et la société le fera voler.
L’aviation électrique est aussi un enfant de notre temps. Il faut beaucoup d’argent et d’années pour mettre au point un prototype, le faire certifier et le vendre. Mais ce n’est rien pour Airbus. Pourquoi Airbus ne travaille pas sur ce sujet ? Parce que ce n’est plus à la mode. Aujourd’hui innovation = start up.
Le monde a changé. Les USA, en particulier, on distribué beaucoup d’argent à certains de leurs citoyens, en leur donnant, implicitement, la mission de l’investir dans la nouveauté. La France doit apprendre à jouer à ce jeu. En se rappelant que ce sont les meilleurs canassons, qui ont les plus gros handicaps… L’espoir fait vivre.
(Détail amusant : on peut imaginer que ces start ups finiront par être achetées par les constructeurs. Ils auront payé des milliards, ce qu’ils auraient pu développer, chez eux, pour quelques dizaines de millions d’euros. Seulement, pour cela, il aurait fallu avoir des compétences qu’ils ont perdues ?)